﴾ You make the night enter the day and make the day enter the night. You bring the living out of the dead and bring the dead out of the living. You provide for whom You will without reckoning. ﴿
Īlāj, causing to enter, from w-l-j, is connection extended until it gathers inside a space. Night and day are not sealed blocks. Each is made to enter the other, and repeating the verb with reversed nouns refuses permanent victory to either side.
Khurūj, emergence, from kh-r-j, opens a passage that flows until what was hidden gathers in a visible field. Repeating "bring out" links living and dead in both directions without declaring them identical.
The two pairs show power revealing from a condition what its static appearance would not predict. Entry changes boundaries from walls into passages; emergence makes the concealed possibility visible.
Rizq, provision, from r-z-q, is a flow impelled and delivered firmly to one who benefits. "Without reckoning" denies that giving is imprisoned within a count imposed upon the Source.
The verse begins with the largest two circles it names, night and day, then enters the finer boundary between living and dead, and ends with the open singular "whomever You will." Movement does not remain a distant scene in the horizons; it reaches a recipient through provision. The One who enters one time into another and brings one condition from another is the One who delivers sustenance to whom He wills.
Repeating both directions prevents either opposite from becoming a sealed picture. Night does not own its boundary, nor day its own; living and dead do not prevent emergence from the other. "Without reckoning" then does not deny wisdom or measure. It denies that the recipient's counting can become a limit imprisoning the Source's gift. The current is wider than the static image and wider than the receiver's calculation. One who sees boundaries transformed in time and life cannot make a private calculation the final wall around the possibility of provision.
Under divine power, the boundary does not merely separate. It becomes the place through which one condition enters and another emerges.
﴾ Tu fais entrer la nuit dans le jour et Tu fais entrer le jour dans la nuit. Tu fais sortir le vivant du mort et le mort du vivant. Tu accordes la subsistance à qui Tu veux sans compte. ﴿
Īlāj, le fait de faire entrer, de w-l-j, est un lien prolongé jusqu'à se rassembler dans un espace. La nuit et le jour ne sont pas des blocs scellés. Chacun entre dans l'autre, et la répétition du verbe avec les noms inversés refuse à l'un comme à l'autre une victoire permanente.
Khurūj, la sortie, de kh-r-j, ouvre un passage qui coule jusqu'à ce que ce qui était caché se rassemble dans un champ visible. La répétition de « faire sortir » relie le vivant et le mort dans les deux directions sans les déclarer identiques.
Les deux paires montrent la puissance qui révèle dans une condition ce que son apparence immobile ne laisserait pas prévoir. L'entrée transforme les limites en passages ; la sortie rend visible la possibilité cachée.
Rizq, la subsistance, de r-z-q, est un courant propulsé puis fermement livré à celui qui en bénéficie. « Sans compte » nie que le don soit emprisonné dans un calcul imposé à la Source.
Le verset commence par les deux cercles les plus vastes qu'il nomme, la nuit et le jour, puis entre dans la limite plus fine entre le vivant et le mort, et se termine par le singulier ouvert « à qui Tu veux ». Le mouvement ne demeure pas une scène lointaine dans les horizons ; il atteint un destinataire par la subsistance. Celui qui fait entrer un temps dans l'autre et fait sortir une condition de l'autre est Celui qui fait parvenir la subsistance à qui Il veut.
La répétition des deux directions empêche chaque contraire de devenir une image scellée. La nuit ne possède pas seule sa limite, ni le jour la sienne ; le vivant et le mort n'empêchent pas l'autre de surgir. « Sans compte » ne nie donc ni la sagesse ni la mesure. L'expression nie que le calcul du destinataire puisse devenir une limite emprisonnant le don de la Source. Le courant est plus vaste que l'image immobile et que le calcul de celui qui reçoit. Celui qui voit les limites se transformer dans le temps et la vie ne peut faire de son calcul privé le dernier mur autour de la possibilité de la subsistance.
Sous la puissance divine, la limite ne fait pas que séparer. Elle devient le lieu par lequel une condition entre et une autre surgit.