﴾ An offspring, some of it from some. Allah is hearing, knowing. ﴿
Choosing extends in a scattering that follows upon itself. "An offspring" stands in the accusative after what came before it, as the condition of the chosen names and houses. The root dh-r-r is a sharp penetration that runs and then redoubles its running, fine grains spreading from one origin and carrying that origin's extension with them. Offspring therefore does not stay a noun of number; it is a channel of crossing between the generations.
Relation does not reduce the individual. The term baʿḍ, from b-ʿ-ḍ, denotes a connection that appears from depth and then joins with weight, a portion carrying a link to the whole without exhausting it. Repeating "some" on either side of "from" sets origin and branch in a mutual relation, with no claim that the new one is an identical copy.
The extension is heard and known. "Hearing" is an intensified nature in receiving what runs and pierces into depth, and "knowing" an intensified nature in encompassing what appears and gathers together. Their pairing places what the offspring utters and what lies within it alike inside hearing and knowledge, so that choosing does not rest upon lineage alone.
Relation carries and does not dissolve. Repeating "some" prevents offspring from being read as one body without differences. Each part comes "from" another part and carries a trace from it, while it remains a part standing in its own place. Extension therefore does not automatically own everything held at the origin, nor does the branch become a severance from it. Relation carries the current, while distinction among parts preserves each one's responsibility.
The two divine qualities then move attention from the chain of emergence to what issues from each part and what stands within it. Hearing reaches what appears as speech, and knowledge encompasses what does not appear. Lineage established by "offspring" is not erased, nor is it left as the sole measure of choosing. Extension joins the parts; hearing and knowledge meet each part in its present condition.
Within "some of it from some," two opposing illusions fall: the illusion of an individual claiming to have begun from the self, and the illusion of a line that swallows its individuals. Every part receives and sends: it carries what reached it, then a trace leaves it and reaches what follows. Lineage thereby becomes a channel of trust, not exemption from answering.
Offspring joins the chosen names in one extension, and "some of it from some" keeps that extension from becoming a mass without individuals. Every part issues from a part and carries its own responsibility. The closing on hearing and knowing returns worth to what is heard and known of a condition, not to the bodily thread alone.
﴾ Une descendance dont les membres sont issus les uns des autres. Allāh entend et sait. ﴿
Le choix se prolonge dans une dispersion qui se succède à elle-même. « Une descendance » vient à l'accusatif après ce qui la précède et se tient comme l'état des noms et des maisons choisis. La racine dh-r-r est une pénétration aiguë qui coule puis redouble son courant, de fines particules qui se répandent depuis une seule origine et en portent le prolongement. La descendance ne demeure donc pas un nom de nombre. Elle est un canal de passage entre les générations.
Le lien ne réduit pas l'individu. Baʿḍ, de b-ʿ-ḍ, est une liaison qui paraît depuis la profondeur puis se joint avec poids, une portion qui porte un lien au tout sans l'épuiser. La reprise de « partie » de part et d'autre de la provenance met l'origine et la branche dans une relation réciproque, sans prétendre que le nouveau soit une copie identique.
Le prolongement est entendu et connu. « Entendant » est une nature intensifiée dans l'accueil de ce qui court et perce jusqu'à la profondeur, et « sachant » une nature intensifiée dans l'enveloppement de ce qui paraît et se rassemble. Leur conjonction place ce que la descendance énonce et ce qui demeure en elle ensemble à l'intérieur de l'ouïe et du savoir, en sorte que le choix ne repose pas sur la seule lignée.
Le lien porte et ne dissout pas. La répétition de « partie » empêche de lire la descendance comme un seul corps sans différences. Chaque partie vient « d'une » autre partie et en porte une trace, tout en demeurant une partie établie dans sa propre place. Le prolongement ne possède donc pas automatiquement tout ce qui se trouvait à l'origine, et la branche ne devient pas une rupture avec elle. La relation porte le courant, tandis que la distinction entre les parties préserve la responsabilité de chacune.
Les deux qualités divines déplacent ensuite le regard depuis la ligne de l'émergence vers ce qui sort de chaque partie et ce qui demeure en elle. L'ouïe atteint ce qui paraît comme parole, et le savoir enveloppe ce qui ne paraît pas. La lignée établie par « descendance » n'est pas effacée, mais elle n'est pas laissée comme seule mesure du choix. Le prolongement relie les parties ; l'ouïe et le savoir rencontrent chaque partie dans sa condition présente.
Dans « les uns issus des autres », deux illusions opposées tombent : celle d'un individu qui prétendrait avoir commencé par lui-même, et celle d'une lignée qui absorberait ses individus. Chaque partie reçoit et transmet : elle porte ce qui lui est parvenu, puis une trace sort d'elle et atteint ce qui suit. La lignée devient ainsi un canal du dépôt, non une dispense de répondre.
La descendance relie les noms choisis dans un seul prolongement, et « les uns des autres » empêche ce prolongement de devenir une masse sans individus. Chaque partie sort d'une partie et porte sa responsabilité propre. La clôture sur l'ouïe et le savoir ramène la valeur à ce qui s'entend et se connaît d'un état, non au seul fil charnel.