﴾ Our Rabb (the Nurturing Sustainer), indeed whoever You admit into the Fire, You have disgraced him, and for the wrongdoers there are no helpers. ﴿
The speakers resume their call with the words "Our Rabb", as in the preceding verse, so the supplication joins what came before it as one continuous address. The annexation places their pronoun under the relation of lordship; inna then enters upon the kāf of address and affirms that the ruling to follow is directed to the Rabb addressed. The voice remains that of the same speakers, continuing the speech that began by denying a vain creation and ended with the request for protection. The emphasis adds no further scene to the Fire; it lays down a conditional rule that ties the admitting of a person into it to disgrace and to the absence of helpers.
"Whoever" is a general conditional used of persons, and the verb of the condition is a jussive present: You admit. Its subject is the pronoun of the One addressed; its object is elided and is disclosed by the hāʾ in the answer to the condition; and "the Fire" is the direction of the admitting. Entering, from d-kh-l, denotes a steady pressure that passes into a loosened breach and then attaches to it, and the ifʿāl form transfers the event to an object that is made to enter. The generality of "whoever" places every entrant under the bond of the condition, so that his being admitted is joined directly to the result that carries his own pronoun.
The fāʾ introduces the answer to the condition, and qad with the past tense makes the result certain: You have disgraced him. The hāʾ is an object pronoun referring back to "whoever", which keeps the general individual joined across the two sentences. Disgrace, from kh-z-y, is a piercing in which a sharp, compressed flow gathers, after which the yāʾ extends its effect; the word carries an exposure of abasement that reaches its bearer. The ifʿāl form assigns its occurrence to the One addressed, just as the admitting was assigned, and qad renders the result realized within the answer.
The wāw coordinates a nominal sentence negated by mā, in which "for the wrongdoers" comes forward as the predicate. Wrong, from ẓ-l-m, is a covering that closes over a thing and takes hold of it, keeping it held within; it carries a right held back from its owner. "Helpers" is the postponed subject, and the exhaustive min before it extends the negation to any helper whatever. Help, from n-ṣ-r, denotes a containing that reaches a firm pressure and then flows on, and it carries a continuous thrust of support. The close settles the outcome: the group described by wrongdoing stands within an exhaustive absence of helpers.
The supplication continues with the call upon the Rabb and the emphatic address, then frames a general rule: whoever the Rabb admits into the Fire, He has disgraced him. The conditional noun preserves the generality, and the hāʾ preserves the unity of the one upon whom both the admitting and the disgrace fell. The sentence then widens from the conditional individual to the plural "wrongdoers" and denies them any helpers in an exhaustive form. The two rulings follow what the two particles opened: "whoever" encompasses every entrant, and min exhausts every helper. The force of the verse lies in the relations themselves: an admitting followed by a realized disgrace, and a wrong that finds no kind of helper at all.
﴾ Notre Rabb (Celui qui fait croître et veille), quiconque Tu fais entrer dans le Feu, Tu l'as certes couvert d'ignominie, et les injustes n'ont aucun secoureur. ﴿
Les locuteurs reprennent leur appel par le mot « Notre Rabb », comme dans le verset précédent, et la supplication se joint donc à ce qui la précède en une seule adresse continue. L'annexion rassemble leur pronom sous la relation de seigneurie, puis la particule d'insistance entre sur le kāf d'adresse et confirme que le jugement à venir est tourné vers le Rabb auquel on s'adresse. La voix est celle des mêmes locuteurs, nouée à leur parole qui commença par nier une création vaine et s'acheva dans la demande de préservation. L'insistance n'ajoute aucune scène au Feu : elle pose une base conditionnelle qui relie le fait d'y faire entrer quelqu'un à l'ignominie et à l'absence de secoureurs.
« Quiconque » vient comme conditionnel général pour une personne, et le verbe de la condition est un présent apocopé : Tu fais entrer. Le sujet est le pronom de Celui à qui la parole s'adresse, l'objet est effacé et la réponse de la condition le découvre dans le hāʾ, tandis que « le Feu » est la direction de l'entrée. L'entrée, de d-kh-l, est une pression constante qui pénètre dans une ouverture relâchée puis s'y attache, et la forme ifʿāl transfère l'événement à un objet que l'on fait entrer. La généralité de « quiconque » place tout entrant sous le lien de la condition, si bien que son admission se joint immédiatement au résultat qui porte son propre pronom.
La conjonction de conséquence entre sur la réponse de la condition, et la particule de réalisation jointe au passé rassemble l'accomplissement du résultat : Tu l'as couvert d'ignominie. Le hāʾ est un objet qui revient à « quiconque », et l'individu général demeure donc noué entre les deux phrases. L'ignominie, de kh-z-y, est une percée où se rassemble un cours aigu et comprimé, puis le yāʾ en étend l'effet : elle porte ainsi un abaissement mis à nu qui atteint celui qui le porte. La forme ifʿāl rapporte son occurrence à Celui à qui la parole s'adresse, comme lui fut rapportée l'entrée, et la particule de réalisation rend le résultat accompli à l'intérieur même de la réponse.
La conjonction coordonne une phrase nominale niée par mā, et « pour les injustes » s'avance comme prédicat. L'injustice, de ẓ-l-m, est une couverture qui se referme sur la chose, s'en saisit et la retient en son intérieur : elle porte ainsi un droit retenu loin de son détenteur. « Des secoureurs » vient comme sujet retardé, et le min d'épuisement placé devant lui élargit la négation à tout secoureur quel qu'il soit. Le secours, de n-ṣ-r, est un contenir qui atteint une pression ferme puis court sans rupture : il porte ainsi une poussée continue de soutien. La clôture scelle l'issue : le groupe décrit par l'injustice se tient dans une absence exhaustive de secoureurs.
La supplication se poursuit par l'appel au Rabb et l'insistance de l'adresse, puis elle formule une règle générale : quiconque le Rabb fait entrer dans le Feu, Il l'a couvert d'ignominie. Le nom conditionnel garde la généralité, et le hāʾ garde l'unité de celui sur qui l'entrée et l'ignominie sont tombées ensemble. Puis la phrase s'élargit de l'individu conditionnel au pluriel des injustes et leur refuse tout secoureur dans une forme qui en épuise le genre. Les deux jugements courent selon ce que les deux particules ont ouvert : « quiconque » contient tout entrant, et min épuise tout secoureur. La force du verset tient dans les relations elles-mêmes : une entrée que suit une ignominie accomplie, et une injustice qui ne trouve aucune espèce de secoureur.