﴾ Race toward forgiveness from your Lord and a Garden whose breadth is the heavens and the earth, prepared for the mindful. ﴿
The conjunction adds a new movement to the preceding obedience. The plural imperative "race" permits no passive waiting. Speed, from s-r-ʿ, confines a flow within a precise course and brings its drive out from depth; the reciprocal form enters the addressees into active striving. "Toward" gives that movement a direction: forgiveness that is not presented as an entitlement but as coming "from your Lord." Both source and relation are stated.
"A Garden" is coordinated with "forgiveness," giving the race two joined destinations. Forgiveness, from gh-f-r, begins in inward depth, opens into penetration, and flows as covering. Garden, from j-n-n, gathers within an inward enclosure whose repeated consonant intensifies concealment. The two words meet in covering by different paths: an act that covers and an enclosed abode. The verse adds no fruit, rivers, or other scenery here.
"Its breadth is the heavens and the earth" describes the Garden. Breadth, from ʿ-r-ḍ, emerges from depth, flows, and is gathered in weighty contact, drawing an extension that can be laid out. The pronoun assigns this breadth to the Garden, while the heavens and earth become its predicate. The sentence gives no number, unit, or cosmological diagram; its stated comparison remains the limit.
"It was prepared" returns in the feminine to the Garden. In ʿ-d-d, emergence presses toward an end, then the middle sound compresses movement into stability and its repetition doubles the firmness of readiness. The passive places the Garden as recipient of preparation, while the past precedes the addressees' race toward it: they hasten now toward an abode already settled as ready for them.
The preposition joins the prepared Garden to the mindful. In w-q-y, a bond folds around its bearer, knots in depth, and extends along the path as conscious preservation. The derived form makes guarding an act its bearer enters deliberately, while the plural shows its people standing in it together. The end thus returns to the opening: racing toward the Garden is not merely seeking an abode, but continuing the movement of guarding until it reaches what was prepared for its people.
Obedience becomes a directed race toward forgiveness and the prepared Garden, whose recipients are defined by continuing guarding.
﴾ Empressez-vous vers un pardon de votre Seigneur et un Jardin dont la largeur est les cieux et la terre, préparé pour ceux qui se gardent. ﴿
La conjonction ajoute un mouvement nouveau à l'obéissance précédente. L'impératif pluriel « empressez-vous » ne permet aucune attente passive. La vitesse, de s-r-ʿ, resserre un courant dans un passage précis et fait surgir sa poussée de la profondeur ; la forme réciproque fait entrer les destinataires dans un effort actif. « Vers » donne à ce mouvement une direction : un pardon présenté non comme un droit, mais comme venant « de votre Seigneur ». La source et la relation sont énoncées.
« Un Jardin » est coordonné au « pardon » et donne à l'empressement deux destinations unies. Le pardon, de gh-f-r, commence dans la profondeur intérieure, s'ouvre en pénétration et s'écoule comme couverture. Le Jardin, de j-n-n, rassemble dans une enceinte intérieure dont la consonne répétée intensifie le voilement. Les deux mots se rejoignent dans la couverture par deux voies : un acte qui couvre et un séjour enclos. Le verset n'ajoute ici ni fruits, ni rivières, ni autre décor.
« Sa largeur est les cieux et la terre » décrit le Jardin. La largeur, de ʿ-r-ḍ, surgit de la profondeur, s'écoule et se rassemble dans un contact lourd, dessinant une étendue déployée. Le pronom attribue cette largeur au Jardin, tandis que les cieux et la terre en deviennent le prédicat. La phrase ne donne ni nombre, ni unité, ni schéma cosmologique ; la comparaison énoncée demeure sa limite.
« Il a été préparé » revient au féminin vers le Jardin. Dans ʿ-d-d, le surgissement pousse vers une fin, puis le son médian comprime le mouvement en stabilité et sa répétition double la fermeté de la préparation. Le passif place le Jardin comme récepteur de cette préparation, tandis que le passé précède l'empressement des destinataires : ils se hâtent maintenant vers un séjour déjà établi comme prêt pour eux.
La préposition joint le Jardin préparé à ceux qui se gardent. Dans w-q-y, un lien se replie autour de son porteur, se noue en profondeur et s'étend sur le chemin comme préservation consciente. La forme dérivée fait de la garde un acte où son porteur entre délibérément, tandis que le pluriel montre ses gens qui s'y tiennent ensemble. La fin revient ainsi à l'ouverture : s'empresser vers le Jardin n'est pas seulement chercher un séjour, mais poursuivre le mouvement de la garde jusqu'à ce qu'il atteigne ce qui fut préparé pour ses gens.
L'obéissance devient un empressement dirigé vers le pardon et le Jardin préparé, dont les destinataires sont définis par une garde continue.