﴾ Faces, on that day, at ease and softly aglow. ﴿
The verse opens on an unbounded plural, wujūh, "faces," with no names and no number: faces set forth as if seen at this moment. In the language the wajh, the "face," is the side of a person that meets the onlooker, and so it stands in for the whole person; to say "I saw faces" is to mean the people who bear them. By beginning with faces, the verse presents people from the side of what shows in them and is not hidden, rather than describing a feature.
In the face the inward state is laid bare without a word and without a reckoning: joy lights it, distress carves itself into it, and it can scarcely be concealed. So the face is made here the gauge of the state, and whatever settles within rises to the face and shows. These faces are one party, followed in the Surah by other faces in an opposite state, so that what is displayed is two destinies, each read off a face.
"On that day" (yawmaʾidhin) is a compound joining yawm, "day," to idh, "when," and means the day of the time when what happened happened. The tanwīn on idhin takes the place of an elided clause known from the context, namely the day already mentioned at the head of the Surah under its own name, the ghāshiya, the overwhelming. The ease here is thus a state drawn tight to one determined day, holding nowhere but there, rather than a loose, general condition running free.
This binding turns the description from a free report into an appointed time: the faces are at ease "on that day," and not before it. What in the lower life was weighed by its turning and shifting settles on that day into a single aspect, for the vessel of time cuts the ease off from every time but its own and makes it the fruit of one particular day.
The faces are nāʿima, from the root n-ʿ-m, which denotes a softness that overflows and so quickens. Niʿma is what makes living soft and good; nāʿim is what is fine to the touch rather than rough; naʿīm is the lasting of that softness. The soft face, then, is a face from which dryness and gloom have gone, overlaid with a fresh bloom that appears as a watering after thirst.
The ease in the face is a trace risen from an inward that has settled and grown calm, rather than an ornament stuck on from outside: the softness overflowed in the hollow and so showed on the features. In the run of the Surah this softness stands against what follows in the faces of the other party, their lowering and their toil. The ease here is therefore the rest of one who has arrived, not the labor of one who strove and did not reach.
The verse presents people from the side of their faces: wujūh comes indefinite and set before the eye, and the face stands in for the whole person and lays bare what is within it. Yawmaʾidhin draws the state tight to one particular day, the overwhelming already mentioned, so that this ease holds nowhere but there. Nāʿima, from n-ʿ-m, is a softness that overflows and quickens, a bloom risen from a hollow that has settled and not an ornament from outside. The verse thus sets out the first party of two destinies: faces that arrived and came to rest, their ease read off the features and drawn tight to that day alone.
﴾ Des visages, ce jour-là, apaisés et resplendissants. ﴿
Le verset s'ouvre sur un pluriel indéfini : wujūh, « des visages », sans noms et sans nombre, des visages posés devant vous comme s'ils étaient vus à l'instant. Dans la langue le wajh, le « visage », est le côté de l'être qui te fait face, et il tient ainsi lieu de la personne entière : dire « j'ai vu des visages » revient à désigner ceux qui les portent. En commençant par les visages, le verset ne décrit pas un trait ; il présente des êtres du côté de ce qui paraît en eux et ne se cache pas.
Dans le visage l'état intérieur est mis à nu sans une parole et sans un compte : la joie l'éclaire, la peine s'y creuse, et il ne se laisse guère dissimuler. Le visage est ainsi fait la mesure de l'état : ce qui se dépose au-dedans monte au visage et y paraît. Ces visages sont un parti, suivi dans la sourate par d'autres visages en un état opposé, en sorte que ce qui est montré est la mise en vue de deux destinées, chacune lue sur un visage.
« Ce jour-là » (yawmaʾidhin) est un composé qui joint yawm, « jour », à idh, « lorsque » : le jour du moment où s'accomplit ce qui s'accomplit. Le tanwīn de idhin tient lieu d'une proposition retranchée que le fil des mots fait connaître, à savoir le jour déjà mentionné à l'ouverture de la sourate sous son propre nom, la ghāshiya, l'enveloppante. L'apaisement n'est donc pas ici une condition vague et générale qui coule librement ; c'est un état noué à un jour déterminé, et il ne tient nulle part ailleurs.
Ce lien change la description d'un propos libre en un rendez-vous fixé : les visages sont apaisés « ce jour-là », et non avant lui. Ce qui, dans la vie d'ici-bas, se pesait au gré des retournements se fixe ce jour-là sur une seule face, car le réceptacle de temps coupe l'apaisement de tout temps autre que le sien et en fait le fruit d'un jour déterminé.
Les visages sont nāʿima, de la racine n-ʿ-m, qui tourne autour d'une douceur qui déborde et qui ainsi ravive. La niʿma est ce qui rend la vie douce et bonne ; le nāʿim est ce qui est fin au toucher et non rugueux ; le naʿīm est la durée de cette douceur. Le visage apaisé est donc un visage dont la sécheresse et la morosité se sont retirées, recouvert d'une fraîcheur tendre que l'on voit comme un abreuvement après la soif.
L'apaisement, dans le visage, n'est pas un ornement collé du dehors mais une trace montée d'un dedans qui s'est fixé et apaisé : la douceur a débordé dans le creux et a donc paru sur les traits. Qui considère le fil de la sourate trouve cette douceur opposée à ce qui suit dans les visages de l'autre parti, leur abaissement et leur peine. L'apaisement est donc ici le repos de qui est arrivé, non la fatigue de qui a peiné sans atteindre.
Le verset présente des êtres du côté de leurs visages : wujūh vient indéfini et posé devant l'œil, et le visage tient lieu de la personne entière et met à nu ce qui est en elle. Yawmaʾidhin noue l'état à un jour déterminé, l'enveloppante déjà mentionnée, en sorte que cet apaisement ne tient nulle part ailleurs. Et nāʿima, de n-ʿ-m, est une douceur qui déborde et ravive, une fraîcheur montée d'un creux qui s'est fixé et non un ornement venu du dehors. Le verset expose donc le premier parti de deux destinées : des visages qui sont arrivés et se sont reposés, dont l'apaisement se lit sur les traits, et qui est noué à ce jour seul.