﴾ The day people are held together, undispersed, for the Rabb (the Nurturing Sustainer) who holds and raises every marked realm. ﴿
Yawma is in the accusative and spells out the indefinite day that precedes it; it is then annexed to a whole clause rather than to a noun. So the day is bounded by what takes place in it.
The surah defines its day as it defined its people, by an act rather than by a name: those ones were known by what their hands do, and the day is known by what people do in it.
The three letters of q-w-m hold no rising in any one of them: the q knots and fuses in the depth, the m draws together and holds what it has enclosed, and the w between them draws that holding out and lengthens it. So standing is, at root, the keeping of what has been gathered so that it does not fall apart; an upright frame is a fruit of that, not its origin.
From this root a man is said to qāma ʿalā an affair when he held it and did not let it scatter, and whatever holds together what it has gathered is called qayyim. In the root, the sense of holding comes before the sense of standing.
"The people" are the very ones who have already appeared in the surah. In ﴿اكْتَالُوا عَلَى النَّاسِ﴾ they stood in the genitive, under a particle that rose over them; here they stand in the nominative, as the doers of the act. The letter that had been above them is gone, and nothing now stands above anyone except what the last lām names.
This is a reversal of positions: those who were stood over are held, those who stood over them are held alongside them, and the holding is one holding, wide enough for all.
The root r-b-b denotes a continuous running that holds to its place, and the doubled b redoubles the clinging: it is a holding that walks with what it holds and carries it from lack to completeness. From the same root a man is said to have rabba a child when he brought him to his full growth, and the keeper of a house is called its rabb.
This is the same motion turned the other way. The one who shaves the measure holds and diminishes, while the Rabb holds and increases; the closing hand is one in both pictures, and the direction is two.
ʿĀlamīn is from ʿ-l-m; a realm is whatever carries within itself a mark that points to its maker, and a mark is what separates one amount from another, such as a line on the vessel or a notch on the beam of the balance. So whoever handled the mark on a measure is held for the Rabb of everything that is a mark.
The lām is the last working letter in these verses: it hung the ruin on them, tied the raising to its day, and here names the one for whom people are held. The one letter that dropped out of their measuring is the letter on which the whole surah is built.
The day is spelled out by what happens in it rather than by a name given from outside: yawma is annexed to a clause, just as the surah's people were known by the movement of their hands. Yaqūmu is from q-w-m, whose three letters are a knotting in the depth, a drawing-together that holds, and a w between them that lengthens the holding; so standing is the keeping of what is gathered so it does not fall apart, and an upright frame is its fruit rather than its origin. "The people" are the same people: in the surah they came in the genitive, under a particle that rose over them, in "they take the measure over people," and here they come in the nominative as doers, with the letter above them gone. Rabb is from r-b-b, a holding that walks with what it holds and carries it from lack to completeness; it is the shaver's own motion reversed, one closing hand with two directions. ʿĀlamīn is from ʿ-l-m: every realm is a mark pointing to its maker, and a mark is what separates one amount from another. The lām they dropped from another's measure is the letter that carried the ruin to them, tied the raising to its day, and here names the one for whom people are held.
﴾ Le jour où les gens sont tenus ensemble, sans se disperser, pour le Rabb (Celui qui fait croître et veille) de tous les mondes qui portent une marque. ﴿
Yawma vient à l'accusatif, explicitant le jour indéterminé qui précède, puis se trouve annexé à une proposition entière et non à un nom. Le jour est donc borné par ce qui s'y déroule.
La sourate définit son jour comme elle a défini ses gens : par un acte, non par un nom. Ceux-là furent connus par ce que font leurs mains ; le jour est connu par ce que les gens y font.
Les trois lettres de q-w-m ne portent d'élévation en aucune d'elles. Un q qui noue et soude en profondeur, un m qui rassemble et retient ce qu'il a enveloppé, et entre elles un w qui prolonge cette tenue et l'étire. Le fait de se tenir est donc, à la racine, la tenue de ce qui a été rassemblé pour qu'il ne se défasse pas ; une taille dressée en est un fruit et non l'origine.
De cette racine l'arabe dit d'un homme qu'il qāma ʿalā une affaire lorsqu'il l'a tenue et n'a pas laissé qu'elle se disperse, et nomme qayyim ce qui retient ce qu'il a rassemblé. La racine dit la tenue avant de dire la station.
Et « les gens » sont ceux-là mêmes qui ont déjà traversé la sourate. Ils se tenaient dans ﴿اكْتَالُوا عَلَى النَّاسِ﴾ au génitif, sous une particule qui les surplombait ; ici ils se tiennent au nominatif, comme sujets. La lettre qui était au-dessus d'eux a disparu, et rien n'est au-dessus de personne sinon ce que nomme le dernier lām.
C'est un renversement des positions. Ceux que l'on surplombait sont tenus ; ceux qui les surplombaient sont tenus à leurs côtés ; et la tenue est une seule tenue, assez large pour tous.
La racine r-b-b est un cours continu qui s'attache à sa place, et le redoublement du b redouble cette adhérence : une tenue qui marche avec ce qu'elle tient et le porte du manque à l'achèvement. De là, l'arabe dit d'un homme qu'il a rabba un enfant lorsqu'il l'a conduit à sa pleine croissance, et nomme le gardien d'une maison son rabb.
C'est le même mouvement, retourné. Celui qui rogne la mesure tient et diminue ; le Rabb tient et fait croître. La main qui se referme est une dans les deux tableaux ; la direction est double.
ʿĀlamīn vient de ʿ-l-m, et un monde est ce qui porte en lui-même une marque désignant son artisan. Une marque est ce qui sépare une quantité d'une autre : un trait sur le récipient, une encoche sur le fléau de la balance. Qui a manié la marque d'une mesure est donc tenu pour le Rabb de tout ce qui est marque.
Le lām est la dernière lettre qui opère dans ces versets. Il a accroché le malheur sur eux, il a lié le relèvement à son jour, et ici il nomme celui pour qui les gens sont tenus. Une seule lettre retranchée de leur mesure est la lettre sur laquelle toute la sourate est bâtie.
Le jour est explicité par ce qui s'y produit plutôt que par un nom donné du dehors : yawma est annexé à une proposition, comme les gens de la sourate furent connus par le mouvement de leurs mains. Yaqūmu vient de q-w-m, dont les trois lettres sont un nouage en profondeur, un rassemblement qui retient et, entre elles, un w qui prolonge la tenue ; se tenir est donc garder ce qui est rassemblé pour qu'il ne se défasse pas, et la taille dressée en est le fruit et non l'origine. « Les gens » sont les mêmes : ils sont venus dans la sourate au génitif, sous une particule qui les surplombait, dans « ils prennent la mesure sur les gens », et ils viennent ici au nominatif comme sujets, la lettre au-dessus d'eux ayant disparu. Rabb vient de r-b-b : une tenue qui marche avec ce qu'elle tient et le porte du manque à l'achèvement, le mouvement même du rogneur retourné, une seule main qui se referme et deux directions. ʿĀlamīn vient de ʿ-l-m : tout monde est une marque désignant son artisan, et une marque est ce qui sépare une quantité d'une autre. Le lām qu'ils avaient retranché de la mesure d'autrui est la lettre qui a porté le malheur jusqu'à eux, lié le relèvement à son jour, et qui nomme ici celui pour qui les gens sont tenus.