﴾ Indeed the wide-open, the unstinting (al-abrār) are inside a softness that comes down and settles over them (naʿīm). ﴿
Three times in this Surah the same frame comes down: "indeed", then a noun, then "are within", then a place. Twice the noun was a record: the record of those who tear open the limits set for them is in Sijjīn, and then the record of the wide-open is in ʿIlliyyūn. The third time the possessed word falls away and only its possessors are left standing.
What was news about a page becomes news about the people whose page it is. The page is in ʿIlliyyūn; they are in a softness. One step lies between the two sentences: that what was said of a man's record now be said of the man.
The word chosen for them, al-abrār, is from b-r-r, an opening that goes out and runs and comes to no shore, as open land lies over against a sea held in between its two coasts. Whoever is described this way has no edge at which his giving turns back.
The verse does not say "they have a softness." It says they are "within" one, and the difference between the two prepositions is the difference between a palm closing on a thing and an air closing around a person.
Naʿīm, from n-ʿ-m, is a giving that rises out of a depth, comes down soft, settles, and takes in whoever it came down upon; from this same root comes softness to the touch. It is a thing one is submerged in, not a thing one carries.
And it is left indefinite, "a softness", with no article, nothing bounded, nothing pointed at in particular. It will come back two verses on, with its article, once its trace can be read off faces.
The frame lands a third time in the Surah and its subject shifts: what was a record becomes the people of the record. Al-abrār, from b-r-r, is an opening that goes out and runs and comes to no shore; and "within a softness" is a containing and not an owning, n-ʿ-m a giving that comes down soft and takes in whoever it came down upon. So the one who withheld his own breadth from no one is enclosed by a breadth whose edge he never reaches, and the last word is left indefinite, so its measure stays open as its owner stayed open.
﴾ Certes ceux qui s'ouvrent et courent sans borne (al-abrār) sont au-dedans d'une douceur qui descend et se pose sur eux (naʿīm). ﴿
Trois fois dans cette sourate descend le même moule : « certes », puis un nom, puis « sont au-dedans de », puis un lieu. Deux fois le nom fut un registre : le registre de ceux qui déchirent les bornes qui leur sont posées est dans Sijjīn, puis le registre de ceux qui s'ouvrent est dans ʿIlliyyūn. La troisième fois, le mot possédé tombe et il ne reste debout que ses possesseurs.
Ce qui était nouvelle d'une page devient nouvelle des gens de cette page. La page est dans ʿIlliyyūn ; eux sont dans une douceur. Entre les deux phrases, un seul pas : que l'on dise de l'homme ce qui fut dit de son registre.
Le mot retenu pour eux, al-abrār, vient de b-r-r : une ouverture qui sort, qui court et n'atteint aucun rivage, comme la terre étendue face à la mer retenue entre ses deux côtes. Qui se laisse décrire ainsi n'a pas de bord où son don rebrousse chemin.
Le verset ne dit pas « ils ont une douceur ». Il dit qu'ils sont « au-dedans » d'une douceur, et la différence entre les deux particules est celle d'une paume qui se referme sur une chose et d'un air qui se referme sur une personne.
Naʿīm, de n-ʿ-m, est un don qui monte d'une profondeur, descend avec souplesse, se pose et prend en lui celui sur qui il est descendu ; de cette même racine vient la douceur au toucher. C'est une chose où l'on est immergé, non une chose que l'on porte.
Et elle reste indéterminée, « une douceur », sans article, sans borne, sans rien qu'on désigne en propre. Elle reviendra deux versets plus loin, avec son article, quand sa trace se lira sur des visages.
Le moule tombe une troisième fois dans la sourate et son sujet se déplace : ce qui était un registre devient les gens du registre. Al-abrār, de b-r-r, est une ouverture qui sort, qui court et n'atteint aucun rivage ; et « au-dedans d'une douceur » enveloppe et ne donne pas en propriété, n-ʿ-m étant un don qui descend avec souplesse et prend en lui celui sur qui il est descendu. Ainsi celui qui n'a retenu sa largeur à personne est enclos dans une largeur dont il n'atteint pas le bord, et le dernier mot reste indéterminé : sa mesure demeure ouverte comme est demeuré ouvert celui à qui elle revient.