﴾ They said: We take you as an ill omen; if you do not stop, we will stone you, and a painful punishment from us will touch you. ﴿
They moved from denying the message to charging its bearers with bringing ill fortune: "We take you as an ill omen." Taṭayyur (root ṭ-y-r) is the expectation of evil and its attachment to some outward thing, drawn from the driving-off of birds and the fair and foul omens read in their flight. So they made the coming of those who conveyed the cause of the harm that had befallen them, and ascribed to the message what belonged to their own doing. This is a shifting of liability: instead of looking into themselves, they hung their misery upon the one who had come to them.
When argument could no longer turn back the clear conveying, they moved to force: "if you do not stop, we will stone you." Intihāʾ (root n-h-y) is desisting from a thing by reaching its utmost limit, so what they demanded was that the sent ones cease from conveying. Rajm (root r-j-m) is pelting with stones, and it carries the sense of driving away and of killing together. They then raised the threat further with a touch from which there is no escape: "and a painful punishment from us will touch you." When an answer failed them they fell back on intimidation, which is the way of one who has no argument: he puts threat in the place of disputation, and the silencing of the speaker in the place of looking into what he says.
The people move from denial to two things: the ascribing of ill fortune, and after it the threat. In "We take you as an ill omen" (ṭ-y-r) they hung their own harm upon those who had come to them, turning the liability away from themselves and onto the one who conveys. Then, when argument no longer availed, they fell back on force: "if you do not stop" (n-h-y, to desist by reaching the limit), "we will stone you" (r-j-m, pelting with stones, which carries expulsion and killing), and they added "a painful punishment." When an answer failed them they put threat in the place of disputation and the silencing of the speaker in the place of looking into what he says, which is the way of one whose argument has run out.
﴾ Ils dirent : Nous voyons en vous un mauvais présage ; si vous ne cessez, nous vous lapiderons et un châtiment douloureux de notre part vous touchera. ﴿
Ils passèrent de la négation du message à l'accusation portée contre ses porteurs de leur attirer le malheur : « Nous voyons en vous un mauvais présage ». Taṭayyur (racine ṭ-y-r) c'est attendre le mal et le suspendre à une chose extérieure, tiré de l'action de chasser les oiseaux et des présages, heureux ou funestes, lus dans leur vol. Ils firent ainsi de la venue de ceux qui transmettaient la cause du tort qui les frappait, et imputèrent au message ce qui relevait de leur propre fait. C'est un transfert de responsabilité : au lieu de regarder en eux-mêmes, ils suspendirent leur misère à celui qui était venu vers eux.
Quand l'argument ne servit plus à repousser la transmission claire, ils passèrent à la force : « si vous ne cessez, nous vous lapiderons ». Intihāʾ (racine n-h-y) c'est se désister d'une chose en atteignant sa limite extrême ; ce qu'ils exigeaient était donc l'arrêt de la transmission. Rajm (racine r-j-m) c'est le jet de pierres, et il porte ensemble le sens du bannissement et celui de la mise à mort. Puis ils haussèrent la menace d'un contact dont on ne réchappe pas : « et un châtiment douloureux de notre part vous touchera ». Quand une réponse leur fit défaut, ils se rabattirent sur l'effroi, et telle est la voie de qui n'a nul argument : il met la menace à la place de la dispute, et le bâillonnement de celui qui parle à la place de l'examen de sa parole.
Le peuple passe de la négation à deux gestes : l'imputation du malheur, puis la menace. « Nous voyons en vous un mauvais présage » (ṭ-y-r) : ils suspendirent leur propre tort à ceux qui étaient venus vers eux, détournant la responsabilité d'eux-mêmes vers celui qui transmet. Puis, l'argument n'ayant plus servi, ils se rabattirent sur la force : « si vous ne cessez » (n-h-y, se désister en atteignant la limite), « nous vous lapiderons » (r-j-m, le jet de pierres, où il y a bannissement et mise à mort), et ils ajoutèrent « un châtiment douloureux ». Quand une réponse leur fit défaut, ils mirent la menace à la place de la dispute et le bâillonnement de celui qui parle à la place de l'examen de sa parole : la voie de qui a épuisé son argument.