﴾ They are given to drink of a running held in until it comes through clear (raḥīq), a thing closed off and sealed. ﴿
The verse does not say "they drink" here, nor "they pour". It says "they are given to drink", a construction that drops the doer and stands them in the place of those something is done to. No cup is passed around by their own hands in this line.
And the verb, from s-q-y, is a flowing with its direction fixed, reaching its destination gently. At root the act is a delivering, and what is delivered to you is not what you reached for. Whoever is given to drink did not measure his own share.
The Surah opened on people who measure for themselves by their own hand and take it to the full; here are people who do not measure at all. At its head a hand reaches into a measuring vessel; here a palm is opened and filled.
Min takes a portion. The verse does not say "they are given a clear drink" but "of a clear drink": a piece of a whole. Those described in the preceding verses by their openness are given by measure.
And raḥīq, from r-ḥ-q, is a running held in a narrow interior until it concentrates there and comes through clear, with nothing left in it that would run off. Its clearness is not that something was taken out of it; it is that it was held until there was nothing left to take.
Sealing, kh-t-m, is the stopping of an opening by a fine pressure that clings and does not come loose. It is an ending, never a beginning: nothing is sealed that is not already complete.
And what a seal on a vessel says is one sentence: nothing was taken from this and nothing was added to it. So the second description guards the first: it came clear, then it was closed upon its clearness.
This Surah holds another closing, on the opposite side, where a party is screened off from their Lord on that day. There a screen stands between two and shuts out; here a closure is pressed onto a thing and keeps it whole. The shape of the closing is one; what it closes upon turns its meaning over.
"They are given to drink" is a verb with no doer in the wording, and they are what it is done to; the giving to drink, from s-q-y, is a directed delivering that reaches its destination gently: people who do not measure for themselves, as the first party the Surah named measured for itself. And "of" takes a piece out of a whole. Raḥīq, from r-ḥ-q, is a running held in until it concentrates and comes clear of itself, not by anything being drawn out of it. Then "sealed", from kh-t-m, is a fine stopping that clings and does not come loose, an ending that arrives after completion: the clearness first, and then the seal upon it. A drink described first by its clearness and then by the fact that no one reached it, handed to people who did not reach out their hand for it. The Surah began with a hand in a measuring vessel and arrives at an open palm.
﴾ On leur donne à boire d'un courant retenu jusqu'à ressortir net (raḥīq), une chose close et scellée. ﴿
Le verset ne dit pas ici « ils boivent », ni « ils versent ». Il dit « on leur donne à boire », tournure qui efface l'agent et les place là où se tient celui à qui l'on fait quelque chose. Aucune coupe n'est ici passée par leurs propres mains.
Et le verbe, de s-q-y, est un écoulement à direction fixée, qui atteint sa destination avec douceur. À la racine, l'acte est un acheminement, et ce qu'on t'achemine n'est pas ce que tu es allé prendre. Qui reçoit à boire n'a pas mesuré sa part.
La sourate s'est ouverte sur des gens qui mesurent pour eux-mêmes de leur propre main et prennent leur plein ; voici des gens qui ne mesurent pas. En tête, une main plonge dans la mesure ; ici, une paume s'ouvre et se remplit.
Min prélève une part. Le verset ne dit pas « on leur donne une boisson nette » mais « d'une boisson nette » : un morceau d'un tout. Ceux que les versets précédents décrivaient par leur ouverture reçoivent, eux, par mesure.
Et raḥīq, de r-ḥ-q, est un courant retenu dans un étroit intérieur jusqu'à s'y concentrer et en ressortir net, sans plus rien qui s'en écoule. Sa netteté ne vient pas de ce qu'on lui a retiré quelque chose : elle vient de ce qu'il a été retenu jusqu'à n'avoir plus rien à retirer.
Le sceau, kh-t-m, est la fermeture d'une ouverture par une pression fine qui adhère et ne se défait pas. C'est une fin et jamais un commencement : on ne scelle que ce qui est déjà accompli.
Et ce que dit un sceau posé sur un vase tient en une phrase : rien n'en a été pris, rien n'y a été ajouté. La seconde qualification garde donc la première : elle est venue nette, puis on l'a close sur sa netteté.
Cette sourate tient une autre fermeture, du côté opposé, où un groupe est voilé de son Seigneur ce jour-là. Là un voile se dresse entre deux et empêche ; ici une fermeture se presse sur une chose et la préserve. La figure de la clôture est une ; ce sur quoi elle se referme en retourne le sens.
« On leur donne à boire » est un verbe sans agent dans la lettre, et ce sont eux qu'on affecte ; le fait de donner à boire, de s-q-y, est un acheminement orienté qui atteint sa destination avec douceur : des gens qui ne mesurent pas pour eux-mêmes, comme mesurait pour soi le premier groupe que la sourate a nommé. Et « d'un » prélève un morceau sur un tout. Raḥīq, de r-ḥ-q, est un courant retenu jusqu'à se concentrer et ressortir net de lui-même, sans qu'on lui ait rien retiré. Puis « scellée », de kh-t-m, est une fermeture fine qui adhère et ne se défait pas, une fin qui vient après l'achèvement : la netteté d'abord, et le sceau ensuite sur elle. Une boisson décrite d'abord par sa netteté, puis par le fait que nul ne l'a atteinte, tendue à des gens qui n'ont pas tendu la main. La sourate a commencé par une main dans la mesure et parvient à une paume ouverte.