﴾ And when it is said to them: Spend of what Allah has provided you, those who denied say to those who trusted: Shall we feed one whom, had Allah willed, He would have fed? You are in nothing but plain straying. ﴿
In "And when it is said to them: Spend of what Allah has provided you", the command to spend is coupled with a statement of the wealth's source. Infāq (root n-f-q) is the bringing-out and giving of wealth until it passes from the hand, from nafaqa, said of a thing when it runs out and is gone. The words "of what Allah has provided you" cut off the argument of miserliness at its root: the wealth in their hands is Allah's provision first, so spending some of it is a returning of part of what they were given, not a diminishing of their pure possession. The command reminds them of the Giver before it asks the gift of them.
So they answered by overturning the will into an argument for avarice: "Shall we feed one whom, had Allah willed, He would have fed?" Its surface is deference and its inside an evasion: they made the poor man's poverty a divine will that they ought not undo, as though they knew Allah's intent better than to feed. The argument refutes itself: for Allah is the very One who commanded the spending, so His will in feeding the poor runs by their own hands, and their abstaining on the plea of the will contradicts what Allah explicitly willed. This resembles the argument that is always made: decree is taken as a pretext for abandoning what is commanded, when it is to be invoked over calamities, not over disobediences.
They then went further and charged the callers with straying: "You are in nothing but plain straying." Ḍalāl (root ḍ-l-l) is going off the straight road and being lost from it, and mubīn is manifest, clear. So they inverted the matter: they made the commander of good a plain strayer, and placed the abstainer from it upon guidance. This is the utmost of obstinacy: they are not content with refusing the call, and they also describe its people with what they themselves more deserve. So the turning away mentioned before (verse 46) has here become an inverted accusation hurled at the callers.
"Spend of what Allah has provided you": the command to spend (n-f-q, the giving-out of wealth until it passes from the hand) is coupled with its source: the wealth is Allah's provision, so spending it is a returning of part of what they were given, not a diminishing of a pure possession. So they answered by overturning the will: "Shall we feed one whom, had Allah willed, He would have fed?", its surface deference and its inside evasion, and it refutes itself: Allah commanded the spending, so His will runs by their own hands, and the plea of decree for abandoning what is commanded is void. They then hurled straying at the callers (ḍ-l-l, the going-off the road), making the commander of good a plain strayer; this is the utmost of obstinacy, an inverted accusation hurled at the callers.
﴾ Et quand on leur dit : Dépensez de ce que Allāh vous a accordé, ceux qui ont dénié disent à ceux qui ont fait confiance : Nourrirons-nous celui que Allāh aurait nourri s'Il l'avait voulu ? Vous n'êtes que dans un égarement manifeste. ﴿
« Et quand on leur dit : Dépensez de ce que Allāh vous a accordé », l'ordre de dépenser est couplé à l'énoncé de la source de la richesse. L'infāq (racine n-f-q) est la sortie et le don de la richesse jusqu'à ce qu'elle passe de la main, de nafaqa, quand une chose s'épuise et s'en va. « De ce que Allāh vous a accordé » tranche l'argument de l'avarice à sa racine : la richesse en vos mains est d'abord le don d'Allāh ; en dépenser une part est donc rendre une part de ce que vous avez reçu, non amoindrir une possession pure. L'ordre leur rappelle le Donateur avant de leur demander le don.
Ils répondirent en renversant la volonté en un argument pour l'avarice : « Nourrirons-nous celui que Allāh aurait nourri s'Il l'avait voulu ? » Sa surface est déférence, son fond une dérobade : ils firent de la pauvreté du pauvre une volonté divine qu'ils ne devraient pas défaire, comme s'ils connaissaient le dessein d'Allāh mieux que de nourrir. L'argument se réfute lui-même : car Allāh est Celui même qui ordonna la dépense ; Sa volonté de nourrir le pauvre court donc par leurs propres mains, leur abstention sous prétexte de la volonté contredit ce que Allāh voulut explicitement. C'est comme ce dont on argumente toujours : le décret est pris pour prétexte d'abandonner le commandé, alors qu'il est à invoquer sur les calamités, non sur les désobéissances.
Puis ils allèrent plus loin et accusèrent les appelants d'égarement : « Vous n'êtes que dans un égarement manifeste ». Ḍalāl (racine ḍ-l-l) est l'écart de la route droite et l'errance loin d'elle, et mubīn est le manifeste, clair. Ils inversèrent donc l'affaire : ils firent de celui qui ordonne le bien un égaré manifeste, et de celui qui s'en abstient un guidé. C'est le comble de l'entêtement : ils ne se contentent pas de refuser l'appel mais décrivent ses gens par ce dont eux-mêmes sont plus dignes. Le détournement qui précéda (verset 46) devint donc ici une accusation inversée lancée aux appelants.
« Dépensez de ce que Allāh vous a accordé » : l'ordre de dépenser (n-f-q, le don de la richesse jusqu'à ce qu'elle passe de la main) est couplé à sa source : la richesse est le don d'Allāh, en dépenser une part est donc rendre une part de ce qu'ils ont reçu, non amoindrir une possession pure. Ils répondirent en renversant la volonté : « Nourrirons-nous celui que Allāh aurait nourri s'Il l'avait voulu ? », sa surface est déférence et son fond une dérobade, et il se réfute lui-même : Allāh ordonna la dépense, Sa volonté court donc par leurs propres mains, et l'argument du décret pour abandonner le commandé est vain. Puis ils lancèrent l'égarement aux appelants (ḍ-l-l, l'écart de la route droite) : ils firent de celui qui ordonne le bien un égaré manifeste, le comble de l'entêtement, une accusation inversée lancée aux appelants.