﴾ Those to whom the people said, 'The people have gathered against you, so fear them,' but it increased them in trust, and they said, 'Allah is sufficient for us, and excellent is the trustee.' ﴿
The relative describes a group without a proper name, and its clause makes "the people" the subject of a speech addressed to them through the lām. The definite article in "the people" presents the word as a kind already known within that very speech, so it points to whoever the report issued from in this sentence. The pronoun in "to whom" refers back to those whom the relative names, the ones who, in what precedes, responded, did good and guarded themselves. Through the very construction of subject and prepositional phrase the verse keeps the speakers and the recipients as two distinct groups; the same word is then taken up again in "the people have gathered" for the side that gathers, so one word carries two distinct positions in a single sentence.
The emphatic particle opens the people's speech, in which the same noun returns as the subject of the verb "have gathered." Gathering, from j-m-ʿ, is a coming together that draws in and makes things adhere and then emerges from the depth, so it carries the joining of edges one to another. The lām of "against you" directs that gathering toward those addressed. The fāʾ then follows with the command "so fear them." Fear is an effect that penetrates within, and the pronoun refers back to the people just mentioned; the command asks that the effect of the gathering be carried into their inward, that what massed outside become a state in the hearts.
The fāʾ next brings a past verb that takes the recipients' pronoun as its first object and "trust" as its second. The term for increase, from z-y-d, denotes a compressed packing laid over what was there and then held fast with it, so it carries a growth added to a stock already present. The subject is concealed and refers back to the speech or the report mentioned in the construction, so the verse adds no new person. What was meant to draw fear out of them, far from diminishing them, increased them in trust; "trust" is indefinite, and this describes the kind of the increase, not its numbered measure.
The wāw joins the recipients' speech to the people's speech, and two voices stand facing each other in the verse. "Sufficient for us" is a fronted predicate in the sense of what suffices, made theirs by the pronoun, while the name of Allah is the delayed subject. Their speech grants the report that was carried to them and then changes the side from which sufficiency is sought, setting Allah as what suffices them. The passage from "so fear them" to "Allah is sufficient for us" moves the centre of attachment from the gathered people to the sufficiency that comes from Allah.
The wāw brings, last, a formula of praise whose verb is "excellent is" and whose subject is "the trustee." The trustee, from w-k-l, is a knot that enters a retaining and a holding fast and then attaches to the side entrusted to it; the active participle conveys a continuing active nature in taking charge of what is committed. The definite article marks the description as already known within their speech: the trustee is known to them before he is described, and the praise comes as an acknowledgment of what they knew. This praise remains bound to the sufficiency and sets out the side on which the group leans after the increase of trust.
The text carries the speech of people to others: the people have gathered against you, so fear them. The word "the people" thus holds the position of the one who speaks and the position of what gathers in a single sentence, after which the text uncovers an effect contrary to the command to fear: the speech increased them in trust. Their answer comes in two phrases knotted to each other, Allah is sufficient for us, and excellent is the trustee; the first places the sufficiency with Allah, the second praises the continuing nature of that trusteeship. So the report of the gathering remains in place, while the direction of the heart passes from fear of the people to an increased trust and a reliance.
﴾ Ceux à qui les gens dirent : « Les gens se sont rassemblés contre vous, craignez-les donc », mais cela augmenta leur confiance, et ils dirent : « Allāh nous suffit, et quel excellent garant ! » ﴿
Le relatif décrit un ensemble sans nom propre, et sa relative fait de « les gens » le sujet d'une parole qui leur est adressée par le lām. L'article défini dans « les gens » fait du mot un genre déjà connu à l'intérieur de cette parole même, en sorte qu'il se tourne vers celui dont la nouvelle est sortie dans cette phrase. Le pronom de « à qui » revient à ceux que désigne le relatif, ceux qui, dans ce qui précède, ont répondu, ont bien agi et ont pris garde. Le verset garde les locuteurs et les destinataires comme deux groupes distincts par la construction même du sujet et du complément introduit par la préposition, puis le même mot est repris dans « les gens se sont rassemblés » pour le côté qui se rassemble : un seul mot porte ainsi deux positions distinctes dans une seule phrase.
L'affirmation ouvre la parole des gens, et le même nom y revient comme sujet du verbe « se sont rassemblés ». Le rassemblement, de j-m-ʿ, est une réunion qui serre et fait adhérer puis surgit de la profondeur, et il porte le fait de joindre des bords les uns aux autres. Le lām de « contre vous » oriente ce rassemblement vers ceux à qui l'on parle. Puis le fāʾ enchaîne sur l'ordre « craignez-les donc ». La crainte est un effet qui pénètre au-dedans, et le pronom revient aux gens dont il vient d'être question ; ce que l'ordre demande, c'est que l'effet du rassemblement soit porté jusque dans leur intérieur, c'est-à-dire que ce qui s'est massé au-dehors devienne un état dans les cœurs.
Le fāʾ amène ensuite un verbe au passé qui fait du pronom des destinataires le premier complément et de « confiance » le second. L'augmentation, de z-y-d, est un tassement comprimé posé sur ce qui était là puis retenu avec lui, fixe, et elle porte une croissance ajoutée à un fonds déjà là. Le sujet est sous-entendu et revient à la parole ou à la nouvelle mentionnée dans la construction : le verset n'ajoute donc aucune personne nouvelle. Ce dont on voulait tirer la crainte ne les a pas diminués ; cela leur a augmenté la confiance, et « confiance » est indéfini, ce qui décrit la nature de l'augmentation et non sa mesure chiffrée.
Le wāw coordonne la parole des destinataires à celle des gens, et deux voix se font face dans le verset. « Nous suffit » est un attribut placé en avant, au sens de ce qui suffit, et le pronom le rapporte à eux, tandis que le nom d'Allāh vient en sujet retardé. Leur parole admet la nouvelle qui leur a été transmise, puis change le côté dont la suffisance est attendue, et pose Allāh comme ce qui leur suffit. Le passage de « craignez-les donc » à « Allāh nous suffit » déplace le centre de l'attachement des gens rassemblés vers la suffisance qui vient d'Allāh.
Le wāw apporte enfin une formule de louange dont le verbe est « quel excellent » et le sujet « le garant ». Le garant, de w-k-l, est un nouage qui entre dans une retenue et une prise puis s'attache au côté qui lui est confié, et le participe actif porte une nature agissante continue dans la charge de ce qui lui est remis. L'article défini rend la description déjà connue à l'intérieur de leur parole : le garant leur est connu avant d'être qualifié, et la louange vient reconnaître ce qu'ils connaissaient. Cette louange ne vient pas détachée de la suffisance ; elle explicite le côté vers lequel le groupe s'appuie après l'augmentation de la confiance.
Le texte rapporte la parole de gens adressée à d'autres : « Les gens se sont rassemblés contre vous, craignez-les donc. » Le mot « les gens » porte ainsi la position de celui qui parle et celle de ce qui se rassemble dans une seule phrase, puis le texte découvre un effet contraire à l'ordre de craindre : cette parole leur a augmenté la confiance. Leur réponse vient en deux formules nouées l'une à l'autre : « Allāh nous suffit » et « quel excellent garant ». La première place la suffisance en Allāh, la seconde loue la nature continue de cette prise en charge. Ainsi la nouvelle du rassemblement ne disparaît pas, mais la direction du cœur passe de la crainte des gens à une foi augmentée et à un appui.