﴾ And by the day that has been promised. ﴿
In the tongue, al-yawm, "the day," is not a figure on a calendar, but a span of time in which an act or a coming into view gathers. That is why "day" is said of a long moment or a short one according to what that span carries. The day is the scene at the instant time thickens enough for its trace to be seen.
Here the day is not vague. The definite article has entered upon it, and then "that has been promised" has qualified it. The day is known now by its promise and not by its length. What makes it a day is not the number of its hours, but that it is the place where time discharges what it was charged with.
The promise, from w-ʿ-d, is a joining that clings to the interior and then holds fast toward what is coming. It does not make the event only at the moment of its falling; it binds the heart to it before it falls. So the promise already weighs before what it promises appears.
The form "that has been promised" sets the day on the side of the object: it is not the one that promises, it is the thing promised. The day itself is carried in a word prior to it. So when it comes, it does not come as a stranger; it comes as a debt returns to the one it is owed to.
The order of the two oaths is exact. The first lifts the eye toward a height furnished with towers. The second lifts time toward an appointment that is not lost. Between the two the scene takes shape: the place is not empty, and time is not a liquid without banks.
Then comes the next verse: "And by a witness, and by what is witnessed." Once the place carries marks and time carries an appointment, testimony must stand. A promise is not left without an eye.
"The day," from y-w-m, is not a figure on a calendar, but a span of time in which a coming into view or an act gathers. What raises this day to the rank of an oath is its qualifier "that has been promised," a passive participle from w-ʿ-d: the day itself was promised, which is to say that it is carried in a word prior to it before ever arriving. Just as the heaven in the first verse was not an emptiness but a holder of towers, time here is not a vague liquid: it is knotted to a pledge. "And by the day that has been promised" establishes that the outcome has a promise running ahead of it, as the debt precedes the one to whom it returns. That day has not yet come in the senses, but it is present in the established word. So the second oath tightens time as the first tightened place: no emptiness in the height, no wandering in the march. And it is from the place of this promise that all the verses to come grow.
﴾ Et par le jour qui a été promis. ﴿
Dans la langue, al-yawm, « le jour », n'est pas un chiffre sur un calendrier, mais un espace de temps où se rassemble un acte ou une venue au visible. C'est pourquoi l'on dit « jour » d'un moment long ou court selon ce que cet espace porte. Le jour est la scène, à l'instant où le temps s'épaissit assez pour que sa trace se voie.
Ici le jour n'est pas vague. L'article défini est entré sur lui, puis « qui a été promis » l'a qualifié. Le jour se connaît désormais par sa promesse et non par sa longueur. Ce qui en fait un jour n'est pas le nombre de ses heures, mais qu'il soit le lieu où le temps acquitte ce dont il a été chargé.
La promesse, de w-ʿ-d, est une liaison qui adhère au-dedans puis se fixe vers ce qui vient. Elle ne fabrique pas l'événement au seul moment de sa chute ; elle y attache le cœur avant qu'il ne tombe. Aussi la promesse pèse-t-elle déjà avant que ne paraisse ce dont elle est la promesse.
La forme « qui a été promis » range le jour du côté de l'objet : il n'est pas celui qui promet, il est ce dont la promesse a été faite. Le jour lui-même se trouve porté dans une parole antérieure à lui. Aussi, lorsqu'il vient, il ne vient pas en étranger ; il vient comme la dette revient à celui à qui elle est due.
L'ordre des deux serments est exact. Le premier lève l'œil vers une hauteur pourvue de tours. Le second lève le temps vers un rendez-vous qui ne se perd pas. Entre les deux la scène se forme : le lieu n'est pas vide, et le temps n'est pas un liquide sans rives.
Puis vient le verset suivant : « Et par un témoin, et par ce qui est témoigné ». Dès lors que le lieu porte des marques et que le temps porte un rendez-vous, il faut bien que le témoignage se dresse. Une promesse n'est pas laissée sans œil.
« Le jour », de y-w-m, n'est pas un chiffre sur un calendrier, mais un espace de temps où se rassemblent une venue au visible ou un acte. Ce qui hausse ce jour au rang du serment, c'est son qualificatif « qui a été promis », participe passif de w-ʿ-d : le jour lui-même a fait l'objet d'une promesse, c'est-à-dire qu'il se trouve porté dans une parole antérieure à lui avant même d'arriver. De même que le ciel, au premier verset, n'était pas un vide mais un porteur de tours, le temps n'est pas ici un liquide vague : il est noué à un engagement. « Et par le jour qui a été promis » établit que le sort a devant lui une promesse qui le devance, comme la dette précède celui à qui elle revient. Ce jour n'est pas encore venu dans le sensible, mais il est présent dans la parole établie. Ainsi le second serment resserre le temps comme le premier resserrait le lieu : nul vide dans la hauteur, nulle errance dans la marche. Et c'est du lieu de cette promesse que poussent tous les versets qui vont suivre.