﴾ Then upon Us, and Us alone, falls their reckoning. ﴿
Thumma ("then") is a particle that joins with a delay in rank, setting what follows after what came before rather than pressed up against it. Just before this verse came "to Us, and to Us alone, is their turning back": the return holds the first place, and then comes what is ordered upon it. What is meant is the ordering of two ranks, rather than the mere succession of two moments: first the coming back to the one quarter beside which there is nowhere else to come, then the reckoning that takes place in that quarter.
This delay carries calm and weight together, with no haste in the matter and no slipping free of it. The return comes to pass, and the reckoning after it comes to pass, each in its rank. Whoever ponders the close of the Surah finds thumma parting two halves bound to each other, so that neither is put before the other out of its place: they come back, then they are reckoned with.
The root ʿ-l-w turns on a height that rises level over what lies beneath it and so takes it in. The particle ʿalā derives from it and carries rising-over and the binding of whatever falls on the one it rests upon. When one says "upon Us is such-and-such," the meaning is that it is due and binding in this high quarter and does not pass beyond it to another. Placing ʿalaynā ("upon Us") before ḥisābahum ("their reckoning") narrows the charge and confines it: there is no reckoning except from this quarter.
So the verse lifts the whole matter to the one whose ruling none can revise. None reckons with them but Him, and no contender contends with Him over their reckoning. "Upon Us" here is a charge of power, not a charge of weakness: the one who rises over the creation is the one on whom it falls to set up justice among them, for He alone is able to count it in full.
The root ḥ-s-b turns on a counting that numbers and holds fast, so that nothing slips away from it. Ḥisāb is the numbering of things by their counts; ḥasaba a thing is to count it; the ḥasīb is the sufficient one whose counting suffices. So the reckoning is a full count that gathers what was scattered of the deed and sets it against what it is due, not a bare threat.
Tying the reckoning to them, in "their reckoning," makes it particular to each one by what he sent ahead, not a general and vague accounting. What they did is kept and counted; they come back to it and are set face to face with it. The one who took charge of the turning back is the one who takes charge of the count, so no deed is lost in the return and no weight is overlooked in the reckoning.
The Surah closes on an ordering with a delay in it: thumma sets the reckoning upon the turning back named just before, rank after rank, with no haste in it and no slipping free. "Upon Us" (ʿ-l-w) confines the charge to the high quarter alone: none reckons with them but Him, and no contender contends with Him over them, a charge of power and not of weakness. "Their reckoning" (ḥ-s-b) is a full count that gathers what was scattered of each one's deed and sets it against what it is due. So the verse settles it that the return is not left to lapse: an exact count follows it, in the hand of the one whose ruling none can revise.
﴾ Puis sur Nous, et sur Nous seul, incombe leur compte. ﴿
Thumma (« puis ») est une particule qui joint avec un délai dans le rang : elle place ce qui suit après ce qui précède, sans le coller à lui. Juste avant ce verset est venu « c'est vers Nous, vers Nous seul, qu'est leur retour » : le retour tient le premier rang, puis vient ce qui s'ordonne sur lui. Le propos n'est pas la simple succession de deux instants mais l'ordonnance de deux rangs : d'abord le retour vers le seul lieu hors duquel il n'est nul retour, puis le compte qui se déroule en ce lieu.
Ce délai porte à la fois le calme et le poids : nulle hâte dans l'affaire, et nul moyen d'y échapper. Le retour a lieu, et le compte après lui a lieu, chacun en son rang. Qui médite la clôture de la sourate trouve que thumma sépare deux moitiés liées l'une à l'autre, en sorte qu'aucune ne soit avancée avant l'autre hors de sa place : ils reviennent, puis ils rendent compte.
La racine ʿ-l-w tourne autour d'une hauteur qui s'élève au-dessus de ce qui est dessous et l'embrasse ainsi. La particule ʿalā en relève : elle porte l'élévation et l'attachement de ce qui tombe sur celui sur qui elle repose. Dire « sur Nous est telle chose », c'est dire qu'elle est due et contraignante en ce haut lieu, sans passer au-delà vers un autre. Placer ʿalaynā (« sur Nous ») avant ḥisābahum (« leur compte ») restreint la charge et la confine : il n'est de compte que depuis ce lieu.
Le verset élève ainsi l'affaire tout entière vers celui dont nul ne révise le jugement. Nul autre que Lui ne leur demande compte, et nul ne Lui dispute leur compte. Le « sur Nous » est ici la charge de la puissance, non celle de l'incapacité : celui qui s'élève au-dessus de la création est celui à qui il revient d'établir la justice parmi eux, car Lui seul peut en faire le compte entier.
La racine ḥ-s-b tourne autour d'un comptage qui dénombre et retient, en sorte que rien ne lui échappe. Le ḥisāb est le dénombrement des choses par leurs nombres ; ḥasaba une chose, c'est la compter ; le ḥasīb est le suffisant dont le compte suffit. Le compte n'est donc pas une simple menace, mais un dénombrement complet qui rassemble ce qui s'était dispersé de l'acte et le confronte à ce qu'il mérite.
Rattacher le compte à eux, « leur compte », le rend propre à chacun selon ce qu'il a avancé, non un règlement général et vague. Ce qu'ils ont fait est gardé et compté ; ils y reviennent et y sont confrontés. Celui qui a pris en charge le retour est celui qui prend en charge le dénombrement, en sorte qu'aucun acte ne se perde dans le retour et qu'aucun poids ne soit négligé dans le compte.
La sourate se clôt sur une ordonnance marquée d'un délai : thumma ordonne le compte sur le retour nommé juste avant, rang après rang, sans hâte et sans échappée. Et « sur Nous » (ʿ-l-w) confine la charge au seul haut lieu : nul autre que Lui ne leur demande compte et nul ne Lui dispute leur affaire, charge de puissance et non d'incapacité. Et « leur compte » (ḥ-s-b) est un dénombrement complet qui rassemble ce qui s'était dispersé de l'acte de chacun et le confronte à ce qu'il mérite. Le verset tranche ainsi que le retour n'est pas laissé en vain : un compte exact le suit, dans la main de celui dont nul ne révise le jugement.