﴾ So when the promise of the first of the two came, We roused against you servants of Ours, holders of a hard force, and they went to and fro through the gaps of the dwellings. And it was a promise carried out. ﴿
In this verse the promise comes; it is neither waited for nor watched for. It was given the verb of arrival, as though it were walking its own road toward those addressed, and the particle used is the one that carries certainty and no doubt: what is in question is the when, not the whether.
"The first of the two" holds fast to the number set down before it. "Twice" was said there, so the two times now have a first and a latter, and "the latter" will arrive two verses on. The numbered structure reads itself by itself and needs nobody to date it in order to stand.
The previous verse has "We decreed to," and this verse "We roused against." The particle changes and the whole scene changes with it: what used to reach the ears now comes down over the heads. The warning reaches those addressed, and when they do not turn toward it, it settles upon them.
Rousing, in b-ʿ-th, is the stirring of what lies latent and the spreading of it; so the one roused was not fashioned for this day: he was still, was stirred, and spread abroad. That is why the verb is "We roused," not "We created" and not "We brought." What comes down upon people was in the ground before it came down.
About these the verse gives two things and no third: whose they are, and how hard their force is. "Servants" is indefinite; "of Ours" is a lām of belonging; and "holders of a hard force" describes a strength, not a people. The verse gives them no name, no creed and no century, and whoever names them adds to the verse what is not in it; an addition to what is recited is not a reading of it.
The word used is ʿibād, servants, the third turn of the root in five verses: ﴿بِعَبْدِهِ﴾, "His servant," in the first; "a servant, full of thanks," in the third; and "servants of Ours" here. The word by which the highest station in the Surah was described is the word by which those roused in force are described. The root names a relation and does not rank those who bear it, and whoever is Allah's is His in both places.
Baʾs is a compressed hardness that drives through and hurts, while shadīd is what has had its binding pulled taut so that it does not slacken. They were described by what they do and not by who they are, so the description stayed fit for everyone who comes to occupy that station. The verse describes a force and deliberately leaves a people undescribed.
The verse says that they went to and fro through the gaps of the dwellings, not that they pulled the dwellings down. The going to and fro, in j-w-s, is a passing through the gaps of a place that lays bare what lies between them, a departing and returning that never settles, and khilāl are the openings between two things, what is not seen from outside and is not ordinarily walked.
A dwelling, in d-w-r, is a fixed space in which its people's life runs and to which they return, and its inviolability lies in its having an inside. So once its gaps are walked, no inside is left in it. What is said is that the space between the walls became a thoroughfare, not that the walls fell, and that is sorer and more exact.
The sentence opened with "promise" and was sealed with "a promise." "Carried out" is a passive participle from a verb whose agent is not named in the wording because he is known, that is, a promise that was acted upon. It is said to be executed, rather than merely truthful: the promise in this verse is described by happening, not by truthfulness.
There is a time appointed that comes of itself and is not waited for, and its number was taken from the dual before it: "the first of the two." Then comes "We roused against you," with "against" after "to," and with a verb that stirs something still which was there before it was stirred. Those roused are "servants of Ours, holders of a hard force," a belonging and a strength, and that is all that was said. Then "they went to and fro through the gaps of the dwellings": no walls are named as falling, only gaps walked until no inside is left to the dwelling. Then "and it was a promise carried out," and the speech closes upon the word that opened it. For these were named their owner and the hardness of their force, and nothing else was named for them; the silence of the verse over the name is read the way its words are read.
﴾ Alors, quand vint la promesse de la première des deux, Nous avons levé contre vous des serviteurs à Nous, détenteurs d'une force dure, et ils allèrent et vinrent par les interstices des demeures. Et ce fut une promesse accomplie. ﴿
La promesse, dans ce verset, n'est ni attendue ni guettée : elle vient. On lui a donné le verbe de la venue, comme si elle marchait sur sa route vers toi. Et idhā, « quand », est la particule d'une réalisation où n'entre aucun doute : la divergence porte sur le quand, non sur la survenue.
Et « la première des deux » s'accroche au nombre posé avant elle. Là-bas il a été dit « par deux fois », si bien que les deux fois ont désormais une première et une seconde, et « la seconde » viendra deux versets plus loin. La construction du nombre se lit d'elle-même, et n'a besoin de personne qui la date pour tenir debout.
Dans le verset précédent : « Nous avons fait parvenir aux », qaḍaynā ilā. Ici : « Nous avons levé contre », baʿathnā ʿalā. La particule change, et toute la scène change avec elle : ce qui atteignait les oreilles se met à descendre sur les têtes. L'avertissement parvient jusqu'à toi, et quand on ne se tourne pas vers lui, il s'abat sur toi.
Lever, dans b-ʿ-th, c'est éveiller ce qui est latent et le répandre : celui qui est levé n'a pas été fabriqué pour ce jour-là ; il était immobile, il a été remué, et il s'est répandu. C'est pourquoi il n'a pas été dit « Nous avons créé », ni « Nous avons amené », mais « Nous avons levé ». Ce qui descend sur les gens était dans la terre avant de descendre.
Ici le verset donne sur eux deux choses, et pas de troisième : à qui ils appartiennent, et la dureté de leur force. « Des serviteurs » est indéterminé ; « à Nous » est un lām d'appartenance ; « détenteurs d'une force dure » décrit une puissance, non un peuple. Aucun nom, aucune communauté de croyance, aucun siècle. Qui les nomme ajoute au verset ce qui n'y est pas, et un ajout à ce qui est récité n'en est pas une lecture.
Remarque que ce sont des ʿibād, des serviteurs. C'est la troisième venue de la racine en cinq versets : ﴿بِعَبْدِهِ﴾, « son serviteur », dans le premier ; « un serviteur, et plein de gratitude », dans le troisième ; « des serviteurs à Nous », ici. Le mot par lequel a été décrite la station la plus haute de la sourate est le mot par lequel sont décrits ceux qui sont levés avec la force. La racine ne range pas ceux qui la portent par degrés ; elle nomme une relation, et qui est à Allāh est à Lui aux deux endroits.
Et baʾs est une dureté comprimée qui traverse et qui blesse, et shadīd ce dont le lien a été serré si bien qu'il ne se relâche pas. Ils ont été décrits par ce qu'ils font, non par qui ils sont, et la description est ainsi restée valable pour quiconque vient occuper cette place. Le verset décrit une force, et à dessein ne décrit pas un peuple.
Le verset n'a pas dit qu'ils ont démoli les demeures. Il a dit qu'« ils allèrent et vinrent par les interstices ». Aller et venir, dans j-w-s, c'est traverser les interstices d'un lieu et mettre au jour ce qui est entre eux, un aller et retour qui ne se fixe pas. Et khilāl sont les ouvertures entre deux choses, ce qui ne se voit pas du dehors et ne se foule pas d'ordinaire.
La demeure, dans d-w-r, est un espace fixe où court la vie de ses gens et vers lequel ils reviennent, et son inviolabilité tient à ce qu'elle a un dedans. Une fois ses interstices parcourus en tous sens, il ne lui reste plus de dedans. Il n'a pas été dit que les murs sont tombés ; il a été dit que ce qui est entre les murs est devenu un passage. Cela fait plus mal, et c'est plus exact.
La phrase s'est ouverte sur « la promesse » et s'est scellée sur « une promesse ». Et « accomplie », mafʿūlan, est un participe passif, tiré d'un verbe dont l'agent n'est pas nommé dans les mots parce qu'il est connu : une promesse sur laquelle on a agi. Il n'est pas dit seulement qu'elle est véridique, mais qu'elle est exécutée. La promesse, dans ce verset, n'est pas qualifiée par la véracité ; elle est qualifiée par la survenue.
Un terme fixé qui vient de lui-même et qu'on n'attend pas, et dont le rang a été pris du duel posé avant lui : « la première des deux ». Puis « Nous avons levé contre vous », avec ʿalā, « contre », après ilā, et avec un verbe qui éveille une chose immobile, déjà là avant d'être éveillée. Ceux qui sont levés sont « des serviteurs à Nous, détenteurs d'une force dure » : une appartenance et une force, et c'est tout ce qui a été dit. Puis « ils allèrent et vinrent par les interstices des demeures » : aucun mur n'a été nommé qui tombe, seulement des interstices parcourus jusqu'à ce qu'il ne reste plus de dedans à la demeure. Puis « Et ce fut une promesse accomplie », et la parole se referme sur le mot qui l'a ouverte. Pour ceux-là ont été nommés leur maître et la dureté de leur force, et rien d'autre n'a été nommé pour eux ; et le silence du verset sur le nom se lit comme se lisent ses mots.