﴾ Look at how We set some of them over others; and the last abode is greater in ranks and greater in setting-over. ﴿
The command is "look how," not "look that We set some of them over others." Kayfa asks after the shape of a thing, not after whether it happened. The dividing is granted before the imperative arrives, and what is asked for is a look at its form: the addressee is called to see how the unevenness was made, not to ratify it.
The pronoun in baʿḍahum, "some of them," has no antecedent inside the verse itself; it reaches back to the two parties on whom the supply came down together one verse earlier: ﴿كُلًّا نُّمِدُّ هَٰؤُلَاءِ وَهَٰؤُلَاءِ﴾, "each We extend, these and those." All of those supplied, then, are those portioned: the extending is general, and the portioning falls inside the general.
That is why the command came with looking, not with judging: whoever passed judgement on the portioning before he looked into it has passed judgement on half of it.
This clause, letter for letter, is the clause ﴿فَضَّلْنَا بَعْضَهُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ﴾ in al-Baqara, whose reading is recorded there and is not redone here: two portions with a particle set between them, where it is the particle that passes the verdict on the portioning, and ʿalā, "over," moves the relation from a facing-pair to a rank. The setting-over follows the portioning and never precedes it: first a cutting, then a setting-over.
What is new in this place is the material portioned. There the portioning fell on the messengers; here it falls on the two parties who drew from one giving. The construction holds while its locus changes, and so it is known that portioning is a mode in the giving itself, not an incident befalling a particular people.
The verb faḍḍalnā is from f-ḍ-l: an increase that opens out past the measure and stays held to the one it opened for. The setting-over is therefore the laying of a surplus on one of two halves that were cut first, not the making of a difference out of nothing; there is no surplus before a portioning, and no portioning without a whole to be portioned.
The verse did not say "greater in ranks and setting-over," with one akbar working on two nouns; akbar was said again in full for each specification. The two specifications also differ in kind: darajāt is a plural of rungs, of concrete things, while tafḍīlan is the verbal noun of the act of ranking itself.
So the first greatness is in the rungs, their number and their height, and the second greatness is in the act that ranks them, the size of what lies between one rung and its sister: the ladder is longer, and the space between the two steps is wider. The word darajāt came indefinite and uncounted, so no number is handed to the reader for him to stop at.
The lām in wa-la-l-ākhira is the lām of inception, which fixes the report before it is spoken. This is what the whole passage does: it grants the unevenness that is present and does not deny it, then measures it with a rule longer than itself, and whoever weighed advantage by what lies in his hands has weighed it on the shorter of the two ladders.
The one looking is commanded to look at "how," not at "that," for the portioning has happened and it is the shape that is asked for. Those portioned are all of those supplied, so the portioning falls inside one giving, not outside it; and the construction repeated letter for letter from al-Baqara says here what it said there: ʿalā turns the portioning into a rank, and the setting-over is an increase laid on after the cutting, not before it. Akbar is then said twice over, for two specifications that do not merge: greater in the rungs, and greater in the act that raises some of them above others. The last abode is thus the widest place of unevenness, not its erasing, and the world whose ranks are fought over is the lowest ladder in the house.
﴾ Regarde comment Nous avons mis les uns au-dessus des autres ; et la demeure dernière est plus grande en degrés et plus grande en mise-au-dessus. ﴿
L'ordre n'est pas « regarde que Nous avons mis les uns au-dessus des autres ». Il est « regarde comment ». Kayfa interroge la figure d'une chose, non son occurrence. Le partage est concédé avant que l'impératif n'arrive, et ce qui est demandé est un regard sur sa forme. Tu n'es pas appelé à ratifier l'inégalité. Tu es appelé à voir comment elle a été faite.
Le pronom de baʿḍahum, « les uns d'entre eux », n'a pas d'antécédent dans le verset lui-même. Il remonte aux deux partis sur lesquels la subsistance est descendue ensemble une ligne plus haut : ﴿كُلًّا نُّمِدُّ هَٰؤُلَاءِ وَهَٰؤُلَاءِ﴾, « chacun Nous le pourvoyons, ceux-ci et ceux-là ». Tous les pourvus sont donc les partagés. Le pourvoir est général, et le partage tombe à l'intérieur du général.
Voilà pourquoi l'ordre est venu avec le regard et non avec le jugement. Qui a jugé le partage avant d'y avoir regardé en a jugé la moitié.
Cette proposition est, lettre pour lettre, la proposition ﴿فَضَّلْنَا بَعْضَهُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ﴾ dans al-Baqara. Sa lecture est consignée là et n'est pas refaite ici : deux parts avec une particule posée entre elles, et c'est la particule qui rend le verdict sur le partage, et ʿalā, « au-dessus de », fait passer la relation du face-à-face au rang. La mise-au-dessus suit le partage et ne le précède jamais : d'abord une coupe, ensuite une mise-au-dessus.
Ce qui est neuf en ce lieu, c'est la matière partagée. Là, le partage est tombé sur les envoyés. Ici, il tombe sur les deux partis qui ont puisé à un même don. La construction tient pendant que son lieu change, et l'on apprend ainsi que le partage est un mode du don lui-même et non un accident survenu à un peuple donné.
Et faḍḍalnā vient de f-ḍ-l : un surplus qui s'ouvre au-delà de la mesure et reste tenu à celui pour qui il s'est ouvert. La mise-au-dessus n'est donc pas la fabrication d'une différence à partir de rien. Elle est la pose d'un excédent sur l'une de deux moitiés d'abord coupées. Il n'y a pas de surplus avant un partage, ni de partage sans un tout à partager.
Il n'a pas été dit « plus grande en degrés et en mise-au-dessus », avec un seul akbar régissant deux noms. Akbar a été redit en entier pour chaque précision. Les deux précisions diffèrent d'espèce : darajāt est un pluriel d'échelons, de choses concrètes, et tafḍīlan est le nom d'action du fait de ranger lui-même.
La première grandeur est donc dans les échelons : leur nombre et leur hauteur. La seconde grandeur est dans l'acte qui les range : la taille de ce qui sépare un échelon de sa sœur. L'échelle est plus longue, et l'écart entre les deux barreaux est plus large. Et darajāt est venu indéterminé et sans compte, si bien qu'aucun nombre n'est tendu au lecteur pour qu'il s'y arrête.
Le lām de wa-la-l-ākhira est le lām d'ouverture, qui fixe l'énoncé avant qu'il soit dit. C'est ce que fait tout le passage : il concède l'inégalité présente et ne la nie pas, puis la mesure à une règle plus longue qu'elle. Qui a pesé l'avantage à ce qui est entre ses mains l'a pesé sur la plus courte des deux échelles.
Celui qui regarde reçoit l'ordre de regarder le « comment » et non le « que », car le partage a eu lieu et c'est la figure qui est demandée. Les partagés sont tous les pourvus : le partage tombe dans un seul don et non hors de lui ; et la construction reprise lettre pour lettre d'al-Baqara dit ici ce qu'elle disait là : ʿalā fait du partage un rang, et la mise-au-dessus est un surplus posé après la coupe et non avant elle. Puis akbar est redit deux fois pour deux précisions qui ne se confondent pas : plus grande dans les échelons, et plus grande dans l'acte qui élève les uns au-dessus des autres. La demeure dernière n'est donc pas l'effacement de l'inégalité mais son lieu le plus large, et le monde dont on se dispute les degrés est la plus basse échelle de la maison.