﴾ For a day whose mass has no seen edge (ʿaẓīm). ﴿
The verse says "for a day," not "on a day." The lām is the lām of destination. The raising is directed toward the day and referred to it, and happening inside it is not the whole of it: a day aimed at, not a day fallen into.
This lām is the letter that went missing from kālūhum, and the letter that carried the ruin to them at the head of the surah. One letter hangs whatever is hung: they dropped it out of another's share, and it ties their own share to its appointed time.
Yawm is indefinite, neither named nor defined. The root y-w-m is a stretch of duration gathered by two ends, that is, a portion with a first and a last rather than time at large. So its name is unknown while its being bounded is known, and the next verse will define it by what happens in it.
The root ʿ-ẓ-m denotes a fused, close-packed mass under a thick covering that screens it. So ʿiẓam is massiveness of body or of standing, whose rim is not seen. From this root comes the word for the bone in the body, which carries the frame: a hard mass that the flesh covers.
Here the surah meets itself. This craft consists wholly of boundaries: the brim of the vessel, the edge of the pan, the single hair that divides full from short; and now a massive measure is set before them whose limit is veiled and not to be taken in.
The word holds neither length nor breadth. ʿAẓīm, in its letters, is a mass closed over, not an extension along which a rule could run, and that is the hardest thing to set before a man who lives by measurements.
The rhyme is heard along with the sense. The four verses before this one close on an n that rings in the nose and then goes out: muṭaffifīn, yastawfūn, yukhsirūn, mabʿūthūn. The recitation then halts on ʿaẓīm, the lips shut on the m, and the sound is held in the hollow. The one verse-ending among these five that closes the mouth is the one that names what has no visible rim, and the n returns in the verse after it.
Whoever lived on the brim of the vessel is stood here before a massive measure that has no visible brim.
Two words complete the verse before them. "For a day" comes with a lām and not with "in," a destination aimed at rather than a vessel of time fallen into; it is the same lām that carried the ruin to them at the head of the surah and that went missing from kālūhum. The root y-w-m is a portion gathered by two ends, and the indefinite leaves its name unknown while its boundedness is known, the next verse defining it by what happens in it. ʿAẓīm, from ʿ-ẓ-m, is a fused, close-packed mass under a thick covering that screens it, a massiveness whose rim is not seen, in a form that makes it a settled attribute rather than a passing state. Against a craft that is all boundaries and fineness at the brim, the surah sets a massiveness with no visible brim to measure. The rhyme, too, is heard along with the sense: four verses close on an n that rings and goes out, the m then shuts the lips on this one alone, and the n returns in the verse after.
﴾ Pour un jour dont la masse n'a pas de bord visible (ʿaẓīm). ﴿
Le verset dit « pour un jour », non « en un jour ». Le lām est celui de la destination : le relèvement est dirigé vers lui et rapporté à lui, non pas seulement advenu dans son creux. Un jour visé, non un jour rencontré.
Ce lām est la lettre qui manquait dans kālūhum, et la lettre qui portait le malheur jusqu'à eux en tête de sourate. Une seule lettre accroche ce qui doit être accroché : ils l'ont retirée de la part d'autrui, et elle attache leur propre part à son échéance.
Yawm est indéterminé, ni nommé ni défini. La racine y-w-m est une durée étendue que deux extrémités rassemblent, une portion avec un premier et un dernier, non le temps en général. Son nom est donc inconnu et sa limitation connue. Le verset suivant le définira par ce qui s'y produit.
La racine ʿ-ẓ-m est une masse soudée et serrée sous une couverture épaisse qui la voile. Le ʿiẓam est donc une épaisseur de corps ou de mesure, dont le contour ne se voit pas. De cette racine vient l'os du corps : ce qui porte la charpente, une masse dure que la chair recouvre.
Ici la sourate se rejoint elle-même. Ce métier n'est fait que de bornes : le bord du récipient, l'arête du plateau, le cheveu unique qui sépare le plein du court. Voici que l'on place devant eux une mesure épaisse dont la limite est voilée et ne se laisse pas saisir.
Il n'y a dans le mot ni longueur ni largeur. ʿAẓīm, dans ses lettres, est une masse refermée, non une étendue qu'une règle parcourrait. C'est là le plus rude à poser devant un homme qui vit de mesures.
La finale s'entend en même temps que le sens. Les quatre versets qui précèdent se ferment sur un n qui résonne dans le nez puis sort : muṭaffifīn, yastawfūn, yukhsirūn, mabʿūthūn. Puis la récitation s'arrête sur ʿaẓīm, les lèvres se referment sur le m, et le son reste retenu dans le creux. La seule fin de ligne, parmi ces cinq, qui ferme la bouche est celle qui nomme ce dont le bord ne se voit pas, et le n revient au verset suivant.
Qui a vécu sur le bord du récipient est placé devant une mesure épaisse sans bord visible.
Deux mots achèvent la ligne précédente. « Pour un jour », avec un lām et non avec « en » : une destination visée, non un creux de temps rencontré. C'est le même lām qui portait le malheur jusqu'à eux en tête de sourate et qui manquait dans kālūhum. La racine y-w-m est une portion que deux extrémités rassemblent, et l'indétermination laisse son nom inconnu tandis que sa limitation est connue, le verset suivant la définissant par ce qui s'y produit. Et ʿaẓīm, de ʿ-ẓ-m : une masse soudée et serrée sous une couverture épaisse qui la voile, une épaisseur dont le contour ne se voit pas, dans une forme qui en fait un attribut fixe et non un état passager. À un métier tout en bornes et en finesse au bord, la sourate oppose une épaisseur sans bord visible à mesurer. La finale s'entend avec le sens : quatre versets se ferment sur un n qui résonne et sort, puis le m referme les lèvres sur celui-ci seul, et le n revient au verset suivant.