﴾ Do not grow faint in seeking out the people. If you are in pain, they are in pain as you are in pain, and you hope from Allah what they do not hope. Allah has ever been knowing, wise. ﴿
The verses move from the ṣalāt (the continuous connection) in fear to the field of the pursuit itself, and this verse opens with a prohibition: "do not grow faint". Faintness, wahn, is from w-h-n: a hold that thins from within, so that what bound it together fades. From it come ﴿وَهَنَ الْعَظْمُ مِنِّي﴾, "the bone has grown faint in me", and ﴿وَإِنَّ أَوْهَنَ الْبُيُوتِ لَبَيْتُ الْعَنكَبُوتِ﴾, "the faintest of houses is the house of the spider", that is, the thinnest of houses in its weave and the weakest in its hold. The Book joins two other things to wahn in ﴿فَمَا وَهَنُوا لِمَا أَصَابَهُمْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَمَا ضَعُفُوا وَمَا اسْتَكَانُوا﴾, "they did not grow faint at what befell them in the way of Allah, nor weaken, nor give in", making it the first of three, and the prohibition here falls on this first, on the slackening that begins within.
Fī ibtighāʾ al-qawm, "in seeking out the people", makes the seeking the place where faintness is to be feared. Ibtighāʾ is from b-gh-y, a root that is a holding on to what has sunk out of sight and has not appeared, which then runs toward it, so it is an aiming at what has not yet been reached, and its pattern, iftiʿāl, adds effort and exertion to it. The same pattern came in the twenty-fourth verse, ﴿أَن تَبْتَغُوا بِأَمْوَالِكُم﴾, "that you seek with your wealth", a seeking whose instrument is wealth; here it is a seeking whose object is "the people". Al-qawm is definite, a group known to those addressed, and the verse then describes them by what joins them to those addressed and by what divides them: a shared pain, and a hope absent from them.
Then comes what the prohibition rests on: "if you are in pain". In, "if", sets the pain down as a case to be reckoned with, and takūnū, "you are", with the verb after it makes it a lasting state that they live in. Pain, alam, is from ʾ-l-m: a sharp sting that bursts out, clings to feeling and settles in it; it is the root by which the punishment was described in the eighteenth verse: ﴿عَذَابًا أَلِيمًا﴾, "a painful punishment". The answer comes as a report about the other side, made firm by inna: "they are in pain as you are in pain".
The root is thus repeated three times in the sentence, twice for those addressed and once for the people, and the verb in all three is an imperfect of one pattern, while kamā, "as", gives their pain the shape of the pain of those addressed. The verse makes the two sides equal in what befalls them, and moves the pain from a cause of faintness to a state that the seeker and the sought share. The Book has the like of this levelling after the same prohibition: ﴿وَلَا تَهِنُوا وَلَا تَحْزَنُوا﴾, "do not grow faint and do not grieve", then ﴿إِن يَمْسَسْكُمْ قَرْحٌ فَقَدْ مَسَّ الْقَوْمَ قَرْحٌ مِّثْلُهُ﴾, "if a wound touches you, a wound like it has touched the people".
Having made the two sides equal in pain, the verse names what divides them: "you hope from Allah what they do not hope". Hope, rajāʾ, is from r-j-w: a reaching out that runs hidden within and stretches toward what has not yet come. "From Allah" names the quarter from which the hope is held, and mā, "what", keeps the thing hoped for undefined and wide, so the verse affirms the hope and its source and leaves what is hoped for open.
The two verbs come in one shape: "they are in pain as you are in pain" for the pain, and "you hope … what they do not hope" for the hope, so the wording that made the two sides equal in the first divides them in the second, affirming it for those addressed and denying it to the people. The scale of pain is one on both sides, the scale of hope sits on one side only, and on this difference the prohibition of faintness rests.
The verse closes with "Allah has ever been knowing, wise". Knowledge, ʿilm, from ʿ-l-m, is what comes out of its hiding to be grasped and held; the verse has named two hidden things, a pain each side finds in itself and a hope that runs within one side and not the other, and Allah's knowledge takes in both. Wisdom, from ḥ-k-m, is holding a matter on its right course so that it does not slip away, and the prohibition of faintness, in a place where pain is equal and hope divides, is a command held on its right course.
The verse forbids faintness in seeking out the people, faintness being a hold that thins from within; it then sets the pain down as a case and answers it with a report about the other side: they are in pain as those addressed are in pain, the same root running through both sides in one pattern. It then names what divides the two sides: a hope from Allah, affirmed for those addressed and denied to the people, with the thing hoped for left undefined in mā. The pain is one on both sides and the hope is on one side, and on this the prohibition rests; Allah knows what each side feels and what it hopes, and is wise, holding the matter on its right course.
﴾ Ne faiblissez pas dans la recherche de ces gens. Si vous souffrez, eux souffrent comme vous souffrez, et vous espérez d'Allāh ce qu'ils n'espèrent pas. Allāh a toujours été savant, sage. ﴿
Les versets passent de la ṣalāt (la liaison continue) dans la crainte au champ même de la poursuite, et ce verset s'ouvre sur une défense : « ne faiblissez pas ». La faiblesse, wahn, vient de w-h-n : une prise qui s'amincit de l'intérieur, si bien que s'éteint ce qui la tenait ensemble. De là viennent ﴿وَهَنَ الْعَظْمُ مِنِّي﴾, « l'os s'est affaibli en moi », et ﴿وَإِنَّ أَوْهَنَ الْبُيُوتِ لَبَيْتُ الْعَنكَبُوتِ﴾, « la plus fragile des maisons est la maison de l'araignée », c'est-à-dire la plus mince des maisons par son tissage et la plus faible par sa tenue. Le Livre joint deux autres choses au wahn dans ﴿فَمَا وَهَنُوا لِمَا أَصَابَهُمْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَمَا ضَعُفُوا وَمَا اسْتَكَانُوا﴾, « ils n'ont pas faibli devant ce qui les a atteints sur le chemin d'Allāh, ni perdu leurs forces, ni plié », en faisant la première de trois, et la défense porte ici sur cette première, sur le relâchement qui commence au-dedans.
Fī ibtighāʾ al-qawm, « dans la recherche de ces gens », fait de la recherche le lieu où la faiblesse est à craindre. Ibtighāʾ vient de b-gh-y, une racine qui est une prise sur ce qui s'est enfoncé hors de vue et n'a pas paru, et qui court ensuite vers lui ; c'est donc une visée de ce qui n'a pas encore été atteint, et son schème, iftiʿāl, y ajoute l'effort et l'application. Le même schème est venu au vingt-quatrième verset, ﴿أَن تَبْتَغُوا بِأَمْوَالِكُم﴾, « que vous cherchiez avec vos biens », une recherche dont l'instrument est la fortune ; ici, c'est une recherche dont l'objet est « ces gens ». Al-qawm est déterminé, un groupe que connaissent ceux à qui la parole s'adresse, et le verset les décrit ensuite par ce qui les joint à ceux à qui la parole s'adresse et par ce qui les en sépare : une douleur partagée, et un espoir qui leur manque.
Vient alors ce sur quoi repose la défense : « si vous souffrez ». In, « si », pose la douleur comme un cas dont il faut tenir compte, et takūnū, « vous êtes », avec le verbe qui le suit, en fait un état qui dure et dans lequel ils vivent. La douleur, alam, vient de ʾ-l-m : une piqûre aiguë qui jaillit, s'accroche à la sensation et s'y installe ; c'est la racine par laquelle le châtiment a été décrit au dix-huitième verset : ﴿عَذَابًا أَلِيمًا﴾, « un châtiment douloureux ». La réponse vient comme une nouvelle au sujet de l'autre côté, affermie par inna : « eux souffrent comme vous souffrez ».
La racine se répète donc trois fois dans la phrase, deux fois pour ceux à qui la parole s'adresse et une fois pour ces gens, et le verbe, les trois fois, est un inaccompli d'un seul schème, tandis que kamā, « comme », donne à leur douleur la forme de la douleur de ceux à qui la parole s'adresse. Le verset rend les deux côtés égaux dans ce qui les atteint, et fait passer la douleur d'une cause de faiblesse à un état que partagent celui qui cherche et celui qui est cherché. Le Livre connaît le pareil de ce nivellement après la même défense : ﴿وَلَا تَهِنُوا وَلَا تَحْزَنُوا﴾, « ne faiblissez pas et ne vous affligez pas », puis ﴿إِن يَمْسَسْكُمْ قَرْحٌ فَقَدْ مَسَّ الْقَوْمَ قَرْحٌ مِّثْلُهُ﴾, « si une blessure vous touche, une blessure pareille a touché ces gens ».
Après avoir rendu les deux côtés égaux dans la douleur, le verset nomme ce qui les sépare : « vous espérez d'Allāh ce qu'ils n'espèrent pas ». L'espoir, rajāʾ, vient de r-j-w : une tension qui court cachée au-dedans et s'étend vers ce qui n'est pas encore venu. « D'Allāh » nomme le côté d'où l'espoir est attendu, et mā, « ce que », laisse la chose espérée indéterminée et vaste : le verset affirme l'espoir et sa source, et laisse ouvert ce qui est espéré.
Les deux verbes viennent sous une seule forme : « ils souffrent comme vous souffrez » pour la douleur, et « vous espérez … ce qu'ils n'espèrent pas » pour l'espoir, si bien que la formulation qui a rendu les deux côtés égaux dans la première les sépare dans le second, l'affirmant pour ceux à qui la parole s'adresse et le niant pour ces gens. Le plateau de la douleur est le même des deux côtés, le plateau de l'espoir n'est que d'un côté, et sur cette différence repose la défense de faiblir.
Le verset se clôt sur « Allāh a toujours été savant, sage ». Le savoir, ʿilm, de ʿ-l-m, est ce qui sort de sa cachette pour être saisi et retenu ; le verset a nommé deux choses cachées, une douleur que chaque côté trouve en lui-même et un espoir qui court au-dedans d'un côté et non de l'autre, et le savoir d'Allāh embrasse les deux. La sagesse, de ḥ-k-m, est tenir une affaire sur sa juste voie pour qu'elle ne s'échappe pas, et la défense de faiblir, en un lieu où la douleur est égale et où l'espoir sépare, est un ordre tenu sur sa juste voie.
Le verset défend de faiblir dans la recherche de ces gens, la faiblesse étant une prise qui s'amincit de l'intérieur ; il pose ensuite la douleur comme un cas et y répond par une nouvelle au sujet de l'autre côté : ils souffrent comme souffrent ceux à qui la parole s'adresse, la même racine courant dans les deux côtés sous un seul schème. Il nomme ensuite ce qui sépare les deux côtés : un espoir d'Allāh, affirmé pour ceux à qui la parole s'adresse et nié pour ces gens, la chose espérée restant indéterminée dans mā. La douleur est la même des deux côtés et l'espoir n'est que d'un côté, et sur cela repose la défense ; Allāh sait ce que chaque côté ressent et ce qu'il espère, et Il est sage, tenant l'affaire sur sa juste voie.