﴾ When it is said to them, 'Come up to what Allah has sent down, and to the messenger,' you see the hypocrites (munāfiqūn) turning away from you, a turning right away. ﴿
The verse is joined to what came before by "and when" (wa-idhā), and the pronoun in "to them" refers to those who claim that they have given trust and want to take their case to the ṭāghūt. "It is said" is in the passive, so what counts in it is what they are called to, and "when" ties what follows to the time of the call: whenever this is said to them, what the verse describes comes from them. The word of the call is taʿālaw, "come up", from ʿ-l-w, the root of height, so the call to come is worded as a call to rise: they are called to rise up to what they are called to.
The goal of the rising is "what Allah has sent down", from n-z-l: inzāl is bringing a thing from on high to what is below it, so the verse gathers the two movements in a single call: speech that came down from Allah, and a call to rise to it. Then "and to the messenger" is joined with ilā repeated, and rasūl, from r-s-l, is one sent with speech that he carries from the sender to those to whom he is sent; so the call has two goals: what was sent down itself, and the one sent with it.
The wording faces what is in the verse before: there, "They want to take their case for judgment to the ṭāghūt"; here, they are told "Come up to what Allah has sent down, and to the messenger", so ilā in the two places stops at two different directions: a direction they want, and a direction they are called to.
The answer to "when" is: "you see the hypocrites turning away from you, a turning right away". The wording moves here from their pronoun, which ran in "to them", to an open name: "the hypocrites" (al-munāfiqīn), so the people whose claim and whose wanting were reported are called by this name at the very moment they are called and turn away. The seeing in "you see" answers the question of the verse before, "Have you not looked", so what the one addressed was called to look at has become seen.
Munāfiq is from n-f-q: a nafaq is a tunnel in the ground with a way in and a way out, and the nāfiqāʾ is a door of the jerboa's burrow that it keeps hidden and goes out by when it is hunted at the open door. The munāfiq is thus one who has a way in that is seen and a way out that is hidden, and the verse shows him in both states at once: his way in is the claim of trust in what was sent down, and his way out is a turning away when he is called to what was sent down itself.
Yaṣuddūna, "turning away", is from ṣ-d-d: ṣudūd is turning from a thing and bending the face away from it, and ṣudūdan is the verbal noun of the verb in its sense of turning away, so the verse describes a turning that takes place in them; the verbal noun comes after its verb and makes it firm, so it is a complete turning away. "From you" makes the one addressed himself the direction of the turning, and the call was "to the messenger", so the verse gathers in one place the messenger to whom they were called and the one addressed from whom they turn.
The verse completes the picture of those who want to take their case to the ṭāghūt: when they are called with a word from ʿ-l-w to rise to what Allah has sent down, from n-z-l, and to the messenger sent with it, from r-s-l, they turn away. At the turning they are called by their name, "the hypocrites", from n-f-q, the people of the open way in and the hidden way out, and what the one addressed was called to look at in "Have you not looked" becomes seen in "you see". Their turning away, from ṣ-d-d, is a complete turning that takes place in them, directed "from you", so the verse makes the one addressed at the same time the messenger to whom they were called and the one from whom they turn.
﴾ Quand on leur dit : « Montez vers ce qu'Allāh a fait descendre, et vers le messager », tu vois les hypocrites (munāfiqūn) se détourner de toi, d'un franc détournement. ﴿
Le verset se rattache à ce qui précède par « et quand » (wa-idhā), et le pronom de « leur » renvoie à ceux qui prétendent avoir donné confiance et veulent porter leur litige devant le ṭāghūt. « On leur dit » est au passif, si bien que ce qui compte en lui est ce vers quoi ils sont appelés, et « quand » lie ce qui suit au moment de l'appel : chaque fois qu'on leur dit cela, ce que décrit le verset vient d'eux. Le mot de l'appel est taʿālaw, « montez », de ʿ-l-w, la racine de la hauteur, si bien que l'appel à venir est formulé comme un appel à monter : ils sont appelés à s'élever vers ce vers quoi on les appelle.
Le but de la montée est « ce qu'Allāh a fait descendre », de n-z-l : l'inzāl consiste à amener une chose d'en haut vers ce qui est en dessous, si bien que le verset rassemble les deux mouvements en un seul appel : une parole descendue d'auprès d'Allāh, et un appel à monter vers elle. Puis « et vers le messager » est joint avec ilā répété, et le rasūl, de r-s-l, est celui qu'on envoie avec une parole qu'il porte de celui qui envoie à ceux vers qui il est envoyé ; l'appel a donc deux buts : ce qui a été descendu lui-même, et celui qui a été envoyé avec.
La formulation fait face à ce qui est dans le verset précédent : là, « Ils veulent porter leur litige devant le ṭāghūt » ; ici, on leur dit « Montez vers ce qu'Allāh a fait descendre, et vers le messager », si bien que l'ilā des deux lieux s'arrête à deux directions différentes : une direction qu'ils veulent, et une direction vers laquelle on les appelle.
La réponse à « quand » est : « tu vois les hypocrites se détourner de toi, d'un franc détournement ». La formulation passe ici de leur pronom, qui courait dans « leur », à un nom déclaré : « les hypocrites » (al-munāfiqīn), si bien que les gens dont la prétention et le vouloir ont été rapportés sont appelés de ce nom au moment même où on les appelle et où ils se détournent. La vue de « tu vois » répond à la question du verset précédent, « N'as-tu pas regardé », si bien que ce que celui à qui l'on s'adresse était appelé à regarder est devenu visible.
Le munāfiq vient de n-f-q : le nafaq est un tunnel dans la terre qui a une entrée et une sortie, et la nāfiqāʾ est une porte du terrier de la gerboise qu'elle tient cachée et par laquelle elle sort quand on la traque par la porte visible. Le munāfiq est donc celui qui a une entrée que l'on voit et une sortie que l'on cache, et le verset le montre dans les deux états à la fois : son entrée est la prétention d'avoir confiance en ce qui a été descendu, et sa sortie un détournement quand on l'appelle à ce qui a été descendu lui-même.
Yaṣuddūna, « se détourner », vient de ṣ-d-d : le ṣudūd est le fait de se détourner d'une chose et d'en écarter le visage, et ṣudūdan est le nom verbal du verbe dans son sens de détournement, si bien que le verset décrit un détournement qui se tient en eux ; le nom verbal vient après son verbe et le renforce, c'est donc un détournement complet. « De toi » fait de celui-là même à qui l'on s'adresse la direction du détournement, et l'appel était « vers le messager », si bien que le verset rassemble en un seul lieu le messager vers qui on les a appelés et celui à qui l'on s'adresse et dont ils se détournent.
Le verset achève le portrait de ceux qui veulent porter leur litige devant le ṭāghūt : quand on les appelle, d'un mot de ʿ-l-w, à monter vers ce qu'Allāh a fait descendre, de n-z-l, et vers le messager envoyé avec, de r-s-l, ils se détournent. Au moment du détournement, ils sont appelés de leur nom, « les hypocrites », de n-f-q, les gens de l'entrée visible et de la sortie cachée, et ce que celui à qui l'on s'adresse était appelé à regarder dans « N'as-tu pas regardé » devient visible dans « tu vois ». Leur détournement, de ṣ-d-d, est un détournement complet qui se tient en eux, dirigé « de toi », si bien que le verset fait de celui à qui l'on s'adresse, en un même temps, le messager vers qui on les a appelés et celui dont ils se détournent.