﴾ Holder of the raised canopy, the Vast-in-amplitude. ﴿
The term ʿarsh, from ʿ-r-sh, denotes a raising up to a place of settling. Within the root the ʿayn grips from the depth, the rāʾ runs and repeats, and the shīn parcels out what lies under it and spreads it abroad. The ʿarsh is therefore what has been raised until what lies beneath it settles under it, inside its span; a trellised orchard, likewise, is one over which has been raised what shades it and closes round it.
"Holder of the raised canopy" names him the owner of the highest structure, the one by which the enclosing settles over what is beneath it; the phrase does not say that Allah is inside a bounded place. In the ninth verse the Surah described the heavens and the earth as entering into his dominion, and this quality now adds something further, joining to that flat-running dominion a dominion that settles from a height.
The word majd comes from m-j-d, in which the mīm gathers and makes things cling, the jīm gathers and pushes up out of the depth, and the dāl drives and fixes. The majd is therefore a gathering that rises out of the depth and sets firm in its trace. In the speech of the Arabs it denotes abundance, breadth and an honour well seated, neither put on nor laid claim to.
Al-Majīd describes Allah here in the place of the seal, after the Shielder and the Settled-in-affection and after the Holder of the raised canopy. The verse is saying that none of the qualities that came before issues from a narrowness or from a limit; all of them issue from a wide amplitude that fills what exists before it is ever counted.
Two qualities complete the chain of names that opened at the twelfth verse: "Holder of the raised canopy, the Vast-in-amplitude." Dhū establishes a holder and an owner, while al-ʿarsh, from ʿ-r-sh, is what is raised and spread until it encloses what is beneath it; in the speech of the Arabs, to trellis a vine is to raise over it what settles above it and shades it. The ʿarsh is therefore the raised enclosing in which the surround settles over what lies under it, not a bounded seat. The ninth verse said that the dominion of the heavens and the earth is his, and this verse brings the upright dimension, a dominion that settles from a height. Al-Majīd, from m-j-d, is then a gathering that rises out of the depth and sets firm in a weight and a breadth: the majīd is the one who fills his own space before any announcement of him is made, not the one who lays claim to honour. Out of this wide and raised amplitude issue the shielding, the affection, the seizure and the gardens, all of them together.
﴾ Détenteur du trône élevé, le Vaste-en-amplitude. ﴿
Le ʿarsh, de ʿ-r-sh, est une élévation jusqu'à un lieu d'assise. Le ʿayn saisit depuis la profondeur, le rāʾ court et se répète, le shīn répartit ce qui est dessous et le diffuse. Le ʿarsh est donc ce qui s'est élevé jusqu'à ce que ce qui est dessous s'égalise sous lui, dans son étendue. Et le jardin en treille est celui au-dessus duquel on a dressé ce qui l'ombrage et l'entoure.
« Détenteur du trône » ne dit donc pas qu'Allah est dans un lieu délimité ; cela dit qu'Il est le maître de la structure la plus haute, celle par laquelle l'enveloppement s'établit sur ce qui est dessous. Et après que la sourate a dit, au neuvième verset, que les cieux et la terre entrent dans Sa souveraineté, cette qualité vient ajouter : non une souveraineté seulement horizontale, mais une souveraineté qui s'établit depuis la hauteur.
Le majd, de m-j-d : le mīm rassemble et fait adhérer, le jīm rassemble et fait saillir depuis la profondeur, le dāl pousse et fixe. Le majd est donc un rassemblement qui surgit de la profondeur et se fixe dans sa trace. Et dans la langue des Arabes, c'est l'abondance, l'ampleur et l'honneur bien assis, ni affecté ni revendiqué.
Et al-Majīd qualifie Allah ici en position de clôture : après le Voilant et l'Établi-dans-la-tendresse, après le Détenteur du trône. Le verset dit comme ceci : rien de ce qui précède parmi les qualités ne sort d'une étroitesse ni d'une limite. Tout cela sort d'une gloire vaste qui remplit ce qui existe avant même d'être comptée.
Deux qualités achèvent la chaîne des noms ouverte au douzième verset : « Détenteur du trône élevé, le Vaste-en-amplitude. » Dhū établit un détenteur et un possesseur. Et al-ʿarsh, de ʿ-r-sh, est ce qui est élevé et se déploie jusqu'à envelopper ce qui est dessous ; dans la langue des Arabes, mettre la vigne en treille, c'est élever ce qui s'établit au-dessus d'elle et l'ombrage. Le ʿarsh n'est donc pas un siège délimité, mais l'enveloppement élevé où l'enceinte s'établit sur ce qui est dessous. Et après que le neuvième verset a dit que la souveraineté des cieux et de la terre Lui appartient, ce verset apporte la dimension verticale : une souveraineté qui s'établit depuis la hauteur. Puis al-Majīd, de m-j-d, est un rassemblement qui surgit de la profondeur et se fixe dans un poids et une ampleur : le majīd est celui qui remplit son espace avant qu'on l'annonce, non celui qui revendique l'honneur. Et de cette gloire vaste et élevée procèdent le pardon, l'affection, la saisie et les jardins tout ensemble.