﴾ They devised, and Allah devised. Allah is the best of those who devise. ﴿
The wāw opens the verse with an act annexed to a plural already present in the context: "they devised." Devising, makr, from m-k-r, denotes an inward containment that holds what is within it, met by a withholding and a restraint, after which its effect runs outward without a break. So the verb carries the structure of a design whose course is folded away, and the plural makes it the act of several parties. The word alone is enough to fix the truth of the scene: a design that issued from them, with a road that remained hidden from the one toward whom it moved.
The connective joins that first act to a second act built on the same root, with the doer this time named by an explicit noun: Allah. The matching verbs set up a confrontation within the sentence and release their design from the illusion of a one-sided scene. The close then judges between the two: both designs remain folded in their course, while "best of those who devise" distinguishes their powers and their positions.
After the pause at the two short clauses, the close opens with a wāw and with Allah's name a second time. In the second clause the name was a doer set against their act; in the third it becomes the subject that carries the final judgment. This return keeps the balance of the reading from hanging at the parallel "they devised, and Allah devised." The parallel is a stage in the construction rather than its conclusion, and the conclusion begins when the name returns and "best" is predicated of it. The center, then, is the one who issues the judgment upon their position, not the two designs set side by side.
Good, khayr, from kh-y-r, is a piercing that opens a course, within which the soft letter then extends and runs, while its effect flows on without a break to its end. In this construction "best" expresses preference and places Allah's devising above the devising of those who devise. "Those who devise" is an active participle, which makes designing a working and continuing nature in the company covered by the judgment. Yet the place of "best" is assigned to Allah alone, so it breaks the parallel and settles it, and the name passes out of the count of that company into the position of the one who judges it. The verse employs a single root and then forbids any inference of equality from it.
The verse is sparing in its telling and ample in its structure. It sets two verbs of one root against each other, "they devised" and "Allah devised," then returns to Allah's name and moves it to the center of the judgment: "Allah is the best of those who devise." On both sides the devising is a design with a folded course, yet the good opens the road of preference and settles it, so their design comes to lie beneath Allah's final position rather than serving as its measure.
﴾ Ils élaborèrent un dessein, et Allāh élabora un dessein. Allāh est le meilleur de ceux qui élaborent. ﴿
La conjonction ouvre le verset sur un acte attribué à un pluriel déjà présent dans le contexte : « ils élaborèrent ». Élaborer, de m-k-r, est une contenance intérieure qui retient ce qu'elle porte, que rencontrent la dissimulation et la rétention, puis dont l'effet court au-dehors en un flux continu. Le verbe porte ainsi la structure d'un dessein au trajet replié, et le pluriel en fait l'acte de plusieurs parties. Le mot seul suffit à fixer la réalité de la scène : un dessein sorti d'eux, dont la route est demeurée couverte devant celui vers qui elle se dirige.
La conjonction rattache ce premier acte à un second qui porte la même racine, mais dont l'agent est nommé par un nom explicite : Allāh. Cette identité de verbe fait naître une confrontation à l'intérieur de la phrase et retire leur dessein de l'illusion d'une scène à sens unique. Puis la clôture juge entre les deux : les deux desseins restent des trajets repliés, tandis que « le meilleur de ceux qui élaborent » sépare leurs puissances et leurs positions.
Après l'arrêt des deux propositions courtes, la clôture s'ouvre par une conjonction et par le nom d'Allāh une seconde fois. Ce nom était, dans la deuxième proposition, l'agent placé face à leur acte ; il devient, dans la troisième, le sujet qui porte le jugement final. Cette reprise empêche la balance de la lecture de rester suspendue au parallèle « ils élaborèrent et Allāh élabora ». Le parallélisme est une étape de la construction et non son terme ; le terme commence quand le nom revient et qu'on lui attribue « le meilleur ». Le centre n'est donc pas les deux desseins côte à côte, mais celui qui prononce le jugement sur leur position.
Le bien, de kh-y-r, est une percée qui ouvre une voie, puis la lettre molle s'y prolonge et y circule, et son effet court jusqu'à son terme. Dans cette construction, « le meilleur » vient pour la préférence et place l'élaboration d'Allāh au-dessus de celle de ceux qui élaborent. Et « ceux qui élaborent » est un participe actif qui fait de l'élaboration une nature agissante et continue dans le groupe que le jugement recouvre. Mais la place du « meilleur » est attribuée à Allāh seul : elle rompt le parallélisme et le tranche, et le nom sort du dénombrement du groupe pour la position de celui qui le juge. Le verset se sert ainsi d'une racine unique, puis interdit qu'on en tire l'égalité.
Le verset est avare dans le récit et large dans la structure. Il met en confrontation deux verbes d'une seule racine, « ils élaborèrent » et « Allāh élabora », puis il revient avec le nom d'Allāh et le porte au centre du jugement : « Allāh est le meilleur de ceux qui élaborent ». Des deux côtés, l'élaboration est un dessein au trajet replié ; mais le bien ouvre la voie de la préférence et la tranche, si bien que leur dessein se retrouve placé sous la position dernière d'Allāh, et non érigé en mesure de celle-ci.