﴾ In that case We would have given them, from Our very presence, a great reward (ajr). ﴿
This verse hangs on the one before as an answer hangs on its condition, and "in that case" is understood only by going back to what the sixty-sixth verse said: "had they done what they are counseled with". Idhan is a particle of answer and requital, meaning: in that situation, had they done it. The lām in la-ātaynāhum is the lām answering law that entered "it would have been better for them", so the verse adds to the two fruits of doing named there, betterment and firming, a third, all of them tied to a single condition.
Giving, ītāʾ, is from ʾ-t-y: a gift that sets out and then goes on until it reaches its recipient, and ātā, on the pattern afʿala, makes the giver the one who brings it to him. The speaker "We" in "We would have given them" and "Our presence" is the speaker of "had We written" in the verse before, so the One supposed to write the heaviest command upon them is the One who would have given to them had they done what they are counseled with. Ladun marks the nearest possible starting point; its root is l-d-n, a closeness fixed at its place from which something issues, and min placed before it makes the giving begin from the very presence of the Giver.
Ajr, reward, is from ʾ-j-r: a due that gathers for its holder upon work he did and then runs to him; from it come ujra, what a worker is given, and ājarahu, he gave him his wage. Naming the gift ajr ties it to the doing on which it was hung: had they done it, We would have given them a reward, so the reward is a measure for a deed. It is described as "great", and greatness, from ʿ-ẓ-m, is a massed, heavy body with a layer spread over it; from it comes ʿaẓm, bone, the hard frame of the body beneath the flesh. The reward has body and weight, and the verse describes it by its greatness and leaves what lies beneath that description covered, as the flesh covers the bone.
The three elements came together in the fortieth verse of this Surah, "and He gives from His very presence a great reward": the giving, "from the presence of", and "a great reward". There they came after a good deed that Allah multiplies, and the pronoun was of the third person, "His presence"; here they come after doing what one is counseled with, and the pronoun is of the first person, "Our presence". The two roots ʾ-t-y and ʾ-j-r met earlier in this Surah as a command to men concerning what is due to women, "give them their dues", in the twenty-fourth verse, and the like of it in the twenty-fifth; so the wording by which people were ordered to hand over what they owe others returns here in the answer to law, with the One who speaks as "We" as the giver.
This verse is a third answer to the condition in the verse before it: had the people done what they are counseled with, it would have been better for them and stronger in making them firm, and "in that case" the One who speaks as "We" would have given them, from His very presence, a great reward. The gift issues from the nearest presence, is called ajr because it is a measure for work, and is described as great while its size stays covered. The verse repeats wording found in the fortieth verse, linking what is given for a good deed multiplied with what is given for acting on counsel.
﴾ Alors Nous leur aurions donné, de Notre présence même, une immense rétribution (ajr). ﴿
Ce verset est suspendu au précédent comme une réponse l'est à sa condition, et « alors » ne se comprend qu'en revenant à ce que disait le soixante-sixième verset : « s'ils avaient fait ce à quoi on les exhorte ». Idhan est une particule de réponse et de rétribution, au sens de : dans ce cas, s'ils l'avaient fait. Le lām de la-ātaynāhum est le lām de réponse à law qui entrait dans « cela aurait été meilleur pour eux », si bien que le verset ajoute aux deux fruits de l'acte nommés là-bas, le mieux et l'affermissement, un troisième, tous liés à une seule condition.
Donner, ītāʾ, vient de ʾ-t-y : un don qui s'élance et chemine ensuite jusqu'à atteindre celui qui le reçoit, et ātā, sur le schème afʿala, fait du donateur celui qui le lui porte. Le locuteur « Nous » dans « Nous leur aurions donné » et « Notre présence » est le locuteur de « si Nous avions écrit » au verset précédent : Celui dont on supposait qu'Il écrirait sur eux l'ordre le plus lourd est Celui qui leur aurait donné s'ils avaient fait ce à quoi on les exhorte. Ladun marque le point de départ le plus proche qui soit ; sa racine est l-d-n, une proximité fixée en son lieu d'où une chose émane, et min placé devant lui fait commencer le don à la présence même du Donateur.
Ajr, la rétribution, vient de ʾ-j-r : un dû qui s'amasse pour son titulaire sur un travail qu'il a fait, puis coule vers lui ; de là viennent ujra, ce qu'on donne au travailleur, et ājarahu, il lui a donné son salaire. Nommer le don ajr le lie à l'acte auquel il est suspendu : s'ils l'avaient fait, Nous leur aurions donné une rétribution, si bien que la rétribution est une mesure pour un acte. Elle est dite « immense », et la grandeur, de ʿ-ẓ-m, est un corps compact et lourd recouvert d'une couche ; de là vient ʿaẓm, l'os, la charpente dure du corps sous la chair. La rétribution a corps et poids, et le verset la décrit par sa grandeur et laisse couvert ce qui est sous cette description, comme la chair couvre l'os.
Les trois éléments se trouvaient réunis au quarantième verset de cette sourate, « et Il donne de Sa présence même une immense rétribution » : le don, « de la présence de », et « une immense rétribution ». Là ils venaient après une bonne action qu'Allāh multiplie, et le pronom était de la troisième personne, « Sa présence » ; ici ils viennent après l'acte accompli selon l'exhortation, et le pronom est de la première personne, « Notre présence ». Les deux racines ʾ-t-y et ʾ-j-r s'étaient déjà rencontrées dans cette sourate comme un ordre adressé aux hommes au sujet de ce qui est dû aux femmes, « donnez-leur leurs dus », au vingt-quatrième verset, et de même au vingt-cinquième ; la formulation par laquelle les gens reçurent l'ordre de remettre ce qu'ils doivent à autrui revient donc ici dans la réponse à law, avec pour donateur Celui qui parle en disant « Nous ».
Ce verset est une troisième réponse à la condition du verset précédent : si ces gens avaient fait ce à quoi on les exhorte, cela aurait été meilleur pour eux et plus fort pour les affermir, et « alors » Celui qui parle en disant « Nous » leur aurait donné, de Sa présence même, une immense rétribution. Le don émane de la présence la plus proche, il est nommé ajr parce qu'il est la mesure d'un travail, et il est dit immense tandis que sa taille reste couverte. Le verset reprend une formulation du quarantième verset, reliant ce qui est donné pour une bonne action multipliée à ce qui est donné pour l'acte accompli selon l'exhortation.