النساء · الآية 164
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Commentary
The verse opens with an indefinite noun in the accusative, wa-rusulan, "messengers," and its accusative allows two readings: it may be governed by an implied verb that the verb after it explains, "We related messengers whom We had related," or by an implied verb that the context of conveying in the previous verse points to, "We sent messengers." On both readings the noun stays joined to the previous verse by its wa. A messenger, from r-s-l, is one sent who runs on from the side of the one who sends him until he reaches those to whom he is sent.
Relating, qaṣṣ, is from q-ṣ-ṣ, a cut that is held and runs on in sequence; from it comes qaṣṣa al-athar, following a track footprint after footprint, as in "so the two turned back upon their tracks, following them," and quṣṣīhi, "follow him," a command to track; relating a report is following it in its order until it is complete. Qaṣaṣnāhum, "We related them," makes the messengers themselves the object of the relating, meaning their reports followed step by step, and ʿalayka, "to you," literally "upon you," makes the relating come down upon the one addressed. Qad with the verb fixes the relating as done, and min qablu, "before," is cut from what it would govern and ends in -u, so the "before" is fixed while what the relating came before is left to the context: before this verse, or before this time.
The same noun is then repeated, indefinite: "and messengers We have not related to you." Lam denies the relating in the past, so these are messengers whose sending the verse affirms while their reports remain outside what was related to the one addressed. The indefinite form in both places leaves the number open in both groups: the verse sets up the division and leaves the count. This division comes in another place in the Book as well: "among them are those We have related to you, and among them are those We have not related to you."
This second group affirms something wider than what is known: the messengers whom the one addressed came to know through the relating are some of the messengers, and the sending is wider than the report of it. This connects with what the Book says elsewhere, that warning reached every community of people, "there is no community but a warner has passed among it," so those whose reports were not related fall within this generality, even though their names remain outside what was related.
The end of the verse then singles out one of the messengers with a verb other than the conveying that gathered the row in the previous verse: "Allah spoke to Moses, a speaking indeed." Speech, from k-l-m, is meaning held in a cohesive form and then brought out, and kallama, on the pattern faʿʿala, takes the one spoken to as its direct object, so Moses is the object of the verb. In this clause the speech turns from the speaker's pronoun, which carried the verbs before it, "We conveyed," "We gave," "We related them," to the stated name, "Allah spoke," so the speaker is called by His name in the verb that is His speaking; the verb comes with the same name in another place: "among them are those to whom Allah spoke."
Taklīman is the verbal noun of kallama, coming after it in the accusative, and a verbal noun that follows its own verb confirms it and affirms that the event took place. This place alone in the Book has taklīman, so of the verbs in the two verses, speaking alone comes confirmed by its own verbal noun. The Book distinguishes the ways by which the speech of Allah reaches human beings, "it is not for any human being that Allah should speak to him except by conveying, or from behind a veil, or by sending a messenger": conveying is one way, speech from behind a veil is one way, and sending a messenger is one way, and the two verses name the conveying for the whole row and then the speaking to Moses.
The verse divides the messengers, from r-s-l, into two groups with a single indefinite noun said twice: messengers whose reports were related to the one addressed before, relating, from q-ṣ-ṣ, being the following of a track in its order, and messengers whose sending is affirmed while their reports stay outside what was related. The indefinite form leaves the number open in both, so in the verse the sending is wider than the report of it, in keeping with what the Book says, that a warner has passed among every community. Moses is then singled out with the verb of speaking, from k-l-m, ascribed to the stated name of Allah after verbs carried by the speaker's pronoun, and confirmed by its verbal noun, taklīman, found in this place alone, so the event is affirmed and set apart from the conveying that gathered the row in the previous verse.
Commentaire
Le verset s'ouvre sur un nom indéterminé à l'accusatif, wa-rusulan, « des messagers », et son accusatif admet deux lectures : il peut être régi par un verbe sous-entendu qu'explique le verbe qui le suit, « Nous avons fait le récit de messagers dont Nous avons fait le récit », ou par un verbe sous-entendu qu'indique le contexte de la communication au verset précédent, « Nous avons envoyé des messagers ». Dans les deux lectures, le nom reste rattaché au verset précédent par son wa. Le messager, de r-s-l, est un envoyé qui court depuis le côté de celui qui l'envoie jusqu'à atteindre ceux vers qui il est envoyé.
Le récit, qaṣṣ, vient de q-ṣ-ṣ, une coupe tenue qui court en suite ; de là vient qaṣṣa al-athar, suivre une trace empreinte après empreinte, comme dans « ils revinrent tous deux sur leurs traces, en les suivant », et quṣṣīhi, « suis-le », un ordre de pister ; faire le récit d'une nouvelle, c'est la suivre dans son ordre jusqu'à ce qu'elle soit complète. Qaṣaṣnāhum, « Nous avons fait leur récit », fait des messagers eux-mêmes l'objet du récit, c'est-à-dire leurs nouvelles suivies pas à pas, et ʿalayka, « à toi », littéralement « sur toi », fait descendre le récit sur celui à qui la parole s'adresse. Qad avec le verbe fixe le récit comme accompli, et min qablu, « auparavant », est coupé de ce qu'il régirait et finit en -u : l'antériorité est fixée, tandis que ce avant quoi le récit a eu lieu est laissé au contexte, avant ce verset, ou avant ce temps.
Le même nom est ensuite repris, indéterminé : « et des messagers dont Nous ne t'avons pas fait le récit ». Lam nie le récit dans le passé ; ce sont donc des messagers dont le verset affirme l'envoi, tandis que leurs nouvelles restent hors de ce qui a été raconté à celui à qui la parole s'adresse. L'indétermination, aux deux endroits, laisse le nombre ouvert dans les deux groupes : le verset établit le partage et laisse le compte. Ce partage vient aussi en un autre endroit du Livre : « parmi eux il en est dont Nous t'avons fait le récit, et parmi eux il en est dont Nous ne t'avons pas fait le récit ».
Ce second groupe affirme une chose plus vaste que ce qui est connu : les messagers que celui à qui la parole s'adresse a connus par le récit sont une partie des messagers, et l'envoi est plus vaste que la nouvelle qu'on en donne. Cela rejoint ce que le Livre dit ailleurs, que l'avertissement a atteint toute communauté humaine, « il n'est aucune communauté où ne soit passé un avertisseur », si bien que ceux dont les nouvelles n'ont pas été racontées entrent dans cette généralité, même si leurs noms restent hors de ce qui a été raconté.
La fin du verset distingue ensuite l'un des messagers par un verbe autre que la communication qui rassemblait la rangée au verset précédent : « et Allāh a parlé à Moïse, d'une parole effective ». La parole, de k-l-m, est un sens retenu dans une forme cohérente puis produit au-dehors, et kallama, sur le schème faʿʿala, prend celui à qui l'on parle pour complément direct : Moïse est le complément du verbe. Dans cette proposition, le propos passe du pronom de celui qui parle, qui portait les verbes précédents, « Nous avons communiqué », « Nous avons donné », « Nous avons fait leur récit », au nom exprimé, « Allāh a parlé », si bien que celui qui parle est appelé par Son nom dans le verbe qui est Sa parole ; le verbe vient avec le même nom en un autre endroit : « parmi eux il en est à qui Allāh a parlé ».
Taklīman est le nom verbal de kallama, venu après lui à l'accusatif, et un nom verbal qui suit son propre verbe le confirme et affirme que l'événement a eu lieu. Ce seul endroit du Livre porte taklīman, si bien que, parmi les verbes des deux versets, la parole seule vient confirmée par son propre nom verbal. Le Livre distingue les voies par lesquelles la parole d'Allāh atteint les humains, « il n'appartient à aucun humain qu'Allāh lui parle, sinon par communication, ou de derrière un voile, ou en envoyant un messager » : la communication est une voie, la parole de derrière un voile est une voie, et l'envoi d'un messager est une voie, et les deux versets nomment la communication pour toute la rangée, puis la parole adressée à Moïse.
Le verset partage les messagers, de r-s-l, en deux groupes, par un seul nom indéterminé dit deux fois : des messagers dont les nouvelles ont été racontées auparavant à celui à qui la parole s'adresse, le récit, de q-ṣ-ṣ, étant la poursuite d'une trace dans son ordre, et des messagers dont l'envoi est affirmé tandis que leurs nouvelles restent hors de ce qui a été raconté. L'indétermination laisse le nombre ouvert dans les deux, si bien que, dans le verset, l'envoi est plus vaste que la nouvelle qu'on en donne, conformément à ce que dit le Livre, qu'un avertisseur est passé en toute communauté. Moïse est ensuite distingué par le verbe de la parole, de k-l-m, rapporté au nom exprimé d'Allāh après des verbes portés par le pronom de celui qui parle, et confirmé par son nom verbal, taklīman, qui ne se trouve qu'en ce lieu, si bien que l'événement est affirmé et se distingue de la communication qui rassemblait la rangée au verset précédent.
قراءتان
القراءة الشائعة
تُنقَلُ الآيةُ عادةً على أنَّ من الرُّسُلِ مَن ذُكِرَت قِصَصُهُم في القُرآنِ قَبلَ نُزولِها، ومَن لم تُذكَرْ قِصَصُهُم فيه، ويُروى في عَدَدِ الأنبِياءِ والرُّسُلِ خَبَرٌ يَجعَلُ الأنبِياءَ أُلوفاً والرُّسُلَ بِضعَ مِئات. و«كَلَّمَ اللهُ موسى تَكليماً» يُحمَلُ فيه المَصدَرُ على تَوكيدِ الكَلامِ ودَفعِ المَجاز، ولِذلك يُلَقَّبُ موسى كَليمَ الله.
قراءةٌ تَعُدُّ الرُّسُلَ بِخَبَرٍ مَنقول، وتَجعَلُ التَّكليمَ لَقَباً لِموسى.
قراءةٌ تُصغي إلى الجذر
«رُسُل» (ر-س-ل): مَبعوثونَ يَجرونَ حتّى يَعلَقوا بِمَن أُرسِلوا إلَيهِم. و«قَصَصناهُم» (ق-ص-ص): تَتَبَّعنا أخبارَهُم أثَراً بَعدَ أثَر. و«كَلَّمَ» (ك-ل-م): مَعنىً يُحبَسُ في صيغةٍ مُتَماسِكةٍ ثُمَّ يُخرَج. فالآيةُ: «ومَبعوثونَ تَتَبَّعنا لَكَ آثارَهُم من قَبلُ، ومَبعوثونَ لم نَتَتَبَّعْها لَك، وأخرَجَ اللهُ كَلامَه إلى موسى إخراجاً مُؤَكَّداً».
قراءةٌ تَسمَعُ في القِسمَينِ إرسالاً أوسَعَ من القَصّ، وفي المَصدَرِ تَوكيداً يَخُصُّ موسى من بَينِ الرُّسُل.
القراءتان لا تَتعارَضان: الأُولى تَعُدُّ الرُّسُلَ بِما رُوِيَ وتُلَقِّبُ موسى بِما خُصَّ بِه، والثانيةُ تَسمَعُ في الجُذورِ إرسالاً يَتَّسِعُ عن الخَبَر، وكَلاماً يُثبِتُه مَصدَرُه. هذا الكتابُ يَختارُ الإصغاءَ الإضافيّ.
Two Readings
Common reading
The verse is usually read as saying that among the messengers are some whose stories had been told in the Qurʾān before it came down, and some whose stories are not told in it; a report is related on the number of the prophets and messengers, making the prophets thousands and the messengers some hundreds. In "Allah spoke to Moses, a speaking indeed" the verbal noun is taken to confirm the speaking and to rule out a figurative sense, which is why Moses is given the title "the one Allah spoke to."
A reading that counts the messengers by a transmitted report, and makes the speaking a title for Moses.
A root-reading
Rusul (root r-s-l): ones sent who run on until they reach those to whom they are sent. Qaṣaṣnāhum (root q-ṣ-ṣ): We followed their reports track by track. Kallama (root k-l-m): meaning held in a cohesive form and then brought out. The verse becomes: "Envoys whose tracks We followed out for you before, and envoys whose tracks We have not followed out for you; and Allah brought out His speech to Moses, a bringing out confirmed."
A reading that hears in the two groups a sending wider than the relating, and in the verbal noun a confirmation that sets Moses apart among the messengers.
The two readings do not conflict. The first counts the messengers by what is reported and gives Moses a title for what set him apart; the second hears, in the roots, a sending that reaches wider than the report, and a speech that its own verbal noun makes firm. This book chooses the additional listening.
Deux Lectures
Lecture courante
Le verset est d'ordinaire lu comme disant que parmi les messagers il en est dont les histoires avaient été racontées dans le Coran avant sa descente, et d'autres dont les histoires n'y sont pas racontées ; on rapporte sur le nombre des prophètes et des messagers une tradition qui compte les prophètes par milliers et les messagers par quelques centaines. Dans « Allāh a parlé à Moïse, d'une parole effective », le nom verbal est compris comme confirmant la parole et écartant le sens figuré, et c'est pourquoi Moïse reçoit le titre de « celui à qui Allāh a parlé ».
Une lecture qui compte les messagers d'après une tradition transmise, et fait de la parole un titre de Moïse.
Une lecture à la racine
Rusul (racine r-s-l) : des envoyés qui courent jusqu'à atteindre ceux vers qui ils sont envoyés. Qaṣaṣnāhum (racine q-ṣ-ṣ) : Nous avons suivi leurs nouvelles trace après trace. Kallama (racine k-l-m) : un sens retenu dans une forme cohérente puis produit au-dehors. Le verset devient : « Des envoyés dont Nous avons suivi pour toi les traces auparavant, et des envoyés dont Nous n'avons pas suivi pour toi les traces ; et Allāh a produit Sa parole vers Moïse, d'une production confirmée. »
Une lecture qui entend dans les deux groupes un envoi plus vaste que le récit, et dans le nom verbal une confirmation qui distingue Moïse parmi les messagers.
Les deux lectures ne s'opposent pas. La première compte les messagers d'après ce qui est rapporté et donne à Moïse un titre pour ce qui l'a distingué ; la seconde entend, dans les racines, un envoi qui s'étend au-delà de la nouvelle, et une parole que son propre nom verbal affermit. Ce livre choisit l'écoute supplémentaire.
«وَرُسُلًا قَدْ قَصَصْنَاهُمْ عَلَيْكَ مِن قَبْلُ»: رُسُلٌ تُتُبِّعَت أخبارُهُم
تَبدَأُ الآيةُ بِاسمٍ مَنصوبٍ نَكِرة: «ورُسُلاً»، ويَحتَمِلُ نَصبُه وَجهَين: أن يَكونَ بِفِعلٍ مُضمَرٍ يُفَسِّرُه ما بَعدَه، أي: وقَصَصنا رُسُلاً قد قَصَصناهُم، وأن يَكونَ بِفِعلٍ مُضمَرٍ يَدُلُّ عَلَيه سِياقُ الإيحاءِ في الآيةِ قَبلَها، أي: وأرسَلنا رُسُلاً. وعلى الوَجهَينِ يَبقى الاسمُ مَوصولاً بِالآيةِ قَبلَها بِواوِه. والرَّسولُ من ر-س-ل مَبعوثٌ يَجري من جِهةِ مُرسِلِه حتّى يَعلَقَ بِمَن أُرسِلَ إلَيهِم.
والقَصُّ من ق-ص-ص قَطعٌ مُمسَكٌ يَجري مُتَتابِعاً، ومنه «قَصَّ الأثَرَ» تَتَبَّعَه مَوطِئاً بَعدَ مَوطِئ، كما في ﴿فَارْتَدَّا عَلَىٰ آثَارِهِمَا قَصَصًا﴾، و﴿قُصِّيهِ﴾ أمراً بِتَتَبُّعِ الأثَر، فقَصُّ الخَبَرِ تَتَبُّعُه على تَرتيبِه حتّى يُستَوفى. و«قَصَصناهُم» تَجعَلُ الرُّسُلَ أنفُسَهُم مَفعولَ القَصّ، والمُرادُ أخبارُهُم مُتَتَبَّعة، و«عَلَيكَ» تَجعَلُ القَصَّ نازِلاً على المُخاطَب. و«قد» مَعَ الفِعلِ تُثبِتُ القَصَّ مُتَحَقِّقاً، و«من قَبلُ» مَقطوعةٌ عمّا تُضافُ إلَيه مَبنِيّةٌ على الضَّمّ، فالقَبلِيّةُ ثابِتة، وما كانَ القَصُّ قَبلَه مَتروكٌ لِلسِّياق: قَبلَ هذه الآية، أو قَبلَ هذا الوَقت.
«وَرُسُلًا لَّمْ نَقْصُصْهُمْ عَلَيْكَ»: إرسالٌ أوسَعُ مِمّا قُصَّ مِنه
ثُمَّ يُعادُ الاسمُ نَفسُه نَكِرة: «ورُسُلاً لم نَقصُصهُم عَلَيك»، و«لم» تَنفي القَصَّ في ما مَضى، فهؤلاءِ رُسُلٌ أُثبِتَ إرسالُهُم في الآية، وبَقِيَت أخبارُهُم خارِجَ ما قُصَّ على المُخاطَب. والتَّنكيرُ في المَوضِعَينِ يُبقي العَدَدَ مَفتوحاً في القِسمَين، فالآيةُ تُقيمُ القِسمةَ وتَترُكُ العَدّ. وقد جاءَ هذا التَّقسيمُ في مَوضِعٍ آخَرَ من الكِتاب: ﴿مِنْهُم مَّن قَصَصْنَا عَلَيْكَ وَمِنْهُم مَّن لَّمْ نَقْصُصْ عَلَيْكَ﴾.
وفي هذا القِسمِ الثّاني إثباتٌ لِما هو أوسَعُ من المَعلوم: الرُّسُلُ الذينَ عَرَفَهُمُ المُخاطَبُ بِالقَصِّ بَعضُ الرُّسُل، والإرسالُ أوسَعُ من الخَبَرِ عَنه. ويَتَّصِلُ هذا بِما في الكِتابِ من أنَّ الإنذارَ بَلَغَ كُلَّ جَماعةٍ من النّاس: ﴿وَإِن مِّنْ أُمَّةٍ إِلَّا خَلَا فِيهَا نَذِيرٌ﴾، فمَن لم تُقَصَّ أخبارُهُم داخِلونَ في هذا العُموم، وإن بَقِيَت أسماؤُهُم خارِجَ ما قُصّ.
«وَكَلَّمَ اللَّهُ مُوسَىٰ تَكْلِيمًا»: فِعلٌ يُؤَكِّدُه مَصدَرُه
ثُمَّ يَخُصُّ آخِرُ الآيةِ واحِداً من الرُّسُلِ بِفِعلٍ غَيرِ الإيحاءِ الذي جَمَعَ الصَّفَّ في الآيةِ قَبلَها: «وكَلَّمَ اللهُ موسى تَكليماً». والكَلامُ من ك-ل-م مَعنىً يُحبَسُ في صيغةٍ مُتَماسِكةٍ ثُمَّ يُخرَج، و«كَلَّمَ» على فَعَّلَ يَتَعَدّى إلى المُخاطَبِ بِنَفسِه، فموسى مَفعولٌ بِه لِلفِعل. وعُدِلَ في هذه الجُملةِ عن ضَميرِ المُتَكَلِّمِ الذي جَرَت بِه الأفعالُ قَبلَها، «أوحَينا» و«آتَينا» و«قَصَصناهُم»، إلى الاسمِ الظّاهِر: «وكَلَّمَ اللهُ»، فيُسَمّى المُتَكَلِّمُ بِاسمِه في الفِعلِ الذي هو كَلامُه، وبِالاسمِ نَفسِه جاءَ الفِعلُ في مَوضِعٍ آخَر: ﴿مِّنْهُم مَّن كَلَّمَ اللَّهُ﴾.
و«تَكليماً» مَصدَرُ «كَلَّمَ» جاءَ بَعدَه مَنصوباً، والمَصدَرُ إذا تَلا فِعلَه أكَّدَه وقَرَّرَ وُقوعَه. ويَنفَرِدُ هذا المَوضِعُ في الكِتابِ بِـ«تَكليماً»، فالكَلامُ وَحدَه من بَينِ الأفعالِ التي في الآيتَينِ جاءَ مُؤَكَّداً بِمَصدَرِه. وقد فَرَّقَ الكِتابُ بَينَ الطُّرُقِ التي يَبلُغُ بِها كَلامُ اللهِ البَشَر: ﴿وَمَا كَانَ لِبَشَرٍ أَن يُكَلِّمَهُ اللَّهُ إِلَّا وَحْيًا أَوْ مِن وَرَاءِ حِجَابٍ أَوْ يُرْسِلَ رَسُولًا﴾، فالوَحيُ طَريق، والكَلامُ من وَراءِ حِجابٍ طَريق، وإرسالُ الرَّسولِ طَريق، والآيتانِ تَذكُرانِ الإيحاءَ لِلصَّفِّ كُلِّه، ثُمَّ التَّكليمَ لِموسى.
حَصيلة
تَقسِمُ الآيةُ الرُّسُلَ، من ر-س-ل، قِسمَين بِاسمٍ واحِدٍ مُنَكَّرٍ يُعادُ مَرَّتَين: رُسُلٌ قُصَّت أخبارُهُم على المُخاطَبِ من قَبلُ، والقَصُّ من ق-ص-ص تَتَبُّعُ الأثَرِ على تَرتيبِه، ورُسُلٌ أُثبِتَ إرسالُهُم وبَقِيَت أخبارُهُم خارِجَ ما قُصّ، والتَّنكيرُ يَترُكُ العَدَدَ في القِسمَينِ مَفتوحاً، فالإرسالُ في الآيةِ أوسَعُ من الخَبَرِ عَنه، على نَحوِ ما في الكِتابِ من أنَّ كُلَّ أُمّةٍ خَلا فيها نَذير. ثُمَّ يُخَصُّ موسى بِفِعلِ الكَلام، من ك-ل-م، مُسنَداً إلى اسمِ اللهِ الظّاهِرِ بَعدَ أفعالٍ جَرَت بِضَميرِ المُتَكَلِّم، ومُؤَكَّداً بِمَصدَرِه «تَكليماً» الذي يَنفَرِدُ بِه هذا المَوضِع، فيَتَقَرَّرُ وُقوعُه، ويَتَمَيَّزُ عن الإيحاءِ الذي جَمَعَ الصَّفَّ في الآيةِ قَبلَها.
تحليل جذريّ
«وَرُسُلًا» جذر: ر-س-ل
ر (الجريانُ المسترسِل) + س (الجريانُ الممتدُّ المتّصل): النواةُ رس = جَريانٌ مُستَرسِلٌ يَمتَدُّ في مَجرىً مُتَّصِلٍ لا يَنقَطِع. ثمّ ل (التعلُّق والالتصاق والحَوز) تُعَلِّقُ هذا الجاريَ بِمَن يَصِلُ إلَيه. فالجذرُ ر-س-ل حرفيّاً انبِعاثٌ مُتَّصِلٌ من جِهةٍ يَنتَهي إلى جِهةٍ أُخرى فيَعلَقُ بِها. ومنه «أرسَلَ الشَّيءَ» أطلَقَه، و«الرَّسول» المَبعوثُ بِرِسالةٍ إلى غَيرِه. و«رُسُلاً» في الآيةِ جَمعٌ مُنَكَّرٌ يَتَكَرَّرُ مَرَّتَين، مَرّةً في مَن قُصّوا ومَرّةً في مَن لم يُقَصّوا، ثُمَّ يَعودُ في صَدرِ الآيةِ التّالِيةِ مَرّةً ثالِثةً مَوصوفاً بِما أُرسِلوا بِه.
«قَصَصْنَاهُمْ» جذر: ق-ص-ص
ق (الإطلاق القاطع) + ص (الإطباقُ الصلبُ والإمساك): النواةُ قص = قَطعٌ يُطلَقُ ثُمَّ يُطبَقُ عَلَيه فيُمسَكُ ما قُطِع، أي فَصلٌ لا يُفلِتُ المَفصول. ثمّ ص الثانية (النفاذُ الصفيريُّ والجريانُ والخلوص) تُجري هذا المُمسَكَ وتُخلِصُه شَيئاً بَعدَ شَيء. فالجذرُ ق-ص-ص حرفيّاً قَطعٌ مُمسَكٌ يَجري مُتَتابِعاً. ومنه «قَصَّ الأثَرَ» تَتَبَّعَه مَوطِئاً مَوطِئاً، و«القَصّ» جَزُّ الشَّعرِ بِحَدٍّ مُمسِك، و«القِصّة» خَبَرٌ يُتَتَبَّعُ على تَرتيبِه. وفي الآيةِ فِعلانِ من الجِذر: «قَصَصناهُم» ماضياً يُثبِتُه «قد»، و«لم نَقصُصهُم» مَنفِيّاً بِـ«لم» مَفكوكَ الإدغام، فيَظهَرُ فيه الحَرفانِ المُتَماثِلانِ كِلاهُما.
«وَكَلَّمَ» جذر: ك-ل-م
ك (الكتمُ والاحتباسُ والامتساك) + ل (التعلُّق والالتصاق والحَوز): النواةُ كل = كَتمٌ يَتَعَلَّقُ بِما كَتَمَه ويَحوزُه فلا يُفلِتُه. ثمّ م (الضمُّ واللقاءُ والتلاصق) تَضُمُّ هذا المَكتومَ في وَحدةٍ واحِدةٍ مُتَلاصِقة. فالجذرُ ك-ل-م حرفيّاً حَبسُ المَعنى في صيغةٍ واحِدةٍ مُتَماسِكة. ومنه «الكَلام» ما حُبِسَ فيه المَعنى ثُمَّ أُخرِج. و«كَلَّمَ» في الآيةِ على فَعَّلَ مُتَعَدٍّ إلى «موسى» بِنَفسِه، وفاعِلُه الاسمُ الظّاهِرُ «الله»، وبَعدَه مَصدَرُه «تَكليماً» يُؤَكِّدُه، ولا يَرِدُ هذا المَصدَرُ في الكِتابِ إلّا هُنا.
التَّأويل
أوّلاً: ما تَقولُهُ الحروف
الرُّسُلُ من ر-س-ل مَبعوثونَ يَجرونَ من جِهةِ مُرسِلِهِم حتّى يَعلَقوا بِمَن أُرسِلوا إلَيهِم، والقَصُّ من ق-ص-ص تَتَبُّعُ الأثَرِ خُطوةً بَعدَ خُطوةٍ حتّى يُستَوفى، والكَلامُ من ك-ل-م مَعنىً يُحبَسُ في صيغةٍ مُتَماسِكةٍ ثُمَّ يُخرَج. فالحُروفُ تَرسُمُ مَسافةً بَينَ أمرَين: إرسالٌ أوسَعُ من القَصّ، وقَصٌّ تَتَبَّعَ بَعضَ آثارِه، وبَينَهُما رُسُلٌ جَرى إرسالُهُم ولم يُتَتَبَّعْ أثَرُهُم في ما قُصّ. ثُمَّ يَخرُجُ من الجَمعِ كَلامٌ حُبِسَ مَعناه في صيغةٍ ثُمَّ أُخرِجَ إلى واحِدٍ بِعَينِه.
ثانياً: المَشهَد
مُخاطَبٌ سَمِعَ أسماءً وأخباراً لِرُسُلٍ قَبلَه، يُقالُ لَه في آيةٍ واحِدة: رُسُلٌ قَصَصناهُم عَلَيك، ورُسُلٌ لم نَقصُصهُم عَلَيك. فتَنقَسِمُ الصُّورةُ التي عِندَه قِسمَين: ما يَعرِفُه بِأسمائه وأخبارِه، وما يَعرِفُ وُجودَه ولا يَعرِفُ خَبَرَه. ثُمَّ يَخرُجُ من الجَمعِ واحِدٌ بِاسمِه وبِفِعلٍ خاصٍّ بِه: كَلَّمَه اللهُ تَكليماً. فالمَشهَدُ يَبدَأُ بِجَمعٍ مَفتوحِ العَدَدِ ويَنتَهي إلى واحِدٍ مُسَمّى.
ثالثاً: النَّمَطُ الذي قد يتكرر في اي زمان ومكان
يَتَكَرَّرُ في الجَماعاتِ أن تَحسَبَ ما وَصَلَها من خَبَرٍ هو كُلُّ ما كان، فتَجعَلَ حُدودَ عِلمِها حُدوداً لِلعالَم، وتَقضِيَ بِأنَّ الهِدايةَ لم تَبلُغْ إلّا مَن بَلَغَها خَبَرُه. والآيةُ تَضَعُ في يَدِ المُخاطَبِ نَفسِه، وهو الذي يَأتيه الوَحي، قِسماً من الرُّسُلِ لم يُقَصَّ عَلَيه، فيَكونُ غِيابُ الخَبَرِ عِندَه غَيرَ دالٍّ على غِيابِ المُخبَرِ عَنه. ويَتَكَرَّرُ نَمَطٌ ثانٍ: أن يَكونَ لِكُلِّ مَعرِفةٍ طَرَفٌ مَجهولٌ يُقِرُّ بِه العارِفُ ويَترُكُه على حالِه، والآيةُ تُسَمّي هذا الطَّرَفَ وتَترُكُ أسماءَه في عِلمِ مَن أرسَل.
رابعاً: تخمينات وإسقاطات أنثروبولوجيّة
قد يُوازي قِسمُ «لم نَقصُصهُم» ما يَعرِفُه دارِسو الماضي البَشَريِّ من ضيقِ المُدَوَّنِ إلى جانِبِ ما لم يُدَوَّن: فأقدَمُ ما وُجِدَ من عِظامٍ يُنسَبُ إلى نَوعِنا يُقَدَّرُ عُمرُه بِنَحوِ ثَلاثِمِئةِ ألفِ سَنة، وأقدَمُ الكِتابةِ المَعروفةِ يَزيدُ عُمرُها قَليلاً على خَمسةِ آلافِ سَنة، فما حُفِظَ مُدَوَّناً من حَياةِ البَشَرِ أقَلُّ من جُزءٍ من خَمسينَ جُزءاً من عُمرِ نَوعِهِم. ورُبَّما كانَ في هذا ما يُقَرِّبُ صورةَ رُسُلٍ جَرى إرسالُهُم في أزمِنةٍ وأماكِنَ لم يَبقَ من أخبارِها شَيءٌ يُروى، وهذا تَوازٍ في سَعةِ المَجهولِ، وتَعيينُ رَسولٍ بِعَينِه خارِجٌ عَنه.
وقد يَلتَقي قَولُه في مَوضِعٍ آخَر ﴿وَإِن مِّنْ أُمَّةٍ إِلَّا خَلَا فِيهَا نَذِيرٌ﴾ بِما وَجَدَه فَريقٌ من الأنثروبولوجيّينَ بِجامِعةِ أُكسفورد (كَري ومَلِنز ووايتهاوس، 2019)، إذ قَرَؤوا ما دُوِّنَ عن سِتّينَ مُجتَمَعاً اختيرَت عَيِّنةً من ثَقافاتِ العالَمِ المَوصوفة، ورَصَدوا الحُكمَ الأخلاقيَّ على سَبعةِ أفعالٍ تَعاوُنيّة، منها مُساعَدةُ القَريبِ ورَدُّ المَعروفِ واقتِسامُ المُتَنازَعِ عَلَيه، فوَجَدوها مَمدوحةً في كُلِّ ما سُجِّلَ من أحكامٍ عَلَيها إلّا حالةً واحِدةً من نَحوِ ألفِ حُكم. والدِّراسةُ تُفَسِّرُ هذا الاشتِراكَ بِحاجةِ الجَماعاتِ إلى التَّعاوُن، ولا تَنسِبُه إلى رُسُل، فالتَّوازي إن صَحَّ فهو في سَعةِ الاشتِراكِ بَينَ جَماعاتٍ لم يَصِلنا عن أكثَرِها خَبَرُ نَذير، لا في سَبَبِه.
Interpretation
First: what the letters say
Messengers, from r-s-l, are envoys who run on from the side of the one who sends them until they reach those to whom they are sent; relating, from q-ṣ-ṣ, is following a track step after step until it is complete; speech, from k-l-m, is meaning held in a cohesive form and then brought out. The letters thus draw a distance between two things: a sending wider than the relating, and a relating that followed some of its tracks, and between them messengers whose sending took place while their tracks were not followed in what was related. Then, out of the many, comes a speech whose meaning was held in a form and then brought out to one particular person.
Second: the scene
One addressed, who has heard names and reports of messengers before him, is told in a single verse: messengers We have related to you, and messengers We have not related to you. The picture he holds splits in two: what he knows by its names and reports, and what he knows to exist without knowing its report. Then one comes out of the many, with his name and a verb of his own: Allah spoke to him, a speaking indeed. The scene begins with a multitude whose number is left open and ends with one who is named.
Third: the pattern that may recur in any time and place
Groups repeatedly take the reports that have reached them for all that ever was, make the limits of their knowledge the limits of the world, and conclude that guidance reached only those whose report reached them. The verse places in the hands of the one addressed himself, the very one to whom the conveying comes, a group of messengers not related to him, so that the absence of a report, for him, is no sign of the absence of what it would report. A second pattern recurs: every knowing has an unknown edge, which the knower acknowledges and leaves as it is; the verse names this edge and leaves its names in the knowledge of the One who sent.
Fourth: anthropological speculations and projections
The group of those "We have not related" may parallel what students of the human past know about how narrow the written record is beside what was never written: the oldest bones attributed to our species are estimated at about three hundred thousand years, while the oldest known writing is a little over five thousand years old, so the part of human life kept in writing is less than one fiftieth of the span of our species. There may be in this something that brings closer the picture of messengers sent in times and places of which no report remains to be told; this is a parallel in the breadth of the unknown, and it names no particular messenger.
What is said in another place, "there is no community but a warner has passed among it," may meet what a team of anthropologists at the University of Oxford found (Curry, Mullins and Whitehouse, 2019). They read the ethnographic records of sixty societies, chosen as a sample of the world's described cultures, and noted the moral judgement passed on seven cooperative behaviours, among them helping kin, returning a favour and dividing what is disputed; they found these behaviours judged good in every recorded judgement on them except one case out of nearly a thousand. The study explains this sharing by the need of groups to cooperate and does not ascribe it to messengers, so the parallel, if it holds, lies in how widely it is shared among groups of most of which no report of a warner has reached us, and not in its cause.
Interprétation
Premièrement: ce que disent les lettres
Les messagers, de r-s-l, sont des envoyés qui courent depuis le côté de celui qui les envoie jusqu'à atteindre ceux vers qui ils sont envoyés ; le récit, de q-ṣ-ṣ, est la poursuite d'une trace pas à pas jusqu'à ce qu'elle soit complète ; la parole, de k-l-m, est un sens retenu dans une forme cohérente puis produit au-dehors. Les lettres tracent ainsi une distance entre deux choses : un envoi plus vaste que le récit, et un récit qui a suivi certaines de ses traces, et entre les deux, des messagers dont l'envoi a eu lieu tandis que leurs traces n'ont pas été suivies dans ce qui a été raconté. Puis, de la multitude, sort une parole dont le sens a été retenu dans une forme puis produit vers une personne précise.
Deuxièmement: la scène
Celui à qui la parole s'adresse, qui a entendu des noms et des nouvelles de messagers venus avant lui, s'entend dire en un seul verset : des messagers dont Nous t'avons fait le récit, et des messagers dont Nous ne t'avons pas fait le récit. L'image qu'il porte se partage en deux : ce qu'il connaît par ses noms et ses nouvelles, et ce dont il connaît l'existence sans en connaître la nouvelle. Puis un seul sort de la multitude, avec son nom et un verbe qui lui est propre : Allāh lui a parlé, d'une parole effective. La scène commence par une multitude au nombre laissé ouvert et s'achève sur un seul qui est nommé.
Troisièmement: le motif qui peut se répéter en tout temps et tout lieu
Il arrive sans cesse que des groupes prennent les nouvelles qui leur sont parvenues pour tout ce qui a jamais été, fassent des limites de leur savoir les limites du monde, et jugent que la guidance n'a atteint que ceux dont la nouvelle les a atteints. Le verset met entre les mains de celui-là même à qui la parole s'adresse, celui à qui vient la communication, un groupe de messagers dont le récit ne lui a pas été fait, si bien que l'absence d'une nouvelle, pour lui, n'est pas le signe de l'absence de ce qu'elle rapporterait. Un second motif revient : tout savoir a un bord inconnu, que celui qui sait reconnaît et laisse tel qu'il est ; le verset nomme ce bord et laisse ses noms dans le savoir de Celui qui a envoyé.
Quatrièmement: spéculations et projections anthropologiques
Le groupe de ceux « dont Nous ne t'avons pas fait le récit » pourrait rejoindre ce que savent ceux qui étudient le passé humain sur l'étroitesse de ce qui est écrit à côté de ce qui ne l'a jamais été : les plus anciens ossements attribués à notre espèce sont estimés à environ trois cent mille ans, tandis que la plus ancienne écriture connue a un peu plus de cinq mille ans, si bien que la part de la vie humaine gardée par écrit est inférieure à un cinquantième de la durée de notre espèce. Il y aurait peut-être là de quoi rapprocher l'image de messagers envoyés en des temps et des lieux dont aucune nouvelle ne reste à raconter ; c'est un parallèle dans l'étendue de l'inconnu, et il ne désigne aucun messager en particulier.
Ce qui est dit en un autre endroit, « il n'est aucune communauté où ne soit passé un avertisseur », pourrait rencontrer ce qu'a trouvé une équipe d'anthropologues de l'université d'Oxford (Curry, Mullins et Whitehouse, 2019). Ils ont lu les archives ethnographiques de soixante sociétés, choisies comme échantillon des cultures décrites du monde, et relevé le jugement moral porté sur sept comportements de coopération, parmi lesquels aider ses proches, rendre un bienfait et partager ce qui est disputé ; ils ont trouvé ces comportements jugés bons dans tous les jugements relevés à leur sujet, sauf un cas sur près d'un millier. L'étude explique ce partage par le besoin qu'ont les groupes de coopérer et ne l'attribue pas à des messagers ; le parallèle, s'il tient, est donc dans l'étendue de ce partage entre des groupes dont, pour la plupart, aucune nouvelle d'avertisseur ne nous est parvenue, et non dans sa cause.