﴾ Whoever disobeys Allah and His messenger and oversteps His limits, He will make him enter a fire where he abides, and his is a humiliating punishment. ﴿
This verse is built on the frame of the one before it: "whoever", then a verb, then "Allah and His messenger", then "He will make him enter", then a place, then abiding, then a closing description, so that the two verses stand facing each other, and most words in the second are read against their counterparts in the first. The verb here is yaʿṣi, "disobeys", from ʿ-ṣ-y: ʿiṣyān is leaving off following and breaking away from a command, as a young camel that does not follow its mother is called ʿāṣin. The yielding of the previous verse is going along with the command willingly, and the disobedience here is falling behind it and parting from it.
This verse adds a verb that has no counterpart in the one before: "and oversteps His limits" (wa-yataʿadda ḥudūdahu). Taʿaddī is from ʿ-d-w, a root that turns on passing beyond a thing and going on past where one ought to stop; from it come ʿadw, fast running, and ʿudwān, passing beyond what is right. Yataʿadda is on the pattern yatafaʿʿal, which carries its doer beyond the limit by his own intent. The limits return with a pronoun that goes back to Allah, "His limits", after the previous verse named them "Allah's limits", so the disobedience in this verse takes a concrete shape: a step beyond a named fraction, and whoever takes more than his half, his quarter or his sixth enters another's portion.
The recompense comes with the same verb, "He will make him enter", and the place is "a fire" (nāran), singular and indefinite, against the plural "gardens", while the abiding is khālidan, singular, against the plural khālidīna. The one who obeyed entered as one and abode in company; the one who oversteps enters as one and abides as one, so singleness stays with him from the start of the recompense to its end. Nār, fire, is from n-w-r, the root of nūr, light, and it was mentioned a few verses earlier for those who eat the property of orphans, ﴿إِنَّمَا يَأْكُلُونَ فِي بُطُونِهِمْ نَارًا﴾, "they only eat fire into their bellies", so the rulings on property in this passage, the property of orphans and then the division of what the dead leave, each close with the mention of fire.
Then "and his is a humiliating punishment" (wa-lahu ʿadhābun muhīn). This l- is the one that distributed the shares in the two previous verses, "for the male", "theirs", "hers", "for his two parents", "to his mother", "yours", "theirs", "to each one of the two", and it returns here at the end of the passage to attach to the one who oversteps a portion of another kind. The one who overstepped the limits is given a punishment, ʿadhāb, from ʿ-dh-b, and it is described as muhīn, from h-w-n: hawān is lowness and lightness of standing, as one says hāna ʿalayhi al-amr when a matter weighs lightly on someone.
The verse closes on what faces the close of the previous one: there "the great attainment", from ʿ-ẓ-m, size and strength, and here "a humiliating punishment", from h-w-n, lowness and lightness. Whoever oversteps the limit goes past what was named, and what comes to him at the end of the verse is what makes his standing light, so that greatness goes to the one who obeys and lowness to the one who oversteps.
The verse is built on the frame of the one before it and faces it word for word: disobedience, from ʿ-ṣ-y, is leaving off following, against yielding; then it adds a verb that nothing there answers, "and oversteps His limits", taʿaddī from ʿ-d-w being the passing beyond where one ought to stop, so disobedience becomes a step past a named fraction into another's portion. The one who oversteps is made to enter a fire, singular, and abides in it singly, after those who obeyed abode together in gardens, and the verses of division close with fire as the verses on the property of orphans closed with it. Then the l- that distributed the shares returns to give the one who oversteps a punishment, described by lowness, from h-w-n, against the great attainment, so the passage ends on two scales: greatness for the one who stopped at the limit, and lowness for the one who went past it.
﴾ Quiconque désobéit à Allāh et à Son messager et franchit Ses limites, Il le fera entrer dans un feu où il demeure, et à lui un châtiment humiliant. ﴿
Ce verset est bâti sur la charpente du précédent : « quiconque », puis un verbe, puis « Allāh et Son messager », puis « Il le fera entrer », puis un lieu, puis la demeure, puis une qualification finale, si bien que les deux versets se tiennent face à face, et la plupart des mots du second se lisent en regard de leurs pendants dans le premier. Le verbe est ici yaʿṣi, « désobéit », de ʿ-ṣ-y : le ʿiṣyān est le fait de cesser de suivre et de se détacher d'un ordre, comme on appelle ʿāṣin le chamelon qui ne suit pas sa mère. Le fait de céder, au verset précédent, est d'aller avec l'ordre de bon gré, et la désobéissance est ici le fait de rester en arrière de lui et de s'en séparer.
Ce verset ajoute un verbe qui n'a pas de pendant dans le précédent : « et franchit Ses limites » (wa-yataʿadda ḥudūdahu). Le taʿaddī vient de ʿ-d-w, une racine qui tourne autour du fait de dépasser une chose et d'aller au-delà de l'endroit où l'on devrait s'arrêter ; de là viennent ʿadw, la course rapide, et ʿudwān, le dépassement du droit. Yataʿadda est sur le schème yatafaʿʿal, qui porte son auteur au-delà de la limite par sa propre intention. Les limites reviennent avec un pronom qui renvoie à Allāh, « Ses limites », après que le verset précédent les a nommées « les limites d'Allāh » ; la désobéissance prend ainsi, dans ce verset, une forme concrète : un pas au-delà d'une fraction nommée, et quiconque prend plus que sa moitié, son quart ou son sixième entre dans la part d'un autre.
La rétribution vient avec le même verbe, « Il le fera entrer », et le lieu est « un feu » (nāran), singulier et indéfini, en face du pluriel « des jardins », tandis que la demeure est khālidan, au singulier, en face du pluriel khālidīna. Celui qui a obéi est entré seul et a demeuré en compagnie ; celui qui franchit entre seul et demeure seul, si bien que la solitude le suit du début de la rétribution jusqu'à sa fin. Le nār, le feu, vient de n-w-r, la racine du nūr, la lumière, et il a été mentionné quelques versets plus haut pour ceux qui mangent les biens des orphelins, ﴿إِنَّمَا يَأْكُلُونَ فِي بُطُونِهِمْ نَارًا﴾, « ils ne mangent dans leurs ventres que du feu », si bien que les règles sur les biens dans ce passage, les biens des orphelins puis le partage de ce que laissent les morts, se closent chacune par la mention du feu.
Puis « et à lui un châtiment humiliant » (wa-lahu ʿadhābun muhīn). Ce l- est celui qui a distribué les parts dans les deux versets précédents, « au mâle », « à elles », « à elle », « à ses deux parents », « à sa mère », « à vous », « à elles », « à chacun des deux », et il revient ici, à la fin du passage, pour rattacher à celui qui franchit une part d'une autre sorte. Celui qui a franchi les limites reçoit un châtiment, ʿadhāb, de ʿ-dh-b, et ce châtiment est qualifié de muhīn, de h-w-n : le hawān est l'abaissement et la légèreté du rang, comme on dit hāna ʿalayhi al-amr quand une affaire pèse peu sur quelqu'un.
Le verset se clôt sur ce qui fait face à la clôture du précédent : là-bas « le grand accomplissement », de ʿ-ẓ-m, la taille et la force, et ici « un châtiment humiliant », de h-w-n, l'abaissement et la légèreté. Celui qui franchit la limite sort de ce qui a été nommé, et ce qui lui vient à la fin du verset est ce qui rend son rang léger, si bien que la grandeur va à celui qui obéit et l'abaissement à celui qui franchit.
Le verset est bâti sur la charpente du précédent et lui fait face mot pour mot : la désobéissance, de ʿ-ṣ-y, est le fait de cesser de suivre, en face du fait de céder ; puis il ajoute un verbe auquel rien ne répond là-bas, « et franchit Ses limites », le taʿaddī, de ʿ-d-w, étant le dépassement de l'endroit où l'on devrait s'arrêter, si bien que la désobéissance devient un pas au-delà d'une fraction nommée, dans la part d'un autre. Celui qui franchit est introduit dans un feu, au singulier, et y demeure seul, après que ceux qui ont obéi ont demeuré ensemble dans des jardins, et les versets du partage se closent sur le feu comme s'y sont clos les versets sur les biens des orphelins. Puis le l- qui a distribué les parts revient pour donner à celui qui franchit un châtiment, qualifié par l'abaissement, de h-w-n, en face du grand accomplissement, si bien que le passage s'achève sur deux plateaux : la grandeur pour celui qui s'est arrêté à la limite, et l'abaissement pour celui qui l'a franchie.