﴾ O you who trusted, do not be like those who disbelieved and said of their brothers, when they traveled through the earth or were campaigners: Had they been with us, they would not have died or been killed. Allah makes that a regret within their hearts. Allah gives life and causes death, and Allah sees what you do. ﴿
The call brings forward those who trusted by the clause of their own act, and the prohibiting lā then enters upon "be." Being, from k-w-n, denotes a withholding that keeps a thing within and then rises into the realizing of a state. The kāf opens the likeness, and what it governs is those who covered over (k-f-r), joined by a past verb that carries a covering still running in its course. What the prohibition forbids is that the state which the following group's speech will disclose should come to stand in the addressees, not a resemblance in some origin or some outward look that the verse has not mentioned. For that reason the ruling remains behavioral, bound to the act and to the saying. The prohibition forbids a likeness in deed.
The wāw joins "said" to "disbelieved," so the group is defined by its saying as well, and the lām ties the saying to their brothers. Brotherhood, from ʾ-kh-w, is a releasing that pierces and then knots in a near tie. "When they traveled through the earth" describes a passage within it, from ḍ-r-b, a joining that runs and attaches to the place. "Or" then preserves a second state, that they "were campaigners," from gh-z-w, a sinking that presses upon itself and then issues into a movement outward. So the two states remain parted by the particle "or," a striking in the earth that extends through it and a going out on campaign that rises from a narrow place, while one single saying follows them both.
The text conveys their saying as it stands: had they been with us, they would not have died or been killed. "Had" opens a barred condition, tying the presence of the brothers with the speakers to the denial of dying and of being killed. Death, from m-w-t, is a stretch that lengthens and then shuts with a cutting and a completion, and killing, from q-t-l, is a binding that enters a cutting and attaches to the one killed; here it is in the passive, with its agent unnamed. The repetition of "not" gives each denial its own particle, and the "or" before it keeps both states, the travel and the campaign. The verse sets this causality out as a saying issuing from those who covered over (k-f-r), without affirming that it is true.
The lām ties the outcome to what came before: so that Allah makes that a regret within their hearts. The demonstrative takes up the saying together with its conditional structure, and the verb ascribes the making to Allah. Regret, from ḥ-s-r, is an inward narrowing that enters a fine channel and then runs on unbroken, so it carries a pain over what was laid bare and lost. It is a second object, while the adverbial "within their hearts" places it inside the ones who spoke rather than in their brothers. So what the verse names is a regret settled in the hearts: the saying returns upon the one who said it as a pain in the very place where it was uttered, not on the side toward which it was aimed.
The wāw begins two nominal sentences. In the first, the name of Allah recurs as the subject, and its predicate is the clause of the two imperfects, "gives life" and "causes death," whose agent is a pronoun hidden in them that refers to Him. Life, from ḥ-y-y, is an inward containing that extends and renews itself, and the causative pattern carries it across, while death ends in the cutting and the completion; this facing answers the tying of death to a bare "with us." In the second, the bāʾ attaches to "what you do," and Allah's predicate is "sees," from b-ṣ-r, a connection that enters a firm closing and then runs on penetrating. The intensive form carries the density of the seeing and its continuance, so it gathers the acts of the addressees beneath it. The closing returns life, death and deed alike to Allah.
The call forbids those who trusted a likeness to those who joined covering over (k-f-r) to one particular saying to their brothers, in which they tied the dying or the being killed to the going out in the earth or on campaign and claimed that staying with them would keep both away. The text makes their saying a regret within their hearts, without affirming it, and then ascribes the giving of life and the causing of death to Allah, while the attribute "sees" closes all the acts under a dense and continuing sight. Those the verse describes remain carried by their own acts: they covered over, they said, and they tied their brothers' safety to staying with them.
﴾ Ô vous qui avez fait confiance, ne soyez pas comme ceux qui ont recouvert et qui dirent de leurs frères, lorsqu'ils parcoururent la terre ou partirent en campagne : S'ils étaient restés auprès de nous, ils ne seraient pas morts et n'auraient pas été tués. Allāh fait de cela un regret dans leurs cœurs. Allāh donne la vie et fait mourir, et Allāh voit ce que vous faites. ﴿
L'appel fait avancer ceux qui ont fait confiance et les désigne par le lien de leur acte, puis la particule de défense entre sur le verbe « soyez ». L'être, de k-w-n, retient, garde la chose au-dedans et jaillit dans un état réalisé. Le kāf de comparaison ouvre la ressemblance, et son régime est « ceux qui ont recouvert », que rattache un verbe accompli de k-f-r, une couverture qui court dans son cours. L'interdiction ne vise pas une ressemblance d'origine ou d'apparence qui ne serait pas énoncée ; elle interdit que s'établisse chez les destinataires l'état que dévoilera la parole du groupe qui suit. Le jugement reste comportemental et lié à l'acte et aux mots.
La conjonction rattache « dirent » à « ont recouvert », si bien que le groupe est défini aussi par sa parole. La préposition lie cette parole à leurs frères. La fraternité, de ʾ-kh-w, jaillit, pénètre et se noue dans une relation proche. « Lorsqu'ils parcoururent la terre » décrit un déplacement en elle, de ḍ-r-b, un rassemblement qui court et s'attache au lieu. Puis « ou » conserve un second cas : « partirent en campagne », de gh-z-w, un fond qui se comprime dans un défilé puis débouche sur un mouvement vers l'extérieur. Les deux cas demeurent ainsi séparés par la particule « ou » : une frappe qui s'étend dans la terre, et une sortie en campagne qui jaillit d'un resserrement ; et une seule et même parole les suit tous les deux.
Le texte rapporte leur parole telle qu'elle est : s'ils étaient restés auprès de nous, ils ne seraient pas morts et n'auraient pas été tués. « Si » ouvre une condition empêchée qui lie la présence des frères auprès de ceux qui parlent à la négation de la mort et de la mise à mort. La mort, de m-w-t, est une étendue qui se prolonge puis se referme dans la coupure et l'achèvement ; la mise à mort, de q-t-l, est un nouement qui entre dans la coupure et s'attache à la personne tuée, ici au passif. La négation répétée gouverne indépendamment chacun des deux, et le « ou » qui précède conserve les deux cas, le parcours de la terre et la campagne. Le verset n'entérine pas la vérité de cette causalité ; il la présente comme une parole venue de ceux qui ont recouvert.
La particule de finalité rattache l'issue à ce qui précède : que Allāh fasse de cela un regret dans leurs cœurs. Le démonstratif saisit la parole et sa structure conditionnelle, et le verbe rapporte cet acte de faire à Allāh. Le regret, de ḥ-s-r, est un resserrement intérieur qui entre dans un passage étroit puis s'écoule sans s'arrêter, portant une douleur sur ce qui s'est dévoilé et fut manqué. Il est second complément, tandis que « dans leurs cœurs » le situe à l'intérieur de ceux qui ont parlé et non chez leurs frères. Ce que le verset nomme est donc un regret installé dans les cœurs : la parole revient sur celui qui l'a dite comme douleur au lieu même où elle fut prononcée, et non du côté vers lequel elle fut dirigée.
La conjonction ouvre deux phrases nominales. Dans la première, le nom d'Allāh revient comme sujet de la phrase, et son prédicat est la proposition des deux inaccomplis « donne la vie » et « fait mourir », dont l'agent est un pronom sous-entendu qui renvoie à Lui. La vie, de ḥ-y-y, est une contenance intérieure qui s'étend et se renouvelle, et la forme causative la fait parvenir à son objet ; la mort, elle, aboutit à la coupure et à l'achèvement. Cette mise en regard répond au fait de lier la mort au seul « auprès de nous ». Dans la seconde, la préposition rattache « ce que vous faites » à Allāh, dont l'attribut « voit » vient de b-ṣ-r : un lien qui entre dans une fermeture ferme puis s'écoule en pénétrant. La forme intensive porte la densité de cette vue et sa continuité, et rassemble sous elle les actes des destinataires.
L'appel interdit à ceux qui ont fait confiance de ressembler à ceux qui ont joint la couverture (k-f-r) à une parole précise adressée à leurs frères. Ils ont lié la mort ou la mise à mort au fait de partir dans la terre ou en campagne, et prétendu que demeurer auprès d'eux les en préservait. Le texte n'entérine pas leur parole ; il en fait un regret dans leurs cœurs, puis rapporte à Allāh le fait de donner la vie et de faire mourir. L'attribut « voit » clôt tous les actes sous une vue dense et continue. Ceux que le verset décrit demeurent portés par leurs actes : ils ont couvert, ils ont dit, et ils ont lié le salut de leurs frères au fait de rester auprès d'eux.