﴾ in a garden lifted high, a covered place raised up. ﴿
Fī, "in," sets the thing described inside the place, not beside it. The faces at ease, named before, are accordingly "in" a garden: enclosed by it on every side, their rest settled inside what covers and keeps them. This preposition of containment prepares what follows it: the place wraps its people all around, so the ease is a vessel one enters rather than something one passes by.
Here fī is joined to what went before it, "Faces, on that day, at ease and softly aglow." The face is the outward side of the human being, and when the outward is at ease, this shows that the inward has come to rest in a place that holds it. The preposition therefore carries what is at ease from a state seen on the face to an abode that encloses the whole.
The root j-n-n turns on covering by interlacing and gathering in. The janīn, the unborn child, is covered in the belly and unseen; the junna is what covers its bearer and so shields him; the mijann is a shield one hides behind; the jinn are so named for being hidden from sight. The janna, the garden, comes from this same source: an orchard whose trees interlace until they cover its ground, so that the sun can scarcely reach what lies beneath them.
The garden in the verse, then, is an interlaced place that covers whoever enters it and gives him shade, rather than an open expanse. This ties firmly to the preposition fī: the place holds its people because by its nature it covers and encloses, gathering the ease beneath its cover so that it is neither laid bare nor slips away.
The root ʿ-l-w denotes rising and height. The ʿālī is what rises above what lies beneath it, the ʿalī is one high in standing, and the maʿālī are the degrees of honour one seeks to reach. To describe the garden as ʿāliya, "lifted high," is to join both senses: height in place, so that it is above and not below, and height in worth, so that it stands more exalted than all else.
This height is set against what the Surah has already said of the other faces and what they come to: those are set to roast and are given to drink, and these are in a garden lifted high. The height here is thus a height to the senses, and with it the difference between whoever is raised and whoever is lowered, read from setting the verses against one another.
Fī sets the faces at ease inside a place that holds them on every side, not beside it. The garden, from j-n-n, is a place that covers by its interlacing and gives shade, gathering the ease beneath its cover so that it is not laid bare. ʿĀliya, from ʿ-l-w, denotes a height joining loftiness of place and exaltation of worth. The verse thus raises for the well-pleased faces an abode that encloses, covers and is lifted high, set in the context against the other faces, which were brought low, so that the two destinies are read from the facing of the two descriptions, not from any added telling.
﴾ dans un jardin élevé, un lieu couvert porté en haut. ﴿
Fī, « dans », place la chose décrite à l'intérieur du lieu, non à côté de lui. Les visages apaisés déjà nommés sont donc « dans » un jardin : entourés par lui de tous côtés, leur repos établi au-dedans de ce qui les couvre et les garde. Cette préposition de contenance prépare ce qui la suit : le lieu enveloppe ses gens de toutes parts, si bien que le bien-être n'est pas une chose devant laquelle on passe, mais un réceptacle où l'on entre.
Ici, fī vient attaché à ce qui le précède, « Des visages, ce jour-là, apaisés et resplendissants ». Le visage est le côté extérieur de l'être humain : quand l'extérieur est apaisé, cela montre que l'intérieur s'est posé en un lieu qui le contient. La préposition porte donc ce qui est apaisé d'un état vu sur le visage vers une demeure qui enveloppe le tout.
La racine j-n-n tourne autour du fait de couvrir par entrelacement et rassemblement. Le janīn, l'enfant à naître, est couvert dans le ventre et ne se voit pas ; la junna est ce qui couvre celui qui la porte et le protège ainsi ; le mijann est un bouclier derrière lequel on se dérobe ; et les jinn sont ainsi nommés pour être cachés aux regards. La janna, le jardin, vient de cette même source : un verger dont les arbres s'entrelacent jusqu'à couvrir son sol, en sorte que le soleil parvient à peine à ce qui est au-dessous d'eux.
Le jardin, dans le verset, n'est donc pas une étendue à découvert, mais un lieu entrelacé qui couvre quiconque y entre et lui donne de l'ombre. Cela se noue fermement à la préposition fī : le lieu contient ses gens parce qu'il est par nature couvrant et enveloppant, rassemblant le bien-être sous son couvert, sans qu'il soit mis à nu ni ne s'échappe.
La racine ʿ-l-w tourne autour de l'élévation et de la hauteur. L'ʿālī est ce qui s'élève au-dessus de ce qui est plus bas, l'ʿalī est celui qui est haut de rang, et les maʿālī sont les degrés d'honneur que l'on cherche à atteindre. Qualifier le jardin d'ʿāliya, « élevé », joint les deux sens : hauteur de lieu, puisqu'il est en haut et non en bas, et hauteur de valeur, puisqu'il est plus élevé en rang que tout ce qui n'est pas lui.
Cette hauteur vient en regard de ce que la sourate a déjà dit, avant elle, des autres visages et de ce à quoi ils viennent : ceux-là sont mis à rôtir et abreuvés, et ceux-ci sont dans un jardin élevé. L'élévation n'est donc pas ici une simple hauteur sensible ; elle est la différence entre celui qui est élevé et celui qui est abaissé, lue en mettant les versets en regard les uns des autres.
Fī place les visages apaisés à l'intérieur d'un lieu qui les contient de tous côtés, non à côté. Le jardin, de j-n-n, est un lieu qui couvre par son entrelacement et donne de l'ombre, rassemblant le bien-être sous son couvert sans qu'il soit mis à nu. ʿĀliya, de ʿ-l-w, est une hauteur qui joint l'élévation du lieu et la noblesse du rang. Le verset dresse ainsi pour les visages satisfaits une demeure qui enveloppe, couvre et est portée en haut, en regard, dans le contexte, des autres visages, qui furent abaissés : les deux destinées se lisent dans le vis-à-vis des deux descriptions, non dans un récit ajouté.