﴾ And every human being, We have fastened his own flier onto him, in his neck; and on the Day of Standing We bring out for him a writing he meets spread open. ﴿
Kulla, "every," stands in the accusative before its verb, and a pronoun in alzamnāhu then returns to it. This fronting lays the weight on what is put first: the verse begins with the human being and then says something about him. Insān, "human being," is indefinite after kull, so the count runs over ones taken one by one, not over a mass. The verse does not say "people" here, where the faces would blur together.
"We have fastened," alzamnā, is from l-z-m, a pressed adhesion, held in, that does not come loose. The form is afʿala, so the fastening comes from other than the one fastened. The human being did not tie it, nor is he the one able to untie it. What he was fastened with is his own, "his own flier," joined to him, and nothing foreign to him.
The flier, ṭāʾir, is joined to its owner, and an entry has been written for it in the glossary, to which the reader can turn. What this verse says of it amounts to two things with no third: that it is his, and that it was fastened onto him in one particular place.
The particle is exact: "in his neck," not "on his neck." What is on a neck is put there and lifted off, while what is in it has entered the place itself. The neck, ʿunuq, is from ʿ-n-q, a grip knotted in the depth, in which the passage is held narrow. It is the narrowest part of the body's frame, and nothing crosses up to the head or comes down from it except through it. So what was fastened was set where everything passes, not where a thing is hung up and taken off.
The verb moves from the past to the present: "We have fastened" is complete, and "We bring out" is still to come. The tying is finished, and the bringing out has its appointed time, on a day the verse calls by its name.
"For him" is a lām, not "against him": the writing is brought out for its owner, and he is the one the bringing out is meant for. Then comes "he meets," and meeting requires two sides that face each other; a facing takes place between him and it, and it is not read out to him, and he is not told of it. Then comes "spread open," manshūr, and spreading is from n-sh-r, the coming out of what was folded, from its inside into lying flat and spreading wide.
Here the verse knots itself onto itself. Its beginning is narrow and drawn tight, a fastening that is not undone in the narrowest passage in the body; its end is wide and laid flat, a page that is not folded up. What clung to the neck in a knot comes out on that day spread open.
The verse begins with one by one, not with a mass: "every human being," put first, with its pronoun returning to it. There follows a fastening that comes from other than the one fastened, of a thing that is his own, in the narrowest place in him and the passage of everything that goes up and comes down. The particle is "in," not "on," so what was set there was not hung up to be taken off. Then time and size turn over: a present verb brings out a writing for its owner, there is a meeting between two rather than a message delivered by a third, and a page is spread open, not folded. So the verse ties in the narrowest place in order to spread out on the widest day, and what was knotted in the neck is spread open only once.
﴾ Et tout être humain, Nous lui avons attaché son propre envol, dans son cou ; et au Jour de la Résurrection Nous faisons sortir pour lui un écrit qu'il rencontre déployé. ﴿
Kulla, « tout », est à l'accusatif avant son verbe, puis un pronom, dans alzamnāhu, revient vers lui. Cette antéposition fait porter le poids sur ce qui est placé en tête : on commence par l'être humain, puis on dit de lui quelque chose. Et insān, « être humain », est indéfini après kull, si bien que le compte court sur les unités prises une à une, non sur une masse. Il n'est pas dit ici « les gens », où les visages se confondraient.
Et « Nous avons attaché », alzamnā, vient de l-z-m : une adhérence pressée, tenue, qui ne se défait pas. La forme est afʿala, si bien que l'attache vient d'autre que celui qu'on attache. Ce n'est pas l'être humain qui a noué, et ce n'est pas lui qui peut dénouer. Ce qui lui a été attaché ne lui est pas étranger : c'est « son propre envol », rattaché à lui.
L'envol, ṭāʾir, est rattaché à son possesseur, et une notice lui a été écrite au glossaire, à laquelle on peut se reporter. Ce que ce verset en dit tient en deux choses, sans troisième : qu'il est à lui, et qu'il lui a été attaché en un lieu précis.
Arrête-toi à la particule : « dans son cou », non « sur son cou ». Ce qui est sur le cou se pose et se retire ; ce qui est dedans est entré dans le lieu même. Le cou, ʿunuq, vient de ʿ-n-q : une prise nouée dans la profondeur, où le passage est tenu étroit. C'est la partie la plus resserrée de la stature, et rien ne monte vers la tête ni n'en descend sinon par là. Ce qui a été attaché a donc été placé là où tout passe, non là où l'on suspend une chose pour la retirer.
Le verbe passe de l'accompli au présent : « Nous avons attaché » est achevé, « Nous faisons sortir » est à venir. Le lien est chose faite, et la sortie a son rendez-vous en un jour que le verset appelle par son nom.
Et « pour lui » est un lām, non « contre lui ». L'écrit est sorti pour son propriétaire ; c'est lui que vise la sortie. Puis « qu'il rencontre », et la rencontre exige deux côtés qui se font face : on ne le lui lit pas, on ne l'en informe pas ; un face-à-face a lieu entre lui et l'écrit. Puis « déployé », manshūr, et le déploiement vient de n-sh-r : la sortie de ce qui était plié, depuis son dedans vers l'étalement et l'extension.
Ici le verset se noue sur lui-même. Son début est étroit et serré : une attache qui ne se défait pas, dans le passage le plus étroit du corps. Sa fin est large et étalée : une page qui ne se replie pas. Ce qui tenait au cou, noué, sort ce jour-là déployé.
Un verset qui commence par chacun, un à un, et non par une masse : « tout être humain », placé en tête, et son pronom qui revient vers lui. Puis une attache venue d'autre que celui qu'on attache, d'une chose qui est à lui, en un lieu qui est le plus étroit en lui et le passage de tout ce qui monte et descend. Et « dans », non « sur » : ce qui a été placé n'a pas été suspendu pour être retiré. Puis le temps et la mesure se retournent : un verbe au présent qui fait sortir pour son propriétaire un écrit, une rencontre entre deux et non une annonce faite par un tiers, et une page déployée, non repliée. Le verset lie donc au lieu le plus étroit pour étaler au jour le plus large. Ce qui a été noué au cou n'est déployé qu'une seule fois.