﴾ Those who said to their brothers while they sat, 'Had they obeyed us, they would not have been killed.' Say, 'Then avert death from yourselves, if you are truthful.' ﴿
The relative attaches to those mentioned before it, and its clause defines them by two perfect verbs: they said to their brothers, and they sat. The lām binds the speech to the brothers with no names given, and the wāw gathers the sitting to the speaking. Sitting, from q-ʿ-d, is a knotting that comes up from the depth and then fixes under pressure, so it carries a settling that holds back from movement. Two contrary movements thus meet in the relative clause, a tongue moving in speech and a body holding in its place, and the wāw makes them one single description of those who spoke.
What they said is a condition with "had": "Had they obeyed us, they would not have been killed." The pronoun of the absent ones in the verb of obedience refers to the brothers, and the pronoun of the speakers is its object, so the claim hangs the deliverance of the brothers on obedience to those who spoke. The answer of the condition denies of them the killing, which stands in the passive. The very order of the condition knots obedience to deliverance inside their speech alone, and not in an independent ruling outside the quotation. The verse carries that knot without ratifying it: the command that follows tests their truthfulness by asking them to push death away from themselves. The passive, moreover, leaves the act falling upon the brothers alone, so the claim rests entirely on crediting their deliverance to obedience toward those who spoke.
The command is addressed to the singular addressee, "Say," and the particle then introduces a command to the plural: avert. Averting, from d-r-ʾ, is a firm pushing that runs and then cuts the course in front of what is coming in, so it carries a putting at a distance. "From yourselves" sets the direction of that pushing away from the very persons of those who spoke, and the explicit object is death. The move is exact: whoever claimed that obedience to him prevents the killing of another is asked to prevent death for himself, with no means and no delay added.
"If" closes with a condition that knots the command to avert to their being truthful. Truthfulness, from ṣ-d-q, is a firm closing that holds by pushing and then knots in the depth, so it carries a stable correspondence between speech and what is real. "Truthful" is a plural active participle denoting an active and continuing nature, rather than merely the soundness of one passing sentence. The condition does not testify to that nature for them; it hangs it on the realization of the command directed at them. Because the condition challenges their claim, their earlier speech may not be turned into a truth the text takes up as its own.
The text defines those who spoke by this: they said to their brothers, and they sat. It then carries their claim that the obedience of the brothers toward them would have prevented their being killed. It does not leave the claim untested: it commands the addressee to say to them, "Then avert death from yourselves, if you are truthful." The measure moves from a mastery claimed over the fate of the absent to an incapacity tested in their own persons. Killing stays a passive verb inside their speech, and death stands as an explicit object in the command directed at them: they denied the first for others, and they are asked to push the second away from themselves.
﴾ Ceux qui dirent à leurs frères tout en restant assis : « S'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués. » Dis : « Écartez donc la mort de vous-mêmes, si vous êtes véridiques. » ﴿
Le relatif se rattache à ceux qui ont été mentionnés avant lui, et sa proposition relative les définit par deux verbes au passé : ils dirent à leurs frères, et ils restèrent assis. Le lām lie la parole aux frères sans aucun nom, et le wāw joint le fait de rester assis à la parole. Rester assis, de q-ʿ-d, est un nouage qui surgit de la profondeur puis se fixe sous une pression, et il porte un établissement qui soustrait au mouvement. Deux mouvements contraires se rejoignent ainsi dans la relative : une langue qui bouge en parlant, un corps qui tient en place, et le wāw en fait une seule description de ceux qui parlent.
Leur parole rapportée est une condition ouverte par « si » : « S'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués. » Le pronom des absents dans le verbe d'obéissance revient aux frères, et le pronom des locuteurs en est le complément : la prétention suspend donc le salut des frères à l'obéissance envers ceux qui parlent. L'apodose leur nie le fait d'être tués, énoncé au passif. L'ordre même de la condition noue l'obéissance au salut dans leur seule parole, et non dans un jugement indépendant hors de la citation. Le verset rapporte ce nouage et ne le ratifie pas ; l'ordre qui suit éprouve leur véracité en leur demandant d'écarter la mort d'eux-mêmes. Le passif laisse l'acte tomber sur les frères seuls, en sorte que la prétention repose tout entière sur l'attribution de leur salut à l'obéissance envers ceux qui parlent.
L'ordre s'adresse d'abord à un destinataire au singulier, « Dis », puis le fāʾ enchaîne sur un ordre au pluriel : « Écartez donc. » L'écartement, de d-r-ʾ, est une poussée ferme qui court puis coupe le cours devant ce qui entre, et il porte une mise à distance. « De vous-mêmes » place la direction de cette poussée loin des personnes mêmes de ceux qui parlent, et l'objet explicite est la mort. Le passage est précis : celui qui prétendait que l'obéissance à sa personne empêche le meurtre d'autrui se voit demander d'empêcher la mort pour lui-même, sans qu'aucun moyen ni aucun délai ne soient ajoutés.
« Si » clôt sur une condition qui noue l'ordre d'écarter au fait qu'ils soient véridiques. La véracité, de ṣ-d-q, est une fermeture solide qui tient par la poussée puis se noue en profondeur, et elle porte une correspondance stable entre la parole et le réel. « Véridiques » est un participe actif pluriel qui porte une nature agissante continue, et non la seule justesse d'une phrase de passage. Or la condition ne leur atteste pas cette nature ; elle la suspend à l'accomplissement de l'ordre qui leur a été adressé. Parce que la condition met au défi leur prétention, il n'est pas permis de convertir leur parole antérieure en une vérité que le texte assumerait.
Le texte définit ceux qui parlent par ceci : ils dirent à leurs frères, et ils restèrent assis. Puis il rapporte leur prétention que l'obéissance des frères à leur endroit aurait empêché qu'ils soient tués. Il ne la laisse pas sans épreuve : il ordonne au destinataire de leur dire « Écartez donc la mort de vous-mêmes, si vous êtes véridiques. » La mesure passe d'une maîtrise prétendue sur le sort des absents à une impuissance éprouvée dans les personnes mêmes. Le meurtre demeure un verbe au passif dans leur parole, et la mort vient en objet explicite dans l'ordre qui leur est adressé : ils ont nié le premier pour autrui, et il leur est demandé d'écarter la seconde d'eux-mêmes.