﴾ And We set coverings over their hearts, against their getting inside it, and in their ears a weight; and whenever you mention your Rabb (the Nurturing Sustainer) in the recitation, Him alone, they turn away upon their backs, bolting. ﴿
This is a second setting in two consecutive verses. The first was placed in the gap between two parties, and this one is placed on a named organ; the placing has moved from what lies between the two to what lies inside one of them.
ʿAlā is the particle of resting upon: something laid over. Akinna is the plural of kinān, and the root k-n-n is a shutting-in that contains within a hollow and then makes the containing fast. A kinān is thus a vessel that gathers what is under it and keeps it in, not a lock fastened upon a thing.
"Their hearts" is from q-l-b: something knotted in the depth that opens and so turns over. The place the covering was laid upon is therefore the very organ whose business is turning. What was covered was not broken; it was only kept from being turned.
It is the same verb. Two verses ago it was said ﴿وَلَٰكِن لَّا تَفْقَهُونَ تَسْبِيحَهُمْ﴾, and here it is said "against their getting inside it": one lack, and two things it bears upon.
The root f-q-h is a splitting that drives through to what is knotted in the depth until what is inside it stands clear, and the covering laid over the heart blocks that splitting at its own place. What is barred in both places is thus entry into the hollow, not the arrival of a report at the hearing.
The particle here is the one that turns a verb into a reason, so the covering is described by what it was set in the face of. The pronoun in "their getting inside it" refers to something unnamed at the head of the verse; what points to it is mentioned at the verse's end.
The particle has changed: "over" for the hearts has become "in" for the ears. The covering is above the first organ, and the weight is inside the second.
Were the two particles levelled, the difference would be lost: what is covered has arrival kept from it, and what is filled halts whatever arrives in it.
The root w-q-r is an encircling that confines and tightens and is then held until it grows heavy. The ear was therefore loaded rather than stopped up. The verse contains no sealing that keeps the sound out, only a weight that the sound reaches and stops at where it reached.
This is a second idhā in two verses. The first condition was a whole recitation, and here it has become a single mention inside the recitation: it widened, and then it narrowed.
The recitation comes back governed by "in," as it was at the head of the passage, after having stood in the verse before as a direct object: three positions for one name inside six verses.
Then comes the deciding word: "Him alone." It was neither the mentioning nor the Rabb that they bolted from; the one who bolted, bolted from the being-alone.
The root w-ḥ-d is an encircling that narrows until it has room for none but one, and then settles upon him. In this same passage gods were supposed "alongside Him," so when the alongside was lifted out of the mention, no place was left for them. The plural had room for them; the one has room for nothing but itself.
"Wallaw" is on the faʿʿala pattern from w-l-y, and the root is an encircling that clings to what it borders. Turning away is thus the swinging of a direction until what was clinging comes to stand apart.
"Upon their backs" brings back the particle of resting-upon with which the coverings were laid: once something was set upon them, and once they themselves walked upon something. The root d-b-r is what comes behind a thing and follows after it, so walking upon the backs is the taking of what was behind them as a road.
Then comes "bolting." This word came at the opening of the passage as a quantity added to them, and it comes here as the manner in which they leave: once what was added upon them, and once what they walked away with.
The movement was opened with it and is shut with it, one word made into two edges, and what lies between them is the whole of the distance.
A second setting in two verses: the first was placed in the gap, and this one is placed on the organ itself. "Over" carries coverings from k-n-n, vessels that gather and keep in, and they were laid upon an organ from q-l-b whose business is turning over. "Against their getting inside it" brings back the verb that was denied two verses before, and f-q-h is a splitting that reaches the hollow: what is barred in both places is entry into the interior. The particle then changes to "in" for the ears, and w-q-r is a weight that confines and is held fast: the sound arrives and halts at its load. Then a second condition, narrower than the first: one mention inside the recitation, and in it the deciding word, "Him alone," with w-ḥ-d an encircling with no room for anything joined to it. In this same passage gods were supposed "alongside Him," so when the alongside was lifted their standing place fell away. "They turned away" is then the swinging of a direction, "upon their backs" is the taking of what was behind them as a road, and "bolting" shuts what it had opened at the head of the passage. What turns was covered and what hears was weighted, and when the name was said alone there was no room left in the place for a foot.
﴾ Et Nous avons posé sur leurs cœurs des couvertures, contre leur entrée au-dedans, et dans leurs oreilles une lourdeur ; et chaque fois que tu mentionnes ton Rabb (Celui qui fait croître et veille) dans la récitation, lui seul, ils s'en retournent sur leurs dos, en fuite. ﴿
C'est une seconde pose, un second jaʿl, en deux versets qui se suivent. La première fut placée dans l'intervalle entre deux parties ; celle-ci est placée sur un organe précis. La pose est passée de ce qui est entre les deux à ce qui est dans l'un d'eux : de la distance au siège même.
Et ʿalā, « sur », est une particule de surplomb : une chose posée par-dessus. Akinna, « des couvertures », est le pluriel de kinān, et la racine k-n-n est un enfermement qui contient dans un creux puis rend la contenance ferme. Le kinān est donc une enveloppe qui rassemble ce qui est dessous et le garde caché, non un verrou que l'on ferme sur une chose.
Leurs cœurs viennent de q-l-b : une chose nouée dans la profondeur qui s'ouvre et ainsi se transforme. Le lieu sur lequel la couverture a été posée est donc l'organe dont l'affaire est de se retourner. Ce qui a été couvert n'a pas été brisé ; il a seulement été empêché d'être retourné.
C'est le même verbe, nié deux versets plus haut, qui revient. Il a été dit deux versets avant « mais vous n'entrez pas au-dedans de leur mise au net », et il est dit ici « contre leur entrée au-dedans ». Un seul manque, et deux choses sur lesquelles il porte.
La racine f-q-h est une fente qui perce jusqu'à ce qui s'est noué dans la profondeur, jusqu'à ce que ce qu'il contient devienne clair. La couverture posée sur le cœur empêche cette fente à l'endroit même où elle se ferait. Ce qui est empêché dans les deux endroits est donc l'entrée dans le creux, non l'arrivée de la nouvelle jusqu'à l'ouïe.
Et an est ici la particule qui fait du verbe un nom d'action, et par elle la pose reçoit son motif : la couverture est décrite par ce contre quoi elle a été posée. Le pronom de yafqahūhu renvoie à un absent qui n'est pas nommé en tête du verset ; ce qui le désigne est mentionné à sa fin.
La particule a changé : deux particules différentes pour deux organes. C'était « sur » pour les cœurs, et c'est devenu « dans » pour les oreilles. La couverture est au-dessus du premier organe, et la lourdeur au-dedans du second.
Si l'on égalisait les deux particules, la différence se perdrait. Ce que l'on couvre, on l'empêche d'être atteint ; ce que l'on emplit, ce qui y arrive s'y trouve arrêté.
La racine w-q-r est un cerclage qui retient et se resserre, puis que l'on maintient, si bien qu'il pèse. L'oreille n'a donc pas été bouchée ; elle a été chargée. Il n'y a pas dans le verset d'obstruction qui empêche le son ; il y a seulement une charge que le son atteint, et il s'arrête là où il est parvenu.
Un second idhā, « chaque fois que », en deux versets. La première condition était une récitation entière ; elle est devenue ici une seule mention au-dedans de la récitation. Elle s'était élargie, puis elle s'est resserrée, jusqu'à tenir en un mot.
La récitation revient régie par « dans », comme elle l'était en tête du passage, alors qu'au verset précédent elle était complément d'objet. Trois positions pour un seul nom en six versets.
Puis vient le mot qui tranche : « lui seul ». Ce n'est pas la mention qu'ils ont fuie, et ce n'est pas le Rabb qu'ils ont fui. Qui a fui a fui le fait d'être seul.
La racine w-ḥ-d est un cerclage qui se resserre jusqu'à ne plus contenir qu'un seul, puis se fixe sur lui. Dans ce même passage a déjà été posée l'hypothèse de dieux « avec lui » ; quand l'« avec » a été retiré de la mention, il ne leur est plus resté de place. Le pluriel avait de la place pour eux ; l'unique n'a de place que pour lui-même.
Wallaw, « ils s'en retournent », est sur le schème faʿʿala, de w-l-y, et la racine est à l'origine un cerclage qui colle à ce qu'il jouxte. La tawliya est donc le fait de faire pivoter la direction jusqu'à ce que ce qui collait devienne ce qui se sépare : un départ où le dos se fait direction.
Et « sur leurs dos » ramène la particule de surplomb par laquelle les couvertures avaient été posées. Une fois une chose a été posée sur eux, et une fois ce sont eux qui ont marché sur une chose. La racine d-b-r est ce qui vient derrière une chose et la suit ; marcher sur les dos, c'est prendre pour route ce qui était derrière eux.
Puis « en fuite », nufūran. Ce mot est venu à l'ouverture du passage comme une quantité dont on les augmente, et il vient ici comme la manière dont ils s'en vont. Une fois ce qui s'est ajouté sur eux, une fois ce avec quoi ils ont marché.
Par lui le mouvement s'est ouvert, et par lui il se ferme. Un seul mot fait deux bornes, et ce qui est entre elles est toute la distance.
Une seconde pose en deux versets : la première fut placée dans l'intervalle, et celle-ci est placée sur le siège même. Et « sur » porte des couvertures venues de k-n-n, des enveloppes qui rassemblent et gardent caché, posées par-dessus un organe venu de q-l-b, dont l'affaire est de se transformer. Et « contre leur entrée au-dedans » ramène le verbe nié deux versets plus haut, et f-q-h est une fente qui atteint le creux : ce qui est empêché dans les deux endroits est l'entrée dans le dedans. Puis la particule change en « dans » pour les oreilles, et w-q-r est une charge qui retient et que l'on maintient : le son arrive et s'arrête devant son poids. Puis une seconde condition, plus étroite que la première : une seule mention au-dedans de la récitation, et en elle le mot qui tranche, « lui seul » ; et w-ḥ-d est un cerclage qui n'a de place pour rien qu'on lui joigne. Dans ce même passage des dieux avaient été supposés « avec lui » ; quand l'« avec » a été retiré, leur place est tombée. Puis « ils s'en retournent » est un pivotement de direction, « sur leurs dos » la route prise dans ce qui était derrière eux, et « en fuite » referme ce que le mot avait ouvert en tête du passage. Ce qui se retourne a été couvert, et ce qui entend a été chargé ; et quand le nom a été dit seul, il n'est plus resté dans le lieu de place pour un pied.