﴾ And those who covered over Our signs, they are the companions of the ill-boding side. ﴿
The verb is kafarū, from the root k-f-r, which turns on covering and burying. In the bare word, the one who "covers" is the one who lays something over and hides it: the night is said to "cover" what lies beneath it, the sower to "cover" the seed in the soil. To cover over a sign (āya) is of this same root: not that the sign vanishes, but that it is veiled while still present, the person laying a cover over the evidence so that its meaning is screened from himself.
Āyātinā are marks that point beyond themselves, witnesses set up to be read. To "cover" them is not merely to deny that they exist; it is to refuse their pointing, to cut the tie between the mark and what it indicates. The Surah just before this spoke of a road with a steep pass and the one who storms it; covering over the signs here is the facing image: a turning away from the very marker that guides toward the road.
And the recompense is a binding ascription: aṣḥāb, from ṣ-ḥ-b, is keeping-company, the staying-alongside by which one becomes named for what he keeps to. They are not people passing by the ill-boding side; they keep to it and are named for it, as a companion is named for his companion. Al-mashʾama, from sh-ʾ-m, is the left side, and from it al-ashʾam, that from which ill is augured. The one side gathers two senses: the place of the left hand and the heaviness of what is taken from its direction. To be ascribed to this side is to be paired with what issues from it, as if the covering of the signs delivered them over to the quarter from which the heavy outcome is drawn.
To cover a sign is to lay a veil over what is still there to be read. Those who do so are not visitors to the heavy side but residents of it, named for the quarter from which their outcome is drawn.
﴾ Et ceux qui ont recouvert Nos signes, ce sont eux les compagnons du côté funeste. ﴿
Le verbe est kafarū, de la racine k-f-r, qui tourne autour du fait de couvrir et d'ensevelir. Dans le mot nu, celui qui « couvre » est celui qui pose quelque chose par-dessus et le cache : on dit de la nuit qu'elle « couvre » ce qui gît dessous, du semeur qu'il « couvre » le grain dans la terre. Recouvrir un signe (āya) relève de cette même racine : non que le signe disparaisse, mais qu'il soit voilé tout en restant présent, l'homme posant un couvercle sur la preuve pour que son sens lui soit dérobé à lui-même.
Āyātinā sont des marques qui pointent au-delà d'elles-mêmes, des témoins dressés pour être lus. Les « couvrir » n'est pas seulement nier qu'ils existent ; c'est refuser leur indication, trancher le lien entre la marque et ce qu'elle désigne. La sourate, juste avant, a parlé d'une route à passe escarpée et de celui qui la prend d'assaut ; recouvrir les signes ici est l'image inverse : un détournement du repère même qui guide vers la route.
Et la rétribution est une attribution qui lie : aṣḥāb, de ṣ-ḥ-b, est le compagnonnage, le fait de se tenir aux côtés par lequel on devient nommé d'après ce à quoi l'on tient. Ce ne sont pas des gens qui passent près du côté funeste ; ils s'y tiennent et en sont nommés, comme un compagnon est nommé d'après son compagnon. Al-mashʾama, de sh-ʾ-m, est le côté gauche, et de là al-ashʾam, ce dont on tire un mauvais augure. Le seul côté rassemble deux sens : le lieu de la main gauche et la lourdeur de ce qui se prend de sa direction. Être attribué à ce côté, c'est être apparié à ce qui en provient, comme si le recouvrement des signes les avait livrés au quartier d'où se tire l'issue pesante.
Couvrir un signe, c'est poser un voile sur ce qui est encore là pour être lu. Ceux qui le font ne sont pas des visiteurs du côté pesant mais ses habitants, nommés d'après le quartier d'où se tire leur issue.