﴾ When two groups among you were about to lose heart, though Allah was their guardian. Upon Allah, then, let the trusting rely. ﴿
"When" depends on the time called up by the going out and the assigning of places, and it opens a new condition within that time. Intent, from h-m-m, is a channel that empties and through which the breath runs; the repeated mīm then thickens the holding of the purpose within. The agent, "two groups," is in the dual, which forbids blurring them into an undefined plural. Group, from ṭ-w-f, is a broad covering that runs on without a break over the edges of a thing and goes round it. "Among you" is partitive and places the two of them inside the addressees, not two bodies brought in from outside.
"To lose heart" connects the intent to the act toward which it turned. The dual in the verb gathers the two groups again, confining the intent to them and leaving the rest of the addressees outside this description. Losing heart, from f-sh-l, is a cleft that gathers into confinement and then extends, so the force weakens and the movement goes slack. The subjunctive present makes it the object of the intent's aim, not a completed result established by the text. The verse is therefore marking an inward approach to weakness while leaving the door open to whatever will cut across that course.
The conjunction is one of circumstance: the intent fell while Allah was their guardian. The dual pronoun returns to the same two groups, so it keeps the guardianship around them together with their weakness. Guardianship, from w-l-y, is a connection that attaches and extends and then runs on in nearness; "guardian" is an adjective of fixed quality and carries the steadiness of that nearness and that support. The sentence leaves the occurrence of the intent undenied while forbidding that the losing of heart be read as a final severing of the bond.
The conjunction joins a general consequence, and "upon Allah" is placed before the command so that the One upon whom reliance is laid stands out first. Entrusting, from w-k-l, is a connection that withholds and holds and then attaches and extends, and the fifth form brings the agent deliberately into casting his affair upon the One who suffices him. The lām of the command calls for this entrusting, and its agent, "the trusting," is an active participle carrying the nature of a continuing trust. In this way the verse moves from the intent of two groups to a rule for all who trust.
The verse holds the moment of weakness within the narrowest bounds that its grammar and wording show: two groups only, and those from among the addressees, who were about to lose heart without any complete losing of heart being established. In that same moment the clause of circumstance establishes that Allah is their guardian, so the weakness does not cancel the connection that stands. The general command is then drawn out by placing "upon Allah" first: let the trusting rely. The way out of a movement gone slack is a deliberate and aware reliance upon the guardian whom that same clause of circumstance established, and with it the general command returns to the bond that was never cut.
﴾ Lorsque deux groupes parmi vous furent sur le point de faiblir, alors que Allāh était leur protecteur. Que les confiants s'en remettent donc à Allāh. ﴿
« Lorsque » se rattache au temps rappelé de la sortie et de l'assignation des places, et il ouvre au-dedans de ce temps un état nouveau. L'élan intérieur, de h-m-m, est un cours qui se vide et par où le souffle passe, puis la consonne redoublée en épaissit la tenue du dessein au-dedans. Le sujet, « deux groupes », est au duel, ce qui interdit de les brouiller dans un pluriel indistinct. Le groupe, de ṭ-w-f, est une large couverture qui court sans rupture sur les bords de la chose et tourne autour d'elle. « Parmi vous » est partitif et place les deux au-dedans des destinataires, non comme deux corps venus du dehors.
« Faiblir » relie l'élan à l'acte vers lequel il s'est tourné. Le duel du verbe ramène les deux groupes ensemble, confine l'élan en eux et laisse le reste des destinataires hors de cette description. Le fait de faiblir, de f-sh-l, est une fente qui se rassemble dans le resserrement puis s'étend, de sorte que la force s'affaiblit et que le mouvement se relâche. Le présent subordonné en fait ce que l'élan visait, non un résultat accompli que le texte établirait. Le verset relève donc une approche intérieure de la faiblesse, et il laisse ouverte la porte de ce qui viendra trancher ce cours.
La conjonction est ici de circonstance : l'élan est tombé alors que Allāh était leur protecteur. Le pronom est au duel et revient à ces deux mêmes groupes, si bien qu'il maintient la protection autour d'eux avec leur faiblesse même. La protection, de w-l-y, est une liaison qui s'attache et s'étend puis court dans la proximité, et « protecteur » est un adjectif de qualité fixe, portant la stabilité de cette proximité et de ce soutien. La phrase ne nie pas que l'élan ait eu lieu, mais elle interdit que le fait de faiblir se lise comme une rupture finale du lien.
La conjonction joint une conséquence générale, et « à Allāh » est placé avant l'ordre pour que se détache d'abord Celui sur qui l'appui est déposé. Le fait de s'en remettre, de w-k-l, est une liaison qui retient et qui tient, puis s'attache et s'étend, et la cinquième forme fait entrer l'agent, de propos délibéré, dans le fait de déposer son affaire sur Celui qui lui suffit. Le lām de l'ordre demande ce dépôt, et le sujet, « les confiants », est un participe actif qui porte la nature d'une confiance qui dure. Ainsi le verset passe de l'élan de deux groupes à une règle pour tous ceux qui font confiance.
Le verset tient le moment de la faiblesse dans les bornes les plus étroites que sa grammaire et sa formulation laissent voir : deux groupes seulement, et ils sont d'entre les destinataires, qui furent sur le point de faiblir sans qu'aucun fléchissement accompli soit établi. Dans ce même moment la proposition de circonstance établit que Allāh est leur protecteur, de sorte que la faiblesse n'annule pas le lien qui tient. Puis l'ordre général se tire de la mise en avant de « à Allāh » : que les confiants s'en remettent. L'issue d'un mouvement relâché est un appui délibéré et conscient sur le protecteur que cette même proposition de circonstance a établi, si bien que l'ordre général revient au lien qui n'a jamais été coupé.