﴾ Say: whether you conceal what is within your chests or bring it into view, God knows it. He knows what is in the heavens and what is in the earth. God is powerful over every thing. ﴿
Concealment, from kh-f-y, opens a subtle passage that removes a thing from appearance. Disclosure brings it to the surface. "Or" places both conditions under one answer: God knows it.
The known begins with what lies within chests, containers of inward direction. The circle then widens to everything in the heavens and earth.
Knowledge, from ʿ-l-m, is disclosure rising from depth and gathering firmly. Divine knowledge does not wait for a person to bring the concealed into view.
The close joins knowledge to power. Qadr, from q-d-r, measures and carries each thing within its bound. Concealment creates no region outside knowledge or measure.
What lies within the chest appears furthest from the witness of others, yet the verse does not leave it as a realm beside the heavens and earth. It is contained within that totality and is named first because concealment begins there in human awareness. What its bearer calls inward remains within the repeated "what is in" of the two wider fields. The human inward is concealed from limited sight, not from the knowledge encompassing the field and everything within it.
Disclosure therefore creates no new knowledge for God, just as concealment creates no temporary ignorance to be removed. The two conditions disclose the person's relation to what is held within: retaining it or bringing it forth. The ending also refuses to separate knowledge from power, so the known does not become something exposed yet outside measure. Everything moving between chest and appearance remains within encompassing knowledge and power from which no thing departs. Concealment thereby loses the illusion of being an exit from account, without the self losing responsibility for what it chose to retain or disclose.
Hidden and visible describe the thing's relation to the observer, not its relation to the One whose knowledge contains both.
﴾ Dis : que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou que vous le mettiez au jour, Dieu le sait. Il sait ce qui est dans les cieux et ce qui est dans la terre. Dieu est puissant sur toute chose. ﴿
La dissimulation, de kh-f-y, ouvre un passage subtil qui retire une chose de l'apparition. Le dévoilement la porte à la surface. « Ou » place les deux conditions sous une même réponse : Dieu le sait.
Le connu commence par ce qui demeure dans les poitrines, réceptacles de la direction intérieure. Le cercle s'élargit ensuite à tout ce qui se trouve dans les cieux et la terre.
Le savoir, de ʿ-l-m, est un dévoilement qui monte de la profondeur et se rassemble fermement. Le savoir divin n'attend pas qu'une personne porte le caché au jour.
La fin joint le savoir à la puissance. Qadr, de q-d-r, mesure et conduit chaque chose dans sa limite. La dissimulation ne crée aucune région extérieure au savoir ou à la mesure.
Ce qui demeure dans la poitrine paraît le plus éloigné du témoignage des autres, mais le verset ne le laisse pas former un domaine à côté des cieux et de la terre. Il est contenu dans cette totalité et se trouve nommé en premier parce que la dissimulation commence là dans la conscience humaine. Ce que son porteur appelle intérieur demeure dans le « ce qui est dans » répété des deux champs plus vastes. L'intérieur humain est caché à un regard limité, non au savoir qui enveloppe le champ et tout ce qui s'y trouve.
Le dévoilement ne crée donc aucun savoir nouveau pour Dieu, tout comme la dissimulation ne crée aucune ignorance provisoire qu'il faudrait enlever. Les deux conditions dévoilent la relation de la personne à ce qu'elle tient en elle : le retenir ou le faire paraître. La fin refuse aussi de séparer le savoir de la puissance, afin que le connu ne devienne pas une chose dévoilée mais extérieure à la mesure. Tout ce qui passe de la poitrine à l'apparence demeure dans un savoir enveloppant et une puissance dont rien ne sort. La dissimulation perd ainsi l'illusion d'être une sortie hors du compte, sans que l'être perde la responsabilité de ce qu'il choisit de retenir ou de montrer.
Caché et visible décrivent la relation de la chose à l'observateur, non sa relation à Celui dont le savoir contient les deux.