﴾ Indeed those whose hearts settled into trust and who did right works, for them are gardens beneath which rivers flow. That is the great attainment. ﴿
"Whose hearts settled into trust" is a verb in the past: they entered the safety and stood firm inside it. "And who did right works" is the verb that completes it: what settled within came out as a trace without. Al-ṣāliḥāt, from ṣ-l-ḥ, are what holds sound, stays, and does not spoil. So the safety within brings out acts that hold in the real.
The verse does not itemize the works. It is content with "right works," a definite plural: everything that enters that class. And the plural points to abundance and to firmness. This was not one gesture, made and finished, but a conduct that went on.
The garden, from j-n-n, is what covers and warms, what surrounds and shelters from outside. An orchard is a janna because its trees shade it and roof it over. And the rivers, from n-h-r, are a flowing that widens and slides across a surface. And "beneath which" sets that flowing in the place of the foundation, not of the ornament. The water under the garden is like roots that are never seen and that feed everything standing above them.
And here is the facing image of the trench: there a hollow filled with flame, here an orchard with water running under it. The flame climbs and burns. The water runs from below and feeds. The Surah has set up a mirror: what happened, happened in the trench, and over against it stands what the Surah's own words describe.
Al-fawz, from f-w-z, is deliverance joined to gain, the coming out of a narrowness into a width. And those whose hearts had settled into trust knew a real narrowness in the trench. "Great" does not measure the garden on a common scale; it measures it against what passed over the ones who receive it. Great means here: set beside what fell upon them, what they find there reaches a size past reckoning.
This verse turns the face of the Surah after the two torments of the verse before it. The particle of emphasis comes back, but this time it carries gardens: "Indeed those whose hearts settled into trust and who did right works, for them are gardens beneath which rivers flow." "Whose hearts settled into trust" is a past verb, from ʾ-m-n: they held firm in safety and in affirming. Al-ṣāliḥāt, from ṣ-l-ḥ, are what has been made sound and keeps giving without spoiling in the real. And al-jannāt, from j-n-n, are what surrounds and shelters and covers from outside. The image facing the trench is completed here in plain words: there a hollow with a fire eating above it, here orchards with rivers feeding beneath them. The flame above burns, and the water below gives life. And the close, "That is the great attainment," does not measure that greatness on a common scale, but against what those whose hearts had settled into trust crossed inside the trench: al-fawz, from f-w-z, is the coming out of a narrowness into a width together with the winning of what was sought, and after such a narrowness the attainment reaches a size that cannot be cut short.
﴾ Ceux dont les cœurs se sont établis dans la confiance et qui ont fait des actes justes : pour eux des jardins sous lesquels coulent des rivières. C'est là le grand accomplissement. ﴿
« Ils se sont établis dans la confiance » est un verbe accompli : ils sont entrés dans la sûreté et s'y sont tenus. « Ils ont fait des actes justes » est le verbe qui l'achève : ce qui s'est posé au-dedans est sorti en effet au-dehors. Al-ṣāliḥāt, de ṣ-l-ḥ, sont ce qui tient droit, se maintient et ne se gâte pas. La sûreté intérieure produit donc des actes qui tiennent dans le réel.
Le verset ne détaille pas les actes. Il se contente de « des actes justes », un pluriel défini : tout ce qui entre dans cette classe. Et le pluriel indique une abondance et une solidité. Ce ne fut pas un seul geste, achevé et clos, mais une conduite qui s'est étendue.
Le jardin, de j-n-n, est ce qui couvre et réchauffe, ce qui entoure et abrite du dehors. Le verger est une janna parce que ses arbres ombragent et recouvrent. Les rivières, de n-h-r, sont un cours qui s'élargit et glisse sur une surface. Et « sous lesquels » place ce cours à la place de la fondation, non de l'ornement. L'eau sous le jardin est comme les racines qu'on ne voit pas et qui nourrissent tout ce qui se tient au-dessus.
Voilà le vis-à-vis de la tranchée : là, un creux rempli de flamme. Ici, un verger sous lequel court l'eau. La flamme monte et brûle. L'eau coule par en dessous et nourrit. La sourate a comme dressé un miroir : ce qui s'est produit s'est produit dans la tranchée, et en face se tient ce que décrit sa parole.
Al-fawz, de f-w-z, est le salut joint au gain, la sortie d'une gêne vers une largeur. Et ceux qui vivaient dans la sûreté ont connu une gêne réelle dans la tranchée. « Grand » ne mesure pas le jardin à une échelle générale ; il le mesure à ce qui est passé sur ceux qui le reçoivent. Grand veut dire ici : au regard de ce qui est tombé sur eux, ce qu'ils trouvent là atteint une taille qui dépasse le compte.
Ce verset retourne la face de la sourate après les deux tourments du verset précédent. La particule d'insistance revient, mais elle porte cette fois des jardins : « Ceux dont les cœurs se sont établis dans la confiance et qui ont fait des actes justes : pour eux des jardins sous lesquels coulent des rivières. » « Ils se sont établis dans la confiance » est un accompli, de ʾ-m-n : ils ont tenu ferme dans la sûreté et la confirmation. Al-ṣāliḥāt, de ṣ-l-ḥ, sont ce qui a été rendu solide et continue de donner sans se gâter dans le réel. Et al-jannāt, de j-n-n, sont ce qui entoure, abrite et couvre du dehors. L'image contraire de la tranchée s'achève ici expressément : là, un creux au-dessus duquel un feu dévore ; ici, des vergers sous lesquels des rivières nourrissent. La flamme, en haut, brûle ; l'eau, en bas, fait vivre. Et la clôture par « C'est là le grand accomplissement » ne mesure pas ce grand à une échelle commune, mais à ce que ceux qui vivaient dans la sûreté ont traversé dans la tranchée : al-fawz, de f-w-z, est la sortie d'une gêne vers une largeur avec le gain de ce qui était cherché, et après une telle gêne l'accomplissement atteint une taille qu'on ne peut abréger.