﴾ Those who, whenever they take the measure to their own account, over people, seek it out to its very last. ﴿
The relative pronoun comes after the ruin, and no verb follows it directly. What follows is idhā, the particle for what happens again and again.
So these people are not known by one act that occurred once. They are known by what comes from them every time the occasion arrives. Idhā opens a door that is entered time after time.
This agrees with the form in the verse before. Muṭaffifīn is of the second form, the form kept at; idhā is a frame that recurs. The description is built out of habit, not out of an incident.
Measuring, in its root k-y-l, is the holding of an amount that slides along until it reaches a known limit and is then taken into possession. A vessel filled to a marked line, and then a hand closing on what is in it.
The verse did not say kālū, "they measured." It said iktālū, the eighth form, whose infixed t turns the act toward its own doer's account: they took the measure for themselves. One added letter inside the verb settles which way the benefit runs.
Then ʿalā, a particle of being over. Had plain taking-from been meant, "from the people" would have stood. Here the measuring falls on the people the way a load falls on whoever carries it, so the exchange becomes a bearing, and one of the two parties stands above the other.
And between the verb and those whose right is at stake there stands a full, visible particle. Count it now as one letter, because the next verse will drop it.
The root w-f-y is an enclosing through which the flow runs until it reaches the furthest point of it, so that no place inside what is enclosed is left empty. From it Arabic says that a measure wafā when it came to its completion, and wafāʾ is the discharging of an obligation entire and undiminished.
The form is the tenth: seeking, and following a thing out. The report is not that the measure came full for them, but that they demand its fullness and chase it down. A hand shaking the vessel so that whatever clung to its wall comes down.
Taking in full is, in itself, the reaching of a right. The verse places it in half the picture and waits for the other half: an eye that sees the single hair when the hair is coming toward it.
The verse shows one half of the craft. "Those who, whenever" builds the description on what recurs rather than on a single event, matching the second form in muṭaffifīn. Then three places all lean one way: iktālū is the eighth form, whose t turns the measuring toward its doer's own account; ʿalā is a particle of being over, making the exchange a load with one party above the other; and yastawfūn is the tenth form, a demand for completion and a chasing of it, on a root w-f-y that is the reaching of the furthest point of what is enclosed, leaving no empty place in it. And between the verb and those whose right is at stake stands a full, visible particle, which is the spot the next verse listens to. A craft that knows the single hair when the hair is coming toward it.
﴾ Ceux qui, chaque fois qu'ils prennent la mesure à leur propre compte, sur les gens, la réclament jusqu'à son tout dernier. ﴿
Le pronom relatif vient après le malheur, et aucun verbe ne le suit directement. Ce qui suit est idhā, la particule de ce qui advient encore et encore.
Ces gens ne sont donc pas connus par un acte survenu une fois. Ils sont connus par ce qui vient d'eux chaque fois que l'occasion se présente. Idhā ouvre une porte que l'on franchit fois après fois.
Cela s'accorde à la forme du verset précédent. Muṭaffifīn est de deuxième forme, la forme que l'on entretient ; idhā est un cadre qui revient. La description se bâtit sur l'habitude, non sur un incident.
Mesurer, dans sa racine k-y-l, c'est tenir une quantité qui glisse jusqu'à atteindre une limite connue, puis la prendre en sa possession. Un récipient rempli jusqu'à un trait marqué, puis une main qui se referme sur ce qu'il contient.
Le verset n'a pas dit kālū, « ils ont mesuré ». Il a dit iktālū, huitième forme, dont le t infixé tourne l'acte vers le compte de celui qui l'accomplit : ils ont pris la mesure pour eux-mêmes. Une seule lettre ajoutée au milieu du verbe règle le sens dans lequel court le bénéfice.
Puis ʿalā, particule de surplomb. Si l'on avait voulu la simple prise auprès d'eux, « des gens » aurait suffi. Ici la mesure tombe sur les gens comme une charge tombe sur qui la porte : l'échange devient un portage, et l'une des deux parties se tient au-dessus de l'autre.
Et entre le verbe et ceux dont le droit est en jeu se tient une particule entière et visible. Comptez-la dès maintenant comme une lettre, car le verset suivant la laissera tomber.
La racine w-f-y est un enveloppement que le courant traverse jusqu'à en atteindre l'extrémité, de sorte qu'aucune place ne reste vide dans ce qui est enveloppé. De là, l'arabe dit d'une mesure qu'elle wafā lorsqu'elle est venue à son terme, et wafāʾ est l'acquittement entier et non rogné de ce qui était dû.
La forme est la dixième : demander, et poursuivre une chose. Le propos n'est pas que la mesure leur soit venue pleine, mais qu'ils en exigent la plénitude et la traquent. Une main qui secoue le récipient pour que descende ce qui adhérait à sa paroi.
Prendre son plein est, en soi, atteindre un droit. Le verset le place dans la moitié du tableau et attend l'autre moitié : un œil qui voit le cheveu unique lorsque ce cheveu vient vers lui.
Le verset montre une moitié du métier. « Ceux qui, chaque fois » bâtit la description sur le récurrent plutôt que sur un événement unique, à l'image de la deuxième forme dans muṭaffifīn. Puis trois endroits penchent tous du même côté : iktālū est de huitième forme, dont le t tourne la mesure vers le compte de celui qui l'accomplit ; ʿalā est une particule de surplomb, qui fait de l'échange une charge avec une partie au-dessus de l'autre ; et yastawfūn est de dixième forme, exigence de complétude et poursuite de celle-ci, sur une racine w-f-y qui est l'atteinte du point le plus reculé de ce qui est enveloppé, sans y laisser de place vide. Et entre le verbe et ceux dont le droit est en jeu se tient une particule entière et visible : c'est l'endroit que le verset suivant écoute. Un métier qui connaît le cheveu unique lorsque ce cheveu vient vers lui.