﴾ No indeed. The writing of those whose doing runs wide (al-abrār) is in heights upon heights (ʿilliyyīn). ﴿
Kallā a third time in five verses. This one turns back no saying, as the first did, and opens no report about their state, as the second did. After it no one is barred and no fire is named, and another half begins.
And see what the Surah does with the sentence. It had said, "the writing of those who break open is in sijjīn", and now it says the same sentence, in the same order and with the same particles, and only two nouns change in it. One mould filled twice, and everything that differs lies between the two fillings.
The verse did not say "the writing" on its own; it joined it to a particular people. Writing, in its letters, is a fine holding bound to its place so that it stays; from the same root comes the sewing shut of a waterskin so that nothing leaks out of it. So a writing is what a thing has been held in, to its own measure, with nothing slipping out and nothing added on.
And al-abrār, in their root, is a coming out that runs on and widens; from it comes the name for the open dry land as against the sea held in by two shores, and the person whose doing widens over those next to him. So the description chosen for them is width. And what has widened is kept in a writing that holds it to its measure, so that not a grain of it goes missing. Width is preserved by exactness, not by being let loose.
The emphatic lām falls on the place-phrase, so what is affirmed is where the writing is, not that it is. And "in" makes it contained inside, not lifted on top. Height, in its letters, is a coming forth out of depth that extends and is then bound to what is above it: a rising that ties what is below to what is higher, not an edge where things stop.
Then the form: ʿilliyyīn takes the plural ending used for those who have understanding. And the Surah leaves the word hanging for exactly one verse: it asks about it in the next verse, then answers it itself in the two after that. It asks about its own word and then answers, so that nothing outside it is needed.
Kallā a third time, and this one turns the page. The sentence is the sentence of the first half in its own order: "the writing of those who break open is in sijjīn" has become "the writing of those whose doing runs wide is in ʿilliyyīn", with only two nouns changed inside one mould. A writing is a fine holding bound to its place so that it stays, and it is joined here to the people whose it is. Their root is a width that runs and is not dammed, so what widened in them is kept in a holder that fixes it to its measure. The emphatic lām affirms the place and not the existence, and "in" sets the writing inside its container. ʿIlliyyīn is a rising that ties what is below to what is above, and it comes in the plural used for those who have understanding. What is left of its meaning the Surah says one verse later.
﴾ Non. L'écrit de ceux dont le bien court au large (al-abrār) est dans les hauteurs (ʿilliyyīn). ﴿
Kallā une troisième fois en cinq versets. Celle-ci ne repousse aucune parole, comme la première, et n'ouvre aucune nouvelle sur leur état, comme la deuxième. Après elle, nul n'est écarté et nul feu n'est nommé : une autre moitié commence.
Et voyez ce que la sourate fait de la phrase. Elle avait dit : « l'écrit de ceux qui rompent est dans sijjīn », et elle dit maintenant la même phrase, dans le même ordre et avec les mêmes particules ; seuls deux noms y changent. Un seul moule rempli deux fois, et tout ce qui diffère tient entre les deux remplissages.
Le verset n'a pas dit « l'écrit » seul ; il l'a joint à un peuple déterminé. L'écrire, dans ses lettres, est une retenue fine liée à son lieu de sorte qu'elle tienne ; de la même racine vient le fait de coudre une outre pour qu'il n'en sorte rien. Un écrit est donc ce en quoi une chose a été tenue, à sa juste mesure, sans qu'il en échappe ni qu'il s'y ajoute.
Et al-abrār, dans leur racine, sont une sortie qui court et s'élargit ; d'où le nom de la terre ferme ouverte face à la mer tenue par ses deux rives, et celui dont l'agir s'élargit sur ses proches. La qualification choisie pour eux est donc une largeur. Et ce qui s'est élargi est gardé dans un écrit qui le tient à sa mesure, sans qu'un grain s'en perde. La largeur se conserve par l'exactitude, non par le relâchement.
Le lām d'insistance porte sur le complément de lieu : ce qui est affirmé est où se trouve l'écrit, non qu'il soit. Et « dans » le rend contenu au-dedans, non soulevé au-dessus. La hauteur, dans ses lettres, est une venue au jour depuis la profondeur qui s'étend puis se lie à ce qui la surmonte : une montée qui rattache ce qui est en bas à ce qui est plus haut, non une arête où l'on s'arrête.
Puis la forme : ʿilliyyīn prend la finale de pluriel réservée à ceux qui comprennent. Et la sourate ne laisse le mot en suspens qu'un seul verset : elle en demande le sens au verset suivant, puis y répond elle-même dans les deux qui suivent. Elle interroge son propre mot et y répond, en sorte que rien du dehors ne soit requis.
Kallā une troisième fois, et celle-ci tourne la page. La phrase est celle de la première moitié dans son ordre même : « l'écrit de ceux qui rompent est dans sijjīn » est devenu « l'écrit de ceux dont le bien court au large est dans ʿilliyyīn », deux noms seulement changés dans un seul moule. Un écrit est une retenue fine liée à son lieu pour qu'elle tienne, et il est joint ici à ceux à qui il appartient. Leur racine est une largeur qui court et ne se laisse pas endiguer : ce qui s'est élargi en eux est gardé dans un contenant qui le fixe à sa mesure. Le lām d'insistance affirme le lieu et non l'existence, et « dans » place l'écrit à l'intérieur de son contenant. ʿIlliyyīn est une montée qui rattache ce qui est en bas à ce qui est en haut, et vient au pluriel de ceux qui comprennent. Ce qui reste de son sens, la sourate le dit un verset plus loin.