﴾ Our Rabb (the Nurturing Sustainer), You are gathering humankind for a day in which there is no doubt. Allah does not break the appointed promise. ﴿
The prayer carries on with "our Rabb," but it moves from asking to stating: "You are gathering humankind." The emphatic particle fixes the statement, and jāmiʿ, an active participle, makes the gathering a standing description, not a passing report about an act already done. The root j-m-ʿ joins coming together to close adhesion and then brings it into view, and whatever has scattered across the field is returned to one assembly.
Those gathered are "humankind," a word that takes the whole kind into itself within this clause, so the breadth of the gathering falls upon the breadth of the word. The quality they carry here is that they are gathered, and the binding of jāmiʿ to them lets the gathering fall upon them by their kind and nothing else. What begins with all people ends with all of them, and the assembly stays as wide as the noun that named those gathered.
The lām in "for a day" turns the gathering toward an end: they are gathered for a day. The day is left indefinite, and what marks it out in this clause is one description clinging to it: "there is no doubt in it." Rayb, from r-y-b, is a current that extends and is then held back under pressure, an unrest that settles upon no one direction; in this day, doubt finds no channel.
The verse does not say, "we do not doubt it," which would make the negation a state inside minds. The phrase it uses, "there is no doubt in it," denies doubt of the day within the wording itself. One who doubts may doubt, and the appointment does not thereby become doubtful in its standing. The dust a walker raises does not shift the place of the road.
The close moves out of direct address, "You," into the manifest name: "Allah does not break the appointed promise," and the shift turns what was a prayer into a witness spoken for all. Ikhlāf, from kh-l-f, carries an emptiness stretching out after a parting, as though a promise had left its place and failed to come. The negative refuses that this emptiness should fall.
Mīʿād, the appointed promise, comes from w-ʿ-d: a joining that rises out of the depth, then holds and is set exactly. It is the binding of a word to a settled meeting, rather than merely a time upon a line. So the two roots, the gathering and the promise, meet: the first draws in what was scattered, and the second holds firm so that the place of meeting is not left empty.
The sentence opens as a prayer and closes as a witness: "Our Rabb, You are gathering," and then "Allah does not break the appointed promise." Between the two stands a day toward which the throngs of humankind are turned and inside which doubt finds no channel. The gathering answers the scattering, and the promise fills the appointment so that nothing empty is left in it. As long as the One who gathers is the keeper of the appointment, distance among people does not become distance from the meeting.
﴾ Toi qui nous fais croître, Tu rassembles les humains pour un jour où il n'est aucun doute. Allāh ne manque pas au rendez-vous promis. ﴿
La prière se poursuit avec « Toi qui nous fais croître », mais elle passe de la demande à l'affirmation : « Tu rassembles les humains ». La particule d'insistance affermit l'énoncé, et jāmiʿ, participe actif, fait du rassemblement, affirmé sous la forme du nom, une qualité qui demeure, et non le récit passager d'un acte déjà accompli. La racine j-m-ʿ joint la réunion à l'adhérence étroite, puis la fait paraître. Ce qui s'est dispersé dans l'étendue est ramené à une seule assemblée.
Ceux qui sont rassemblés sont « les humains », un mot qui embrasse le genre entier dans cette phrase, en sorte que l'ampleur du rassemblement épouse l'ampleur du mot. La qualité qu'ils portent ici est d'être rassemblés : l'annexion de jāmiʿ à eux fait tomber le rassemblement sur eux par leur seul genre. Ce qui commence avec tous les humains s'achève sur eux tous, et l'assemblée demeure aussi vaste que le nom qui a nommé les rassemblés.
Le lām de « pour un jour » oriente le rassemblement vers une fin : Il les rassemble pour un jour, un rendez-vous qui attire à lui le rassemblement. Le jour est indéfini, et ce qui le désigne dans cette phrase est une seule description qui lui reste attachée : « où il n'est aucun doute ». Rayb, de r-y-b, est un courant qui s'étend puis se trouve retenu sous pression, une inquiétude qui ne se fixe sur aucune direction. Mais dans ce jour-ci, le doute ne trouve aucun lit où couler.
Le verset ne dit pas « nous n'en doutons pas », ce qui ferait de la négation un état logé dans les âmes ; il dit « il n'est aucun doute », et nie le doute à propos du jour dans la formule même. Celui qui doute peut douter, et le rendez-vous n'en devient pas pour autant douteux quant à sa fermeté. La poussière du marcheur ne change pas la place de la route.
La clôture sort de l'adresse directe, « Tu », vers le nom manifeste : « Allāh ne manque pas au rendez-vous promis ». Ce passage fait de ce qui était une prière un témoignage pour tous. Le manquement, ikhlāf, de kh-l-f, porte un vide qui s'étend après une séparation, comme si la promesse quittait sa place et ne se présentait pas. La négation lā refuse que ce vide advienne : la promesse ne laisse derrière elle aucun vide.
Mīʿād, le rendez-vous promis, vient de w-ʿ-d : une jonction qui surgit de la profondeur, puis qui tient et se trouve réglée avec exactitude. Ce n'est pas seulement un temps posé sur une ligne, mais le lien d'une parole à une rencontre arrêtée. C'est pourquoi les deux racines, celle du rassemblement et celle de la promesse, se rejoignent : la première réunit ce qui était dispersé, la seconde tient ferme et ne laisse pas vide le lieu de la rencontre.
La phrase s'ouvre sur une prière et se ferme sur un témoignage : « Toi qui nous fais croître, Tu rassembles », puis « Allāh ne manque pas au rendez-vous promis ». Entre les deux, un jour vers lequel se tournent les foules des humains, et où le doute ne trouve aucun lit. Le rassemblement répond à la dispersion, et la promesse remplit le rendez-vous sans y laisser de vide. Tant que Celui qui rassemble est aussi le maître du rendez-vous, la distance entre les humains ne devient pas distance à la rencontre.