﴾ A sending-down of the Mighty, the Merciful. ﴿
"Sending-down" (tanzīl) is a verbal noun of the tafʿīl pattern from n-z-l, a descent that stays joined to its source. Descent in its letters is a concentrated passage that attaches to a place and extends to it: a purposed arrival from above to a particular spot, not a random fall. The tafʿīl form conveys gradualness and repetition; the Qur'an came down in stages, successively, not all at once. The word describes the Qur'an sworn by as a "sending-down", that is, always joined to the One who sent it down and never severed from Him when it reaches the earth.
The opening closes with two facing names of the source, a might that does not subdue and a mercy that does not weaken. "The Mighty" (al-ʿAzīz, root ʿ-z-z) is the impregnable whose side cannot be reached and who is not overcome, a firmness that repels whoever would assail it. "The Merciful" (al-Raḥīm, root r-ḥ-m) is the one of reaching mercy, from a raḥim (womb) that contains and tends. Their pairing calibrates the image of the source as might without cruelty and mercy without weakness. The sending-down issues from a power that is not overcome, so it cannot be turned back, and from a mercy that does not run out, so no seeker is denied it; whoever sent down the Qur'an with these two attributes sent it down as one who strengthens without crushing, one who shows mercy without being lax.
This verse closes the sura's opening with a description of the source of the Qur'an. "Sending-down" (n-z-l) on the tafʿīl pattern is a purposed, gradual descent from above to a determined place, one that remains joined to the One who sends it down and is not severed from Him. Then come two facing names: "the Mighty" (ʿ-z-z), the impregnable who is not overcome and whose flank is not assailed, and "the Merciful" (r-ḥ-m), the one of a reaching mercy that contains. Their coming together calibrates the image of the source as a power that does not subdue and a mercy that does not weaken. So the firmly decided Qur'an sworn by (verse 2), carried by a messenger upon a path that stands straight (verses 3 and 4), issues from a might that forbids its being turned back and from a mercy that holds its door open. With this the web of the opening is complete: a mighty and merciful source that sends down, a firmly decided text that settles, and a messenger sent upon a plain road who conveys.
﴾ Une descente du Puissant, du Miséricordieux. ﴿
« Descente » (tanzīl) est un nom verbal du schème tafʿīl de n-z-l, une descente qui reste reliée à sa source. La descente, dans ses lettres, est un passage concentré qui s'attache à un lieu et s'y étend : non une chute aléatoire mais une arrivée voulue, d'en haut vers un point précis. Le schème tafʿīl dit la progressivité et la répétition : le Coran est descendu par étapes, successivement, non d'un seul coup. Le mot décrit le Coran par lequel on a juré : il est une « descente », c'est-à-dire toujours reliée à Celui qui l'a fait descendre, jamais coupée de Lui quand elle atteint la terre.
L'ouverture se ferme sur deux noms qui se font face, une puissance qui ne soumet pas et une miséricorde qui ne faiblit pas. « Le Puissant » (al-ʿAzīz, racine ʿ-z-z) est l'inaccessible dont on n'atteint pas le flanc et qu'on ne vainc pas, une fermeté qui repousse quiconque l'assaillerait. « Le Miséricordieux » (al-Raḥīm, racine r-ḥ-m) est celui de la miséricorde qui atteint, d'un raḥim (matrice) qui contient et prend soin. Leur appariement calibre l'image de la source : puissance sans cruauté, miséricorde sans faiblesse. La descente provient d'une puissance qu'on ne vainc pas, elle ne peut donc être repoussée, et d'une miséricorde qui ne s'épuise pas, nul demandeur n'en est privé. Qui a fait descendre le Coran avec ces deux attributs l'a fait descendre en fortifiant et non en écrasant, en faisant miséricorde et non en relâchant.
Ce verset ferme l'ouverture de la sourate en décrivant la source du Coran. « Descente » (n-z-l) au schème tafʿīl est une descente voulue et graduée, d'en haut vers un point déterminé, qui demeure reliée à Celui qui la fait descendre et n'en est pas coupée. Puis deux noms qui se font face : « le Puissant » (ʿ-z-z), l'inexpugnable qu'on ne vainc pas et dont on n'atteint pas le flanc, et « le Miséricordieux » (r-ḥ-m), celui d'une miséricorde qui atteint et qui contient. Leur réunion règle l'image de la source : une puissance qui ne soumet pas, une miséricorde qui ne faiblit pas. Ainsi le Coran ferme et décidé par lequel on a juré (verset 2), porté par un envoyé sur une voie qui tient droite (versets 3 et 4), provient d'une puissance qui interdit qu'on le repousse et d'une miséricorde qui en tient la porte ouverte. Le réseau de l'ouverture est dès lors complet : une source puissante et miséricordieuse qui fait descendre, un texte ferme qui s'établit, et un envoyé sur une route manifeste qui transmet.