﴾ Truly those of the open expanse (abrār) are, most surely, inside a settling softness (naʿīm). ﴿
This is the same structure that came three verses ago: inna, then a lām above it. But here the lām does not fall on a noun. It falls on fī.
Fī is the particle of being inside. So it is not said that those of the expanse have a softness they own, but that they are within it. Ownership puts the thing in the hand; containment puts the owner in the thing. And there is a difference between holding water in the palm and standing in the river.
Then the verse opens with inna and no connecting wa. The three verses before it were joined to the description of those standing over the human being; here the joining is cut and the speech begins again. The preamble ends and a door opens onto two portions.
The root b-r-r is a surfacing that runs and extends, and the doubling of the last letter doubles the extension and fixes it: an opening that does not break off. From it comes al-barr, the wide uncovered land, set against the sea that is hemmed in.
So birr, in its letters, is a width and not a category of deeds. Outward and inward are alike within it, because a widening cannot be split into a face that is seen and a face that is put away. Whoever is narrow inside is wide outside only in appearance.
And the word comes with the definite article. They are known and countable, unlike what was described in the verses before, indefinite and never identified. The same word returns in the same structure elsewhere: "No; the writing of those of the expanse is, most surely, in the heights." There it is their writing that is inside; here it is they themselves. In both places the shape is one: something set firmly within something.
The root n-ʿ-m is an emission from a depth that settles into a place one can touch, something that comes out of an interior softly and takes in whoever it comes down upon. From it comes nuʿūma, softness to the hand. So this naʿīm is not an abundance to be counted; it is a surface that does not graze.
And the pattern faʿīl fixes the condition and lifts from it any sense of passing. They were not softened for a while and then returned. It is the settled state and not the momentary one.
And it arrives indefinite after a definite. The people are marked out and what they are inside is not: a width with no rim mentioned. Whoever has widening for a name is not set inside a space that can be measured.
The speech resumes without a connecting wa: the preamble of the keepers ends and a door opens onto two portions. The same shape of affirmation returns, inna and a lām above it, except that the lām rides here on a particle of containment: not a softness in the hand but a people inside a softness. Al-abrār is from b-r-r, a surfacing that runs and extends, doubled by the doubled letter into an opening that does not break, a width in which outward and inward do not come apart; and they arrive definite after indefinites that were never identified. Naʿīm is from n-ʿ-m, an emission that settles into a place one can touch and takes in whoever it falls upon, on a pattern that fixes the state; and it arrives indefinite after a definite. The people are known and what holds them has no stated rim: width returned to the people of width.
﴾ Vraiment, ceux de l'étendue ouverte (abrār) sont, très certainement, dans une douceur qui se pose (naʿīm). ﴿
C'est la structure même qui est venue trois versets plus tôt : inna, puis un lām par-dessus. Mais ici le lām ne tombe pas sur un nom. Il tombe sur fī.
Fī est la particule du dedans. On ne dit donc pas que ceux de l'étendue possèdent une douceur, mais qu'ils sont dedans. La possession met la chose dans la main ; la contenance met le possesseur dans la chose. Et il y a une différence entre tenir de l'eau au creux de la paume et se tenir dans le fleuve.
Puis le verset s'ouvre par inna sans wa de liaison. Les trois versets précédents étaient rattachés à la description de ceux qui se tiennent au-dessus de l'être humain ; ici la liaison est coupée et la parole recommence. Le préambule s'achève et une porte s'ouvre sur deux parts.
La racine b-r-r est une remontée qui court et s'étend, et le redoublement de la dernière lettre redouble l'extension et la fixe : une ouverture qui ne se rompt pas. De là al-barr, la terre large et découverte, opposée à la mer enserrée.
Le birr, dans ses lettres, est donc une largeur et non une catégorie d'actes. Le dehors et le dedans y sont égaux, car un élargissement ne se coupe pas en une face que l'on voit et une face que l'on range. Qui est étroit au dedans n'est large au dehors qu'en apparence.
Et le mot vient avec l'article défini. Ils sont connus et dénombrables, à la différence de ce qui fut décrit aux versets précédents, indéfini et jamais identifié. Le même mot revient dans la même structure ailleurs : « Non ; l'écrit de ceux de l'étendue est, très certainement, dans les hauteurs. » Là, c'est leur écrit qui est dedans ; ici, ce sont eux-mêmes. Aux deux endroits la figure est une : quelque chose fermement posé à l'intérieur de quelque chose.
La racine n-ʿ-m est une émission depuis une profondeur qui se pose dans un lieu que l'on peut toucher, une chose qui sort d'un dedans avec douceur et prend en elle celui sur qui elle descend. De là nuʿūma, la douceur au toucher. Ce naʿīm n'est donc pas une abondance à compter ; c'est une surface qui n'écorche pas.
Et le schème faʿīl fixe l'état et lui ôte tout air de passage. On ne les a pas adoucis un temps avant qu'ils reviennent. C'est l'état stable et non l'instant survenu.
Et il arrive indéfini après un défini. Les gens sont marqués et ce dans quoi ils sont ne l'est pas : une largeur sans bord mentionné. Qui a l'élargissement pour nom n'est pas placé dans un espace mesurable.
La parole reprend sans wa de liaison : le préambule des gardiens s'achève et une porte s'ouvre sur deux parts. La même figure d'appui revient, inna et un lām par-dessus, sauf que le lām chevauche ici une particule de contenance : non pas une douceur dans la main mais un peuple dans une douceur. Al-abrār vient de b-r-r, remontée qui court et s'étend, que le redoublement fait ouverture sans rupture, largeur où le dehors et le dedans ne se séparent pas ; et ils arrivent définis après des indéfinis jamais identifiés. Naʿīm vient de n-ʿ-m, émission qui se pose dans un lieu touchable et prend en elle celui sur qui elle tombe, sur un schème qui fixe l'état ; et il arrive indéfini après un défini. Les gens sont connus et ce qui les tient n'a pas de bord énoncé : la largeur rendue aux gens de la largeur.