﴾ Save as a mercy from Us and an enjoyment for a while. ﴿
"Save" is an exception from the preceding negation of rescuer and deliverance: there is no deliverer for them "save as a mercy from Us." So deliverance comes by a mercy that overtakes them, not by their own device nor by the soundness of their ship. Raḥma (root r-ḥ-m) denotes a tenderness that entails benefaction and the warding-off of harm; its origin is the womb (raḥim) that shelters and protects. The indefiniteness of "a mercy" and its attribution "from Us" show it to be sheer favour originating from Him, with no desert of theirs in it. So every deliverance upon the water is nothing but a mercy that holds; otherwise, drowning is what their being left to themselves would require.
"And an enjoyment for a while": to the mercy He joined its term as it concerns them, "an enjoyment." Matāʿ (root m-t-ʿ) is what is benefited from for a time and then passes, as opposed to what abides. In "for a while", ḥīn (root ḥ-y-n) is an indefinite time bounded by a term that ends. So the deliverance by which He showed them mercy is a temporary respite ending at a term, and it is not everlasting. It is as though the verse returns them to the sura's opening and its aim: We delivered them that they might benefit for a while and then be brought present, not that they might abide (verse 32). So the carriage and the deliverance are both joined to the greatest end: every enjoyment is for a while, and the terminus is to Him, not to this world.
"Save" is an exception from what preceded: there is no deliverer for them "save as a mercy from Us." So deliverance comes by a mercy that overtakes them, not by their device; raḥma (r-ḥ-m) is a tenderness that wards off harm, its origin the sheltering womb (raḥim), and its indefiniteness together with its attribution "from Us" make it sheer favour with no desert of theirs. Then comes "and an enjoyment for a while": matāʿ (m-t-ʿ) is what is benefited from for a time and then passes, and ḥīn (ḥ-y-n) is time bounded by a term. So the deliverance is a temporary respite and not everlasting, which returns to the sura's aim: they were delivered to benefit for a while and then be brought present, not to abide, so every enjoyment is for a while, and the terminus is to Him, not to this world.
﴾ Sinon par une miséricorde de Notre part et une jouissance pour un temps. ﴿
« Sinon » est une exception à la négation antérieure du secoureur et du salut : nul sauveur pour eux « sinon par une miséricorde de Notre part ». Le salut n'est donc ni par leur stratagème ni par la solidité de leur navire, mais par une miséricorde qui les rattrape. La raḥma (racine r-ḥ-m) est une tendresse qui entraîne le bienfait et l'écart du mal, son origine étant la matrice (raḥim) qui abrite et protège. L'indétermination de « une miséricorde » et son attribution « de Notre part » la montrent pure faveur émanant de Lui, sans nul mérite de leur part. Tout salut sur l'eau n'est donc qu'une miséricorde qui retient, sinon la noyade est ce que leur abandon à eux-mêmes exigerait.
« Et une jouissance pour un temps » : Il joignit à la miséricorde son terme à leur égard, « une jouissance ». Le matāʿ (racine m-t-ʿ) est ce dont on profite un temps puis qui passe, non ce qui demeure. « Pour un temps » : le ḥīn (racine ḥ-y-n) est le temps indéterminé borné par un terme qui finit. Le salut par lequel Il leur fit miséricorde n'est donc nulle pérennité mais un répit temporaire qui finit à un terme. C'est comme si le verset les ramenait à l'ouverture de la sourate et à son but : Nous les avons sauvés non pour qu'ils demeurent mais pour qu'ils profitent un temps puis soient amenés présents (verset 32). Le port et le salut sont donc tous deux joints à la plus grande fin : que toute jouissance est pour un temps, et que le terme est vers Lui, non vers ce monde.
« Sinon » est une exception à ce qui précède : nul sauveur pour eux « sinon par une miséricorde de Notre part ». Le salut n'est donc pas par leur stratagème mais par une miséricorde qui les rattrape ; la raḥma (r-ḥ-m) est une tendresse qui écarte le mal, son origine étant la matrice (raḥim) qui protège, et son indétermination et son attribution « de Notre part » en font une pure faveur sans nul mérite de leur part. Puis « et une jouissance pour un temps » : le matāʿ (m-t-ʿ) est ce dont on profite un temps puis qui passe, et le ḥīn (ḥ-y-n) est le temps borné par un terme. Le salut est donc un répit temporaire et nulle pérennité, qui ramène au but de la sourate : ils furent sauvés non pour demeurer mais pour profiter un temps puis être amenés présents, car toute jouissance est pour un temps, et le terme est vers Lui, non vers ce monde.