﴾ And goblets set ready, placed within reach. ﴿
The kūb (plural akwāb, root k-w-b) is, in its build, a rounded vessel with no handle and no spout. Its mouth is open to its full width, and it may be taken from any side at will, without guardedness and with no single spot to which the taker is bound. The plural akwāb spreads this meaning out: a number strewn about, an ample presence that does not run out when asked for, rather than one vessel passed from hand to hand.
These vessels fall within the setting of the face at ease that opens this passage: faces well pleased, in a garden lifted high, in which there is a spring, flowing, and couches raised high. So the open goblet completes the picture of the place from which effort has gone: nothing stands between the hand and the quenching, the taking costs no strain, and the vessel itself receives from every side.
Mawḍūʿa is a passive participle from w-ḍ-ʿ, which denotes the setting down of a thing in its place and the settling of it there. The goblets have therefore been set down and settled, near and present, made ready before they are asked for, rather than left hanging or raised up to be reached for with effort. The description turns the act into a fixed state: no one sets them down each time, for they remain set down always.
In this setting down lies the full ease on which the passage turns. The thing reaches its place ahead of the one who would ask for it, so it is not lifted, not called for, not waited on; it was set down and came to rest in its place, as the one whose face is at ease came to rest in his garden, a settled presence that does not shift.
The verse completes the picture of the face well pleased in the garden lifted high. Akwāb (k-w-b) are open vessels with no handle, taken from any side without guardedness, and their plural spreads abundance. Mawḍūʿa (w-ḍ-ʿ) denotes a setting down and a settling within reach, an act that has become a fixed state. So the goblets are set down before they are asked for, present, neither lifted nor called for: a complete ease in which the gift goes ahead of the hand that takes it, their stillness answering the stillness of the face from which effort has gone.
﴾ Et des coupes posées là, à portée de main. ﴿
Le kūb (pluriel akwāb, racine k-w-b) est, dans sa structure, un vase arrondi sans anse et sans bec : sa bouche est ouverte sur toute sa largeur, et on le prend du côté que l'on veut, sans retenue et sans endroit unique auquel celui qui le prend serait tenu. Le pluriel akwāb déploie ce sens : non pas un seul vase que l'on se passe de main en main, mais un nombre répandu, une présence abondante qui ne s'épuise pas quand on la demande.
Ces vases s'inscrivent dans le cadre du visage apaisé qui ouvre ce passage : des visages satisfaits, dans un jardin élevé, où se trouvent une source qui coule et des lits surélevés. La coupe ouverte achève donc le tableau du lieu d'où l'effort s'est retiré : rien ne se tient entre la main et la soif étanchée, nulle peine dans la prise, et le vase lui-même accueille de tout côté.
Mawḍūʿa est un participe passif de w-ḍ-ʿ : le dépôt d'une chose en sa place et son établissement là. Les coupes ne sont donc pas laissées suspendues, ni élevées pour être atteintes avec peine ; elles ont été déposées et établies, proches et présentes, prêtes avant qu'on ne les demande. La description fait de l'acte un état fixe : nul ne les pose à chaque fois, elles sont posées pour toujours.
Dans ce dépôt tient l'aise pleine sur laquelle tourne le passage : la chose devance à sa place celui qui la demanderait, en sorte qu'on ne la soulève pas, qu'on ne l'appelle pas, qu'on ne l'attend pas. Elle a été posée et s'est apaisée en son lieu, comme celui au visage apaisé s'est apaisé en son jardin : une présence établie qui ne bouge pas.
Le verset achève le tableau du visage satisfait dans le jardin élevé. Akwāb (k-w-b) : des vases ouverts sans anse, que l'on prend de tout côté sans retenue, et dont le pluriel répand l'abondance. Et mawḍūʿa (w-ḍ-ʿ) : un dépôt et un établissement à portée de main, un acte devenu état fixe. Les coupes sont donc posées avant qu'on ne les demande, présentes, ni soulevées ni appelées : une aise complète où le don devance la main qui le prend, et leur immobilité répond à l'immobilité du visage d'où l'effort s'est retiré.