﴾ The loosing of a neck, the freeing of one held bound. ﴿
Fakk is an undoing of what was tied and made fast. Its root, f-k-k, turns on separating what had knit together and releasing what was bound tight. One says fakka al-ʿuqda of a knot undone after being pulled fast, fakka al-rahn of a pledge redeemed from where it was held, and infakka al-shayʾ of a thing whose fit comes apart, its pieces standing away from one another. So fakk is the freeing of what was gripped and held, until it is loose again, rather than a mere opening.
The word comes as a bare verbal noun, fakk, not as a verb assigned to a particular doer. What is required is the act itself, the undoing of a bond wherever one is found. This links the verse to the one before it: the question was "what the steep ascent is," and the answer comes as a deed by which the ascent is stormed, not as a description to be contemplated. The first means by which the rising road is stormed is the undoing of something tied fast.
Raqaba is a neck through which a whole person is named. Its root, r-q-b, turns on watching and on holding from the side of the neck. The raqīb is the one who keeps watch without lapsing; ruqūb is waiting and lying in wait; and the raqaba is the neck, the place by which one held bound is gripped and led. So "a neck" is said, and the whole person held bound is meant by it.
So fakk placed beside raqaba draws a scene: a gripped neck whose grip is undone, a person who was led now released to walk on his own feet. The verse chooses to name the one set free by the part of him most bowed to the bond, "a neck," so that the release falls on the very place of his captivity.
The previous verse asked about the steep ascent, and the first answer comes as a deed that storms it: "the loosing of a neck." The root f-k-k denotes the undoing of what was tied and made fast until it is free again, and the word comes as a bare verbal noun, so that what is required is the act wherever it is found. The root r-q-b denotes a holding from the side of the neck, and "a neck" stands for the whole person held bound, led by the neck. So the verse makes the first storming of the rising road the undoing of what was gripped and the release of one who was led, a freeing that falls on the very place of captivity.
﴾ Délier une nuque, libérer un être tenu captif. ﴿
Fakk est le dénouement de ce qui a été serré et assuré. Sa racine, f-k-k, tourne autour du fait de séparer ce qui s'était joint et de défaire ce qui était lié serré. On dit fakka al-ʿuqda quand on défait un nœud après l'avoir serré, fakka al-rahn quand on dégage un gage de là où il était retenu, et infakka al-shayʾ quand l'ajustement d'une chose se défait et que ses parties se séparent l'une de l'autre. Le fakk n'est donc pas une simple ouverture ; c'est la délivrance de ce qui était saisi et tenu, jusqu'à ce qu'il redevienne libre.
Le mot vient comme un nom verbal nu, fakk, non comme un verbe attribué à un auteur déterminé. Ce qui est demandé, c'est l'acte lui-même, défaire l'entrave où qu'elle se trouve. Cela relie le verset à celui qui le précède : la question portait sur « ce qu'est la côte escarpée », et la réponse vient comme un acte par lequel on la prend d'assaut, non comme une description que l'on contemple. La première chose par laquelle on prend d'assaut la route qui monte, c'est qu'un lien serré soit défait.
Raqaba est une nuque par laquelle on nomme un être entier. Sa racine, r-q-b, tourne autour de la surveillance et de la prise par le côté du cou. Le raqīb est celui qui guette et ne s'assoupit pas ; le ruqūb est attente et guet ; et la raqaba est la nuque, le lieu par lequel celui qui est tenu captif est saisi et mené. On dit ainsi « une nuque », et c'est l'être entier tenu captif qui est désigné.
Joindre fakk à raqaba trace donc une image : une nuque saisie dont la prise se défait, un être qui était mené, relâché pour marcher sur ses propres pieds. Le verset choisit de nommer celui qui est libéré par ce qu'il a de plus ployé sous le lien, « une nuque », pour que la délivrance tombe sur le lieu même où il était tenu.
Le verset précédent a interrogé sur la côte escarpée, et sa première réponse vient comme un acte qui la prend d'assaut : « délier une nuque ». La racine f-k-k est le dénouement de ce qui a été serré et assuré jusqu'à ce qu'il redevienne libre, et le mot vient comme un nom verbal nu, pour que ce qui est demandé soit l'acte où qu'il se trouve. La racine r-q-b est une prise par le côté du cou, et l'on dit « une nuque » pour l'être entier tenu captif, mené par sa nuque. Ainsi le verset fait de la première prise d'assaut de la route qui monte le dénouement de ce qui était saisi et le relâchement de celui qui était mené, une délivrance qui tombe sur le lieu même où il était tenu.