﴾ Once we have come to be bones gone hollow? ﴿
The interrogative a comes back at the head of the words, as it came in the verse before. But this time it enters upon idhā, and idhā is a particle of time for what is going to happen without fail. One who doubts that a thing will occur says in, "if"; one who has settled its time says idhā, "when". So in their wording they concede the appointment and push away what lies inside it.
Kunnā is from k-w-n: a coming-about that knots itself and holds on what it has fallen upon. Here it is the link that ties a subject to its predicate, so that what follows it becomes a settled condition rather than a possibility. They fixed the becoming with a particle and then with a verb, and then stood to deny what lies past it. An argument that opens by conceding is no argument for refusal.
They did not say "dust" here, and they did not say "crumbled remains". They said ʿiẓāman, "bones". And ʿ-ẓ-m is a knitting-together in the depth that is then closed over and covered, and then drawn into a clinging standing mass: a hard hidden frame that carries what overlays it.
This choice says more about them than they intended. They named the last thing in them that resists, the thing that stays when the flesh has gone off it. They built their case on the hardest thing they own, and the hardest thing we own is the thing we see last.
Then they describe that frame with what cancels it. N-kh-r is a hollow that holds and then loosens until it empties, and that emptiness runs through the body of a thing until it is everywhere in it and air passes through. From it comes the nakhīr, a sound that comes out only from a passage with nothing in it.
So the description eats the thing described. They chose bone because bone holds; then they said that its inside had turned to air. And this is their whole case: that what has nothing left in it to be gripped by is not gripped by any hand.
But the sound that runs through a hollowed bone runs through it because the bone has become a passage. And a passage lets in as it lets out. They made emptiness the obstacle, and emptiness does not stop whatever comes in.
The interrogative of denial comes back and enters upon idhā, a particle of time for what is going to happen, so they concede the hour and push away what is in it. Then kunnā, and k-w-n is a coming-about that knots and holds, so the condition after it is settled by their own wording. Then "bones", and ʿ-ẓ-m is a hard hidden frame that carries what overlays it, so they chose the most lasting thing in them to build their refusal on. Then "gone hollow", and n-kh-r is a body that empties until air passes through it, so the description undoes the thing described. A verse whose speakers rest their case on the claim that what has emptied out is not brought back, having just called it an open passage.
They picked the hardest thing they had, and then said its inside was air. Every word they chose to close the matter with leaves it open.
﴾ Une fois devenus des os creusés de vide ? ﴿
L'interrogatif a revient en tête du propos, comme il était venu au verset précédent. Mais cette fois il porte sur idhā, et idhā est une particule de temps pour ce qui adviendra sans faute. Qui doute qu'une chose arrive dit in, « si » ; qui en a fixé le moment dit idhā, « quand ». Dans leur formule, ils concèdent donc l'échéance et repoussent ce qu'elle contient.
Kunnā vient de k-w-n : un advenir qui se noue et tient sur ce sur quoi il est tombé. Ici c'est le lien qui attache un sujet à son attribut, si bien que ce qui suit devient un état arrêté et non une éventualité. Ils ont fixé le devenir par une particule puis par un verbe, et se sont ensuite dressés pour nier ce qui est au-delà. Un argument qui s'ouvre par une concession n'est pas un argument de refus.
Ils n'ont pas dit « poussière » ici, ni « débris broyés ». Ils ont dit ʿiẓāman, « des os ». Et ʿ-ẓ-m est une soudure dans la profondeur sur laquelle on se referme et qui se voit couverte, puis ramassée en une masse adhérente et debout : une armature dure et cachée qui porte ce qui la recouvre.
Ce choix dit d'eux plus qu'ils ne le voulaient. Ils ont nommé la dernière chose en eux qui résiste, celle qui demeure quand la chair l'a quittée. Ils ont bâti leur cause sur ce qu'ils ont de plus dur, et le plus dur de ce que nous possédons est ce que nous voyons en dernier.
Puis ils qualifient cette armature de ce qui l'annule. N-kh-r est un creux qui retient puis se relâche jusqu'à se vider, et ce vide court dans le corps de la chose jusqu'à s'y répandre et l'air y passe. De là le nakhīr, un son qui ne sort que d'un conduit où il n'y a rien.
Ainsi la qualification dévore le qualifié. Ils ont choisi l'os parce que l'os tient ; puis ils ont dit que son dedans était devenu de l'air. Et voilà toute leur cause : ce en quoi il ne reste rien à saisir, aucune main ne le saisit.
Mais le son qui court dans un os creusé y court parce que l'os est devenu conduit. Et un conduit fait entrer autant qu'il fait sortir. Ils ont fait du vide un obstacle, et le vide n'arrête pas ce qui entre.
L'interrogatif du déni revient et porte sur idhā, particule de temps pour ce qui adviendra, de sorte qu'ils concèdent l'heure et repoussent ce qu'elle contient. Puis kunnā, et k-w-n est un advenir qui se noue et tient, si bien que l'état qui suit est arrêté par leur propre formule. Puis « des os », et ʿ-ẓ-m est une armature dure et cachée qui porte ce qui la recouvre : ils ont choisi ce qui dure le plus en eux pour y asseoir leur refus. Puis « creusés de vide », et n-kh-r est un corps qui se vide jusqu'à laisser passer l'air : la qualification défait le qualifié. Un verset dont les locuteurs appuient leur cause sur l'idée que ce qui s'est vidé n'est pas ramené, après l'avoir appelé conduit ouvert.
Ils ont pris ce qu'ils avaient de plus dur, puis ont dit que le dedans en était de l'air. Chaque mot choisi pour clore l'affaire la laisse ouverte.