﴾ Raised up, cleared clean. ﴿
The root r-f-ʿ is a flowing that parts and puts at a distance, and then a coming out from the depth. So raising is the separating of a thing from its place and its showing after that separation. It is not merely height in a direction; it is a leaving of the place a thing was in for a view it was not in before.
And the verse does not say what they were raised from, nor to where. The passive participle establishes that they were raised and hides who raised them. Whoever asks about the measure finds the word reporting the act alone: something taken from its place and made visible, with no word on how far.
The root ṭ-h-r is a heavy spreading that empties what lies over a thing, and then a running that keeps that clearness. So purity, at root, is not clearness added from outside; it is the lifting of a layer that covered. What lay beneath was already there, and what happened was its uncovering, not its making.
Muṭahhara is on the doubled pattern: an act worked through and repeated, not a single touch. The actor is not mentioned, just as he was not mentioned for its sister word, and nothing is said about what they were cleared of. Layers are moved aside and their names are left unsaid.
The descriptions follow one another pressed together: "in scrolls made precious," then "raised up, cleared clean." There is no and between one and the next. The omission makes them a single description said over one thing rather than three separate items to be counted.
And there is a difference in the patterns that the ear catches. "Raised" is the passive participle of the simple form; "made precious" and "cleared clean" are of the doubled form. One act that falls once, between two that are worked over and carried through. What gathers them is the shared case ending, the indefinite marker and the closing letter, so the same fall sounds three times over, and two of the three land at the end of the two verses.
And all three are built on the one acted upon. Three descriptions, and not one of them names an actor in the wording. The thing described is given three qualities, and from whom it received them is not said.
Two words complete the description of the carrier. "Raised," from r-f-ʿ, is a flowing that parts and distances and then a surfacing out of depth, so raising is a taking from a place followed by an appearing, and nothing is said of what they were raised from or to where. "Cleared clean," from ṭ-h-r, is a spreading that empties what lay over and then runs on in that clearness, so clearing is an uncovering of what was under the layer rather than a clearness added from outside, and nothing is said of what they were cleared of. The three descriptions follow with no and between them and become one repeated qualification; their patterns differ between an act that falls once and two that are carried through; and their endings agree in case and indefinite marker, two of them closing the two verses. All of them are built on the one acted upon. A thing on which qualities accumulate, with no giver of them named.
﴾ Élevés, rendus nets. ﴿
La racine r-f-ʿ est un courant qui sépare et éloigne, puis une sortie depuis la profondeur. Élever, c'est donc détacher une chose de son lieu et la faire paraître après ce détachement. Ce n'est pas la simple hauteur dans une direction : c'est quitter le lieu où l'on était pour une vue où l'on n'était pas.
Et le verset ne dit pas d'où ils furent élevés, ni vers quoi. Le participe passif établit qu'ils ont été élevés et cache qui les a élevés. Qui s'enquiert de la mesure trouve le mot qui rapporte l'acte seul : quelque chose ôté de son lieu et rendu visible, sans un mot sur la distance.
La racine ṭ-h-r est un déploiement lourd qui vide ce qui recouvre, puis un courant qui maintient cette netteté. La pureté, à la racine, n'est donc pas une netteté ajoutée du dehors : c'est le retrait d'une couche qui couvrait. Ce qui gisait dessous était déjà là, et ce qui s'est produit est son dévoilement, non sa fabrication.
Muṭahhara est sur le schème redoublé : un acte repris et mené à fond, non une touche unique. L'acteur n'est pas mentionné, comme il ne l'était pas pour le mot voisin, et rien n'est dit de ce dont ils furent nettoyés. Des couches sont écartées et leurs noms sont tus.
Les qualifications se suivent serrées l'une contre l'autre : « dans des feuillets rendus précieux », puis « élevés, rendus nets ». Aucun et entre l'une et la suivante. Cette omission en fait une seule qualification redite sur un seul qualifié, non trois énoncés que l'on compterait.
Et il y a entre les schèmes une différence que l'oreille saisit. « Élevés » est le participe passif de la forme simple ; « rendus précieux » et « rendus nets » sont de la forme redoublée. Un acte qui tombe une fois, entre deux actes travaillés et menés à terme. Ce qui les rassemble est la même finale de cas, la même marque d'indétermination et la même lettre de clôture : la même chute résonne trois fois, et deux de ces trois closent les deux versets.
Et toutes trois sont construites sur celui qui subit. Trois qualifications, et pas une ne nomme d'acteur dans la formulation. Le qualifié reçoit trois qualités, et de qui il les tient n'est pas dit.
Deux mots achèvent la description du porteur. « Élevés », de r-f-ʿ, est un courant qui sépare et éloigne puis un surgissement depuis la profondeur : élever, c'est ôter d'un lieu puis faire paraître, et rien n'est dit d'où ni vers quoi. « Rendus nets », de ṭ-h-r, est un déploiement qui vide ce qui recouvrait puis court dans cette netteté : nettoyer, c'est dévoiler ce qui était sous la couche, non ajouter du dehors, et rien n'est dit de ce dont ils furent nettoyés. Les trois qualifications se suivent sans et et deviennent une seule qualification redite ; leurs schèmes diffèrent entre un acte qui tombe une fois et deux actes menés à terme ; leurs finales s'accordent en cas et en indétermination, deux d'entre elles closant les deux versets. Toutes sont construites sur celui qui subit. Un qualifié sur lequel les qualités s'accumulent, sans que soit nommé celui qui les donne.