﴾ Upon the seats that hold whatever settles into them (al-arāʾik), they are sending out their gaze. ﴿
In the verse before this they were "within"; in this one they are "upon". Two prepositions in two lines put them in two places at once: surrounded by something with no visible edge, and raised on something that can be seen and touched.
Al-arāʾik is from ʾ-r-k, a holding-in that grips without pressing, into which whatever grows still sinks down. So the seat here is not merely a surface sat on; it is a place that takes the body in, lets it drop, and keeps it. Whatever weighs on it does not slide off it.
And the place is put before the act. The verse does not say "they look, upon the seats"; it settles them first and only then lets their sight go. One comes to rest before one looks, and a looking with no rest under it is restlessness.
Naẓar, from n-ẓ-r, is a sending out from within that covers what it falls on and runs along it toward a target. It is not the passing glance; it is a deliberate release with a direction in it.
And then the verse closes on the verb and names nothing that is looked at. A verb whose whole charge is aim is left with no aim stated, not because a direction went missing, but because every direction has been opened.
The same two words come back word for word at the end of the Surah, and there something stands in front of them to fill the space. One place, said twice: once with the gaze unbounded, once with something for it to land on. Whoever is seated where he does not slide, looks where he is not fenced.
Two prepositions follow one another over the same people: "within", in the verse before, surrounded them; "upon", here, lifts them. Al-arāʾik, from ʾ-r-k, is a holding-in that keeps whatever sinks into it from sliding off, and that is why it stands before the verb: one comes to rest, and then one looks. And the sending out of the gaze, from n-ẓ-r, is a deliberate release of sight toward a direction, and it closes the line with nothing looked at. The verse hands over the act of aiming and holds back the naming, so the looking stays spread out as the softness before it was spread out with no article.
﴾ Sur les sièges qui retiennent ce qui s'y enfonce (al-arāʾik), ils portent leur regard. ﴿
Au verset précédent ils étaient « au-dedans » ; à celui-ci ils sont « sur ». Deux particules en deux lignes les posent en deux lieux à la fois : entourés par ce dont on ne voit pas le bord, élevés sur ce qui se voit et se touche.
Al-arāʾik vient de ʾ-r-k : une retenue qui tient sans presser, et dans laquelle s'enfonce ce qui s'y apaise. Le siège n'est donc pas seulement une surface où l'on s'assoit ; c'est un lieu qui reçoit le corps, le laisse descendre et le garde. Ce qui pèse sur lui n'en glisse pas.
Et le lieu est placé avant l'acte. Le verset ne dit pas « ils regardent, sur les sièges » : il les installe d'abord, et alors seulement libère leur vue. On se pose avant de regarder, et un regard sans assise dessous n'est qu'inquiétude.
Naẓar, de n-ẓ-r, est une émission venue du dedans qui recouvre ce sur quoi elle tombe et court le long de cela vers une cible. Ce n'est pas le coup d'œil qui passe : c'est un envoi voulu, muni d'une direction.
Et voici que le verset se ferme sur le verbe sans nommer ce qui est regardé. Un verbe dont toute la charge est la visée reste sans visée énoncée, non qu'une direction manque, mais parce que toute direction s'est ouverte.
Les deux mêmes mots reviennent mot pour mot à la fin de la sourate, et là quelque chose se tient devant eux pour combler le vide. Un seul lieu, dit deux fois : une fois le regard sans borne, une fois avec de quoi s'y poser. Qui est assis là où il ne glisse pas regarde là où on ne le clôt pas.
Deux particules se succèdent sur les mêmes personnes : « au-dedans », au verset précédent, les entourait ; « sur », ici, les élève. Al-arāʾik, de ʾ-r-k, est une retenue qui empêche de glisser ce qui s'y enfonce, et c'est pourquoi le lieu passe avant le verbe : on se pose, et alors on regarde. Et le port du regard, de n-ẓ-r, est un envoi voulu de la vue vers une direction, et il ferme la ligne sans rien de regardé. Le verset livre l'acte de viser et retient la désignation, si bien que le regard demeure étendu comme fut étendue avant lui la douceur laissée sans article.