﴾ Iram of the pillars, she of the upraised columns. ﴿
Iram is a proper name in apposition to what precedes it; it fixes who is meant and describes what is meant only by what follows it. The verse does not explain the name with a story. It sets the name down bare and then attaches to it its single description, "of the pillars." So the speech holds the listener at a name already known, or nearly known, opening no door into narration and pointing to one shape only: a people known by their pillars.
There is eloquence in stripping the name of its story. The aim is to summon the image of a power standing on columns, to be weighed against what comes after it; the telling of what was is not the aim. The name serves as a preface, and the description carries the weight.
Dhāt denotes the one who owns a thing and keeps to it, a relation that makes the one described the holder of what is joined to it, in a keeping that does not part from it. With "of the pillars," the pillars become a fixed description of her, as though she were known only by them, standing on her columns and tied to them as an owner is tied to what is owned.
This relation binds the description tight. The verse says "of the pillars," as of something that stays, rather than "she has pillars," as of something that happens to be there. The pillars are her title, the name by which she is mentioned, and not goods in passing. This draws her visible firmness more strongly, and draws more strongly still, further on, what befell a firm thing that was thought never to pass away.
Al-ʿimād is from ʿ-m-d: that on which a thing is set up, so that it leans on it and does not fall, as the standing column carries what is above it. The root gives ʿamadtu al-shayʾ, "I set the thing up and propped it," and al-ʿumda, what one turns back to and leans upon. So in this root the ʿimād is what keeps a standing thing standing; without it, what rose high would come crashing down.
To describe the people as "of the pillars" portrays them at the highest point that building and might can reach, a height carried on columns that bear witness for it. What follows makes this very height the place of the lesson: the verses after it say "the like of which was not shaped in any lands," and then a scourge of punishment comes down upon her. So the pillars she was raised by are the pillars by which she is remembered, through the fall of what they carried.
The verse sets down a fixed name, Iram, in apposition; without narrating, it calls up the image of a people and attaches to them their single description. Dhāt is a relation of keeping, which makes the pillars her title rather than something that merely happens to be in her. Al-ʿimād, from ʿ-m-d, is what a building is set up on, so that it leans and does not fall, that is, what keeps the standing thing standing. So the verse draws a power raised on columns, firm to the eye and ascribed to its own firmness. It prepares for what comes after it: what is raised on pillars remains dependent on the leave of the one who raised it, and when the leave is gone, the pillars are gone.
﴾ Iram aux colonnes, celle aux piliers dressés. ﴿
Iram vient comme un nom propre posé en apposition à ce qui le précède. Il fixe qui est visé, et ne le décrit ensuite que par ce qui le suit. Le verset n'explique pas le nom par un récit ; il le pose nu, puis y suspend sa description unique, « aux colonnes ». La parole retient ainsi l'auditeur devant un nom déjà connu, ou presque. Elle ne lui ouvre pas la porte du récit, mais l'oriente vers une seule figure : un peuple connu par ses colonnes.
Il y a de l'éloquence à dépouiller le nom de son récit. Le but n'est pas que soit raconté ce qui fut, mais que soit convoquée l'image d'une puissance dressée sur des colonnes, pour être pesée à ce qui vient après elle. Le nom est un préambule, et la description est le poids.
Dhāt désigne celle qui possède une chose et s'y tient attachée. C'est une relation qui fait du décrit le détenteur de ce qui lui est joint, dans une tenue qui ne s'en sépare pas. Quand on dit « aux colonnes », les colonnes sont devenues une description fixe d'elle, comme si elle n'était connue que par elles : dressée sur ses colonnes, rattachée à elles comme un possesseur l'est à ce qu'il possède.
Cette relation serre la description. On n'a pas dit « elle a des colonnes », comme d'une chose qui s'y trouve par accident, mais « aux colonnes », comme d'une chose qui demeure. Les colonnes ne sont pas un bien de passage ; elles sont son titre, ce par quoi on la mentionne. Voilà qui peint plus fortement sa fermeté visible, et qui peindra plus fortement encore, plus loin, ce qui advint à une chose ferme que l'on croyait ne jamais passer.
Al-ʿimād vient de ʿ-m-d : ce sur quoi une chose est dressée, en sorte qu'elle s'y appuie et ne tombe pas. La colonne debout porte ce qui est au-dessus d'elle. De là viennent ʿamadtu al-shayʾ, « j'ai dressé la chose et je l'ai étayée », et al-ʿumda, ce vers quoi l'on revient et sur quoi l'on s'appuie. Dans cette racine, l'ʿimād est donc ce qui tient debout ce qui se tient : sans lui, ce qui s'est élevé s'écroulerait.
Décrire le peuple comme « aux colonnes » le dessine au plus haut de ce que peuvent atteindre la bâtisse et la force : une hauteur portée sur des colonnes qui témoignent pour elle. Qui écoute la suite trouve que cette hauteur même est le lieu de la leçon. Car les versets d'après disent « dont la pareille ne fut point façonnée dans les contrées », puis le fouet d'un châtiment s'abat sur elle. Les colonnes qui l'ont élevée sont donc les colonnes par lesquelles on la rappelle, à travers la chute de ce qu'elles portaient.
Le verset pose un nom fixe, Iram, en apposition. Il ne raconte pas ; il fait venir l'image d'un peuple, puis lui suspend sa seule description. Dhāt est une relation de tenue, qui fait des colonnes son titre et non une chose qui se trouve en elle par accident. Et al-ʿimād, de ʿ-m-d, est ce sur quoi une bâtisse est dressée, en sorte qu'elle s'appuie et ne tombe pas : ce qui tient debout ce qui se tient. Le verset dessine donc une puissance élevée sur des colonnes, ferme au regard et rapportée à sa propre fermeté. Il prépare ce qui suit : ce qui est élevé sur des colonnes reste suspendu à la permission de celui qui l'a élevé, et quand la permission s'en va, les colonnes s'en vont.