﴾ Over them, a Fire closed in upon them, sealed shut. ﴿
The verse begins with the prepositional phrase ʿalayhim, "over them," placed before what follows it. This fronting, which is not an ornament of the wording, makes height the first thing to reach the ear. The place is fixed first, above their heads, and then the Fire descends into it; "a Fire" is not said first, with a place sought for it afterwards. The pronoun hum, "them," refers back to those mentioned before, the ones who did not storm the steep ascent and did not take the road that climbs.
ʿAlā, "over," conveys height and an enclosing from above, so it makes the Fire close down upon them rather than lie beside them. This particle alone is enough to show that the recompense has become a roof above them, not something set at their side for them to choose between entering and fleeing. So the prepositional phrase prepares for what follows: as long as it is over them, there is no escape from beneath it.
The root n-w-r turns on a sending-forth from within that runs on unbroken and reaches what lies around it. Light (nūr) is a brightness that goes forth and reaches what lies around it, and fire (nār) derives from the same source: a flame that is generated and renewed, going forth again and again, never dying down. The indefinite "a Fire" conveys dread and leaves the thing undefined: a fire whose description has no limit, its nature left open so that it strikes the soul as greater than if a measure had been named for it.
In the course of the Surah the Fire stands opposite what came before: the steep ascent that was not stormed, the loosing of a neck that was not done, the feeding on a day of biting hunger that was not given. Whoever did not climb on the road that climbs has for his end a flame that climbs over him. The sending-forth contained in the root makes the Fire a condition that never subsides, recurring upon its people without respite.
Muʾṣada, "sealed shut," is from ʾ-ṣ-d: a clamping down and a firm closing. One says āṣada al-bāb of a door that has been clamped shut and its closing made fast. The adjective here qualifies the Fire itself: a fire clamped down on its people, shut over them on every side, not an open fire for which a door might be hoped to open. The hamza is a cut that severs, and the ṣād a hardness that clamps, so that the word carries in its letters the form of a fastened closure.
So the two words meet: "a Fire" that goes forth and does not die down, and "sealed shut," which clamps and does not open. The Fire renews itself from within, and the door is cut off from without. This is the most eloquent statement that can be made of hope cut off: a flame that is not extinguished and a cover that is not lifted, so that the Fire does not subside and no way out is granted.
The Surah closes with a recompense in which the prepositional phrase "over them" is placed first, establishing height first as a roof over whoever did not storm the steep ascent. The Fire, from n-w-r, is a sending-forth that renews itself and does not die down; its indefiniteness conveys a dread that leaves its measure undefined, so that it grows great in the soul. "Sealed shut," muʾṣada, from ʾ-ṣ-d, is a hard clamping that blocks the way out on every side, the hamza a cut that severs and the ṣād a hardness that clamps. So a Fire issuing from within meets a cover clamping from without: a flame that does not subside and a way out that does not open, set against the road that climbs, which was offered and not taken.
﴾ Sur eux, un Feu refermé sur eux, scellé. ﴿
Le verset commence par le groupe prépositionnel ʿalayhim, « sur eux », placé avant ce qui le suit. Cette antéposition n'est pas un ornement de la formulation ; elle fait de la hauteur la première chose qui tombe dans l'oreille. On ne dit pas d'abord « un Feu » pour lui chercher ensuite un lieu ; le lieu est d'abord fixé, au-dessus de leurs têtes, puis le Feu y descend. Le pronom hum, « eux », renvoie à ceux qui ont été mentionnés avant, ceux qui n'ont pas pris d'assaut la côte escarpée et n'ont pas emprunté la route qui monte.
Et ʿalā, « sur », donne la hauteur et un enveloppement par le haut, si bien qu'il fait se refermer le Feu sur eux au lieu de le poser à leur côté. Qui s'arrête à cette seule particule comprend que la rétribution n'a pas été placée à leur côté, pour qu'ils choisissent d'y entrer ou de la fuir ; elle est devenue un toit au-dessus d'eux. Le groupe prépositionnel prépare donc la suite : tant qu'il est au-dessus d'eux, nulle fuite n'est possible par-dessous.
La racine n-w-r tourne autour d'un jaillissement du dedans qui court sans rupture et atteint ce qui l'entoure. La lumière (nūr) est une clarté qui jaillit et atteint ce qui l'entoure, et le feu (nār) relève de cette même source : une flamme qui naît et se renouvelle, jaillie après jaillissement, sans jamais s'éteindre. L'indétermination de « un Feu » porte l'effroi et laisse la chose sans contour : un feu dont la description n'est pas bornée, laissé ouvert pour qu'il tombe dans l'âme plus grand que si une mesure lui avait été nommée.
Dans le cours de la sourate, le Feu fait face à ce qui a précédé : la côte escarpée qui n'a pas été prise d'assaut, la nuque qui n'a pas été déliée et, en un jour de faim qui mord, la nourriture qui n'a pas été donnée. Qui n'est pas monté par la route qui monte a pour issue une flamme qui monte sur lui. Le jaillissement que porte la racine fait du Feu un état qui ne s'apaise pas, qui revient sur ses gens sans relâche.
Muʾṣada, « scellé », vient de ʾ-ṣ-d : une fermeture serrée et une clôture dure. On dit āṣada al-bāb quand on a refermé la porte et rendu sa clôture solide. La qualification décrit ici le Feu lui-même : non un feu ouvert pour lequel on pourrait espérer qu'une porte s'ouvre, mais un feu refermé sur ses gens, clos sur eux de tout côté. La hamza est une coupe qui tranche, et le ṣād une dureté qui serre, en sorte que le mot porte dans ses lettres la figure d'une clôture solide.
Ainsi les deux mots se rejoignent : « un Feu » qui jaillit et ne s'éteint pas, et « scellé » qui serre et ne s'ouvre pas. Le Feu se renouvelle du dedans, et la porte est coupée du dehors. C'est la parole la plus forte qui se puisse dire de l'espoir tranché : une flamme qui ne s'éteint pas et un couvercle qui ne se lève pas, si bien que le Feu ne s'apaise pas et qu'aucune issue n'est donnée.
La sourate se clôt sur une rétribution où le groupe prépositionnel « sur eux » vient en tête, fixant d'abord la hauteur comme un toit au-dessus de qui n'a pas pris d'assaut la côte escarpée. Le Feu, de n-w-r, est un jaillissement qui se renouvelle et ne s'éteint pas ; son indétermination est un effroi qui laisse sa mesure sans contour, pour qu'il grandisse dans l'âme. Et « scellé », muʾṣada, de ʾ-ṣ-d, est une fermeture dure qui bouche l'issue de tout côté, la hamza une coupe qui tranche et le ṣād une dureté qui serre. Ainsi se rejoignent un Feu qui jaillit du dedans et un couvercle qui serre du dehors : une flamme qui ne s'apaise pas et une issue qui ne s'ouvre pas, face à la route qui monte, offerte et non empruntée.