﴾ Say: we trust in Allah, and what was sent down upon us, and what was sent down upon Abraham, Ishmael, Isaac, Jacob, and the Tribes, and what was given to Moses, Jesus, and the prophets from their Rabb (the Nurturing Sustainer). We do not separate between any of them, and to Him we are submitting. ﴿
"Say" is a command to a single addressee, yet what it commands begins with "we trust," and so it carries the voice of a whole company. Saying, from q-w-l, is a sound released from the mouth, cut off and extending, still attached to its speaker until it emerges as address. Here ʾ-m-n moves from an inward readiness into a shared trust that the company declares aloud, and the bāʾ binds that trust to Allah before the conjunctions widen toward what was sent down and what was given. A command in the singular thus opens an affirmation in the plural, and its source is one.
The conjunction adds "what was sent down upon us" and then lays down the same structure again, "and what was sent down upon," before Abraham, Ishmael, Isaac, Jacob and the Tribes. Descent, from n-z-l, is an inward holding that runs piercing through and then extends, clinging to the place where it arrives. The passive keeps the act itself in view without naming its doer over and over, while "upon" fixes the places where the receiving lands. Repeating "and what was sent down upon" before each name makes the act of sending down the very thing they hold in common, so that all the receivers are joined inside one trust, in one source.
The wording shifts from "was sent down" to "was given" and names Moses, Jesus and the prophets. In ʾ-t-y the giving runs on until it meets its place in the one it is meant for, and so those named stand here as the quarter where what issued from their Rabb arrives. "From their Rabb" then comes at the close and gathers the difference among the receivers at a single spring: the change of verb varies the picture of how the gift arrives, and the phrase that follows keeps the source one.
After the run of conjunctions comes a verbal sentence stating what this trust does: "we do not separate." Separating, from f-r-q, is an opening that pushes apart and runs on unbroken and then knots the ends into quarters held distinct from one another. The second form carries a charge that stays with the act and repeats it, a working at division, and "not" denies exactly that work. "Between any of them" brings the single one within the reach of the negation, so that no name is torn out of the chain to make trust in it a weapon against the rest. What the verse denies is that acceptance may be cut up among the names, not that the names differ.
The closing conjunction brings a nominal sentence that fixes the state of those who speak. "To Him" is placed ahead of "submitting," so the direction precedes its description. In s-l-m a binding runs toward one quarter and then knits together after having been open to splintering, and so "submitting" presents a company that keeps gathering its direction toward Him. The pronoun refers back to Allah, with whom the trust began, and to their Rabb, from whom the giving issued, so that the many names come to rest within a single submission.
What is commanded to be said begins with trust in Allah, and the conjunctions then widen to what was sent down upon the speakers and upon the names the verse lists, and to what was given to Moses, Jesus and the prophets from their Rabb. The unity of acceptance is built here from just two things in the wording: the repeated conjoining that ties the names to one another, and the one source from which came whatever came down upon them all. Separation between any of them is then denied, and the close is a nominal state that does not stop, "to Him we are submitting." In the verse, many receivers do not make many directions, and a difference among names gives no licence to parcel out trust.
﴾ Dis : nous faisons confiance à Allāh, à ce qui est descendu sur nous, à ce qui est descendu sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui fut donné à Moïse, Jésus et aux prophètes de la part de leur Rabb (Celui qui fait croître et veille). Nous ne séparons aucun d'entre eux, et à Lui nous sommes soumis. ﴿
« Dis » vient comme un ordre adressé à un seul, et pourtant ce qui est commandé commence par « nous faisons confiance » : la parole porte la voix d'un groupe entier. Dire, de q-w-l, est un son lâché de la bouche, détaché et prolongé, qui reste attaché à celui qui parle jusqu'à sortir en adresse. Ici, ʾ-m-n passe d'une disposition intérieure à une confiance partagée que le groupe déclare à voix haute, et le bāʾ lie cette confiance à Allāh avant que les conjonctions ne s'élargissent vers ce qui est descendu et ce qui fut donné. Un ordre au singulier ouvre ainsi une reconnaissance au pluriel, et sa source est une.
La conjonction ajoute « ce qui est descendu sur nous », puis repose la même structure, « et à ce qui est descendu sur », devant Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus. La descente, de n-z-l, est une rétention intérieure qui court en perçant, puis s'étend en s'attachant au lieu où elle arrive. Le passif garde l'acte lui-même en vue sans nommer son auteur à chaque reprise, tandis que « sur » fixe les lieux où la réception se pose. La reprise de « et à ce qui est descendu sur » devant chaque nom fait de l'acte même de la descente ce qu'ils tiennent en commun, si bien que tous les destinataires sont joints à l'intérieur d'une seule confiance, en une seule source.
La formulation passe de « est descendu » à « fut donné » et nomme Moïse, Jésus et les prophètes. Dans ʾ-t-y, le don court jusqu'à rencontrer son lieu en celui auquel il est destiné ; les nommés se tiennent donc ici comme le côté d'arrivée de ce qui venait de leur Rabb. Puis « de la part de leur Rabb » vient à la clôture et rassemble la différence des destinataires à une source unique. Le changement de verbe varie l'image de l'arrivée ; la formule qui suit garde la source une.
Après la suite des conjonctions vient une proposition verbale qui dit ce que fait cette confiance : « nous ne séparons pas ». Séparer, de f-r-q, est une ouverture qui écarte et court sans rupture, puis noue les extrémités en côtés tenus distincts les uns des autres. La deuxième forme porte une charge qui demeure avec l'acte et le répète, un travail de division, et la négation refuse précisément ce travail. « Aucun d'entre eux » fait entrer chacun sous la portée de la négation : aucun nom n'est arraché à la chaîne pour que la confiance en lui devienne une arme contre les autres. Le verset ne nie pas que les noms diffèrent. Il refuse que l'acceptation soit découpée entre eux.
La conjonction finale amène une proposition nominale qui fixe l'état de ceux qui parlent. « À Lui » est placé avant « soumis » : la direction précède la description. Dans s-l-m, un lien court vers un seul côté, puis se recoud après avoir été exposé à l'éclatement ; « soumis » montre donc un groupe qui continue de rassembler sa direction vers Lui. Le pronom revient à Allāh, par qui la confiance a commencé, et à leur Rabb, de qui le don est venu, si bien que la multiplicité des noms vient se poser dans une seule soumission.
Ce qu'il est commandé de dire commence par une confiance en Allāh, puis les conjonctions s'élargissent à ce qui est descendu sur ceux qui parlent et sur les noms que le verset énumère, et à ce qui fut donné à Moïse, Jésus et aux prophètes de la part de leur Rabb. L'unité de l'acceptation se bâtit ici de deux choses présentes dans la lettre du verset : la coordination répétée qui noue les noms les uns aux autres, et l'unité de la source d'où est descendu ce qui est descendu sur eux tous. Puis la séparation entre aucun d'entre eux est refusée, et la clôture est un état nominal qui ne s'arrête pas : « à Lui nous sommes soumis ». Des destinataires nombreux ne font pas des directions nombreuses, et la différence des noms n'autorise pas à morceler la confiance.