﴾ So he said: I am your Lord, the highest. ﴿
The verse before this one halted at the raised voice and did not say what was called out: "so he gathered them in and drove them close, then he called out." Now fa arrives and sets the content in its place. One line stands between the sound and its meaning, and both could have been said in a single breath. Holding the content back by a line makes the listener wait for what those driven together are waiting for.
And the verse does not say "he laid claim" or "he alleged." It says "he said," and then it hands over the sentence in its own letters. Qawl, from q-w-l, is a sound released and carried until it reaches a hearer, and that is what is described here: speech that went out and arrived. The verse steps aside from describing and delivers the wording as it was spoken. A saying quoted letter for letter testifies against the one who said it, and needs no witness.
A sentence with no verb in it. "I," then "your Lord": a noun told by a noun, so there is no tense in it and no event. It holds no "I became" and no "I shall be." A standing state is set out as though it had never begun. A claim shaped without a verb needs no date it could be asked about.
And the word chosen is rabb and no other, and it has already sounded in this Surah joined to a single person: "and that I guide you to your Lord, so that you may be filled with awe." There, a Lord one is guided toward; here, a lord announcing himself. In its root, r-b-b is a keeping-alongside that runs with what it keeps and carries it from one state to the next, a companioning that walks with what it raises. Then kum fastens the relation to a plural that is present, the very gathering driven together and pressed close one line earlier. And whoever makes his own crowd is not waiting on an answer he did not prepare.
Al-aʿlā is the comparative form, and a comparative does not stand by itself: it needs someone it stands above. The claim does not say "your one Lord," nor "your Lord and no lord besides." It says "the highest," and so it sets up a ladder and asks for its top rung. Whoever takes the head of a ladder has granted the ladder first.
Height, from ʿ-l-w, is a rising that comes out of a depth and is then joined to what lies above it. So the two words of the claim pull in two directions: rabb keeps close and walks alongside, al-aʿlā parts company and rises away. Both were gathered into one breath. Whoever lifts himself one rung has admitted that above a rung there is a rung.
The content held back for a line comes down, and it comes down in its own words: "he said," then the sentence letter for letter, not "he claimed" and not "he alleged." The sentence has no verb, so it has no tense and no beginning to be asked after. The word is rabb, which in this same Surah is the word for what one is guided toward, and which in its root is a keeping-alongside that runs with what it keeps and carries it. Then kum fastens it to a gathering manufactured by driving, one line before. Then al-aʿlā, a comparative that grants a ladder while asking for its summit, so the claim holds the word for walking-with and the word for rising-away at once. The whole claim is three words, and it was spoken to people who had assembled for nothing but to hear it.
﴾ Alors il dit : je suis votre Nourricier, le plus haut. ﴿
Le verset précédent s'arrêtait à la voix levée sans dire ce qui fut crié : « alors il rassembla en resserrant, puis il appela ». Voici que fa revient et met le contenu à sa place. Une seule ligne sépare le son de son sens, et les deux auraient pu tenir dans un même souffle. Retenir le contenu d'une ligne fait attendre à l'auditeur ce qu'attendent ceux qu'on a resserrés.
Et le verset ne dit pas « il prétendit », ni « il allégua ». Il dit « il dit », puis livre la phrase dans ses propres lettres. Le qawl, de q-w-l, est un son lâché et porté jusqu'à ce qu'il atteigne un auditeur, et c'est bien ce qui est décrit ici : une parole sortie et parvenue. Le verset s'efface devant la description et rapporte la formule telle qu'elle fut prononcée. Une parole citée lettre pour lettre témoigne contre celui qui l'a dite, et n'a besoin d'aucun témoin.
Une phrase sans verbe. « Moi », puis « votre Nourricier » : un nom dont on prédique un nom, sans temps et sans événement. Il n'y a là ni « je suis devenu » ni « je serai ». Un état debout est exposé comme s'il n'avait jamais commencé. Une prétention taillée sans verbe se passe d'une date sur laquelle on l'interrogerait.
Et le mot retenu est rabb, aucun autre, et il a déjà sonné dans cette sourate rapporté à un seul : « et que je te guide vers ton Nourricier, afin que tu sois saisi de crainte ». Là, un Nourricier vers lequel on guide ; ici, un nourricier qui s'annonce lui-même. Dans sa racine, r-b-b est une adhérence courante qui accompagne ce qu'elle tient et le fait passer d'un état à l'autre, un compagnonnage qui marche avec ce qu'il élève. Puis kum attache le rapport à un pluriel présent, ce rassemblement même que l'on a poussé et serré une ligne plus haut. Et qui fabrique sa propre foule n'attend pas d'elle une réponse qu'il n'aurait pas préparée.
Al-aʿlā est la forme du comparatif, et un comparatif ne tient pas seul : il lui faut quelqu'un au-dessous. La prétention ne dit pas « votre Nourricier unique », ni « votre Nourricier et nul autre ». Elle dit « le plus haut », et dresse ainsi une échelle dont elle réclame le sommet. Qui prend la tête d'une échelle a d'abord concédé l'échelle.
L'élévation, de ʿ-l-w, est une montée qui surgit d'une profondeur puis se relie à ce qui la surplombe. Les deux mots de la prétention tirent donc de deux côtés : rabb tient de près et marche à côté, al-aʿlā se sépare et s'élève au-dessus. On les a rassemblés dans un même souffle. Qui se hausse d'un degré a reconnu qu'au-dessus d'un degré il y a un degré.
Le contenu retenu une ligne descend, et il descend dans ses propres mots : « il dit », puis la phrase lettre pour lettre, non « il prétendit » ni « il allégua ». La phrase est sans verbe : ni temps, ni commencement dont on puisse s'enquérir. Le mot est rabb, qui dans cette même sourate désigne ce vers quoi l'on guide, et qui dans sa racine est une adhérence courante accompagnant ce qu'elle tient et le faisant passer. Puis kum l'attache à un rassemblement fabriqué par la poussée, une ligne plus tôt. Puis al-aʿlā, comparatif qui concède une échelle en en réclamant la cime : la prétention tient donc à la fois le mot du marcher-avec et le mot du s'élever-au-dessus. Toute la prétention fait trois mots, et elle fut dite à des gens qui ne s'étaient réunis que pour l'entendre.