﴾ Our Rabb (the Nurturing Sustainer), indeed we heard a caller calling to trust: 'Trust in your Rabb,' so we gave trust. Our Rabb, then forgive us our dhunūb (the faults that trail), efface from us our evil deeds, and take us fully with the righteous. ﴿
The call to the Rabb is repeated, and the emphatic particle enters upon the speakers' pronoun to confirm their report: we heard a caller. Hearing, from s-m-ʿ, denotes a narrow, exact confining that holds what is heard within and then brings its perception out; what it names is a conscious receiving, not a heedless passing. The object, "a caller", is indefinite, and its own verb defines it: the caller is the one who calls, and his whole description in this sentence is the call that reached their hearing. The imperfect "calling" then describes him, making the act of calling a nature that still runs through the clause.
The preposition in "to trust" attaches to that calling, and the explanatory particle sets out its content as a plural command: "Trust in your Rabb." Trust, from ʾ-m-n, denotes a readiness held within an inward containment, from which an effect then issues and passes through; it bears a trust that makes the one who holds it secure. The prefixed letter binds that trust to the Rabb annexed to the pronoun of those addressed. The consequence particle brings a swift answer from the speakers: so we believed. The correspondence between command and answer is direct, word answering word.
The call to the Rabb is raised a second time within the verse, and the consequence particle then enters upon an imperative of supplication: forgive. Forgiveness, from gh-f-r, is a dense covering that opens a running course and then flows on without a break; it bears a covering that guards against the trace a sin leaves. "For us" makes the benefit of the forgiveness the speakers' own, and "our sins" is a plural object annexed to them. The consequence particle joins their acknowledgment of trust to the request itself, so that their believing becomes the doorway into the asking rather than the way out of it.
A second request is coordinated with it: efface from us our evil deeds. Effacement, from k-f-r, is a sunken meeting that opens a course and then runs on as a covering, and the doubled middle consonant in "efface" lays that covering over the evil deeds again and again, in proportion to their number. The preposition marks the direction of removal away from the speakers, and "our evil deeds" is a plural object annexed to them. The verse named sins with forgiveness and evil deeds with effacement, so each request received its own name and its own movement: a forgiving that gathers under cover, and an effacing that sends the trace away and covers it.
The conjunction introduces the third request, "take us fully", and its object pronoun gathers the speakers together. Fulfillment, from w-f-y, denotes an enclosing that opens a connected running course, and the final weak letter extends the event along a connected face; the reflexive pattern carries a taking in full that grasps the self entire. The adverb "with" binds them to the righteous, a plural made definite by the quality of righteousness itself. The requests are thus sealed upon a state of company: after the forgiveness of sins and the effacement of evil deeds, they ask that the completion of their taking be with the righteous.
The supplication lays out a chain that its own words are enough to hold: they heard an unnamed caller calling to trust in the Rabb, and they believed. They then raised the call to their Rabb again and asked for three things: forgiveness of sins, effacement of evil deeds from them, and their full taking with the righteous. Each party remains within the description its wording gave it: a caller defined by his call, sins whose forgiveness is asked, evil deeds whose effacement is asked, and the righteous, defined by their righteousness. The verbs keep the order of receiving, of answering, and of need: we heard, so we believed, then forgive, and efface, and take us fully. What answered the call opens the asking for mercy and does not cancel it.
﴾ Notre Rabb (Celui qui fait croître et veille), nous avons certes entendu un héraut appeler à la confiance : « Faites confiance à votre Rabb », alors nous avons donné confiance. Notre Rabb, pardonne-nous donc nos dhunūb (les fautes qui suivent), efface de nous nos mauvaises actions et fais-nous mourir avec les vertueux. ﴿
L'invocation du Rabb se répète, et la particule emphatique entre sur le pronom des locuteurs pour affermir leur rapport : nous avons entendu un héraut. L'écoute, de s-m-ʿ, est une circonscription étroite et exacte qui retient au-dedans ce qui est entendu puis en fait sortir la perception : ce qu'elle nomme est une réception consciente et non un passage distrait. L'objet, « un héraut », est indéfini, et c'est son propre verbe qui le définit : le héraut est celui qui appelle, et toute sa description dans cette phrase est l'appel qui a atteint leur ouïe. L'inaccompli le décrit ensuite, « appeler », et fait de l'acte d'appeler une nature encore en cours dans la phrase.
La préposition de « à la confiance » s'attache à cet appel, et la particule explicative en déploie le contenu comme un ordre au pluriel : « Croyez en votre Rabb ». La confiance, de ʾ-m-n, est une préparation retenue dans une contenance intérieure d'où un effet sort ensuite et traverse : elle porte donc une confiance qui met en sûreté celui qui la tient. La lettre préfixée noue cette foi au Rabb annexé au pronom de ceux à qui l'on parle. La particule de conséquence apporte une réponse rapide des locuteurs : alors nous avons cru. La correspondance entre l'ordre et la réponse est directe, mot répondant à mot.
L'invocation du Rabb est reprise une seconde fois à l'intérieur du verset, puis la particule de conséquence entre sur un impératif de supplication : pardonne. Le pardon, de gh-f-r, est une couverture dense qui ouvre un cours traversant puis s'écoule sans rupture : il porte une couverture qui préserve de la trace que laisse le péché. « À nous » fait revenir aux locuteurs le bénéfice du pardon, et « nos dhunūb » est un objet pluriel qui leur est annexé. La particule de conséquence noue leur aveu de foi à la demande elle-même : leur croyance devient ainsi la porte d'entrée de la demande, et non la porte de sortie.
Une seconde demande coordonnée suit : efface de nous nos mauvaises actions. L'effacement, de k-f-r, est une rencontre enfoncée qui ouvre un cours puis court en couvrant, et le redoublement de la consonne médiane dans « efface » repose cette couverture sur les mauvaises actions encore et encore, à la mesure de leur nombre. La préposition trace la direction de l'éloignement hors des locuteurs, et « nos mauvaises actions » est un objet pluriel qui leur est annexé. Le verset a nommé les péchés avec le pardon et les mauvaises actions avec l'effacement : chaque demande a reçu son nom propre et son mouvement propre, un pardon qui rassemble sous la couverture, un effacement qui éloigne la trace et la recouvre.
La conjonction amène la troisième demande, fais-nous mourir, et son pronom objet rassemble les locuteurs. L'accomplissement, de w-f-y, est un enveloppement qui ouvre un cours traversant et relié, et la faible finale prolonge l'événement selon une face reliée ; le schème réfléchi porte une reprise entière qui saisit l'être complet. L'adverbe « avec » les relie aux vertueux, pluriel rendu défini par la qualité même de droiture. Les demandes se scellent ainsi sur un état de compagnie : après le pardon des péchés et l'effacement des mauvaises actions, ils demandent que l'achèvement de leur reprise soit avec les vertueux.
La supplication déroule une chaîne que ses propres mots suffisent à tenir : ils ont entendu un héraut non nommé appeler à la confiance au Rabb, et ils ont cru. Puis ils ont repris l'appel à leur Rabb et demandé trois choses : le pardon des péchés, l'effacement des mauvaises actions hors d'eux, et leur reprise complète avec les vertueux. Chaque partie reste à la description que le mot lui a portée : un héraut que son appel définit, des péchés dont on demande le pardon, des mauvaises actions dont on demande l'effacement, et des vertueux que leur droiture définit. Les verbes gardent l'ordre de la réception, de la réponse et du besoin : nous avons entendu, alors nous avons cru, puis pardonne, et efface, et fais-nous mourir. Ce qui a répondu à l'appel n'annule pas la demande de miséricorde. Il l'ouvre.