﴾ For each We have set mawālī, those who come next, from what the two parents and the nearest kin leave. Those whom your right hands have tied, give them their share. Allah has ever been a witness over every thing. ﴿
The verse joins what was said of the share to what the dead leave: "for each We have set mawālī." Kull, "each," carries tanwīn in place of the word it would be joined to, and the missing word may be every person or every estate left behind; the verse keeps the reading open to both: every person has mawālī who come next to him, and everything left has mawālī who come next to it. Mawālī is the plural of mawlā, from w-l-y, which is nearness and succession, one thing coming after another with nothing between them, as one says waliyahu of what comes right after something; the mawālī, then, are those who come next to the dead and take his place in his wealth. The verb "We have set" (jaʿalnā) is in the first person of majesty, so this nearness by which wealth passes on is set by Allah, and people receive from it what has been set for them.
"From what the two parents and the nearest kin leave" is a phrase that came, word for word, in the first words on inheritance: ﴿لِّلرِّجَالِ نَصِيبٌ مِّمَّا تَرَكَ الْوَالِدَانِ وَالْأَقْرَبُونَ﴾, "men have a share of what parents and nearest kin leave." The verse returns to that foundation after its portions have been set out, and gathers it into a single statement: whatever is left has someone who comes next to it. Leaving, from t-r-k, is letting a thing go and passing on from it, so the wealth left is wealth its owner has parted from; the two parents and the nearest kin are the ones who leave, and their mawālī are those who come next to them in it. Al-aqrabūn is the plural of al-aqrab, "the nearest," from q-r-b, so those who leave are the closest in the bond of the womb, and the mawālī of each are those who come next to him in this nearness.
The verse then adds a second group: "those whom your right hands have tied." Tying, from ʿ-q-d, is drawing the two ends of a cord together until they form a knot that comes loose only when it is untied; from it come the ʿuqūd, the compacts those addressed are commanded to fulfil. Aymān is the plural of yamīn, from y-m-n, the right hand, by which a pledge is given and over which hands are clasped, and so an oath too is called a yamīn; the Book joins tying and aymān in the matter of oaths: ﴿وَلَٰكِن يُؤَاخِذُكُم بِمَا عَقَّدتُّمُ الْأَيْمَانَ﴾, "but He takes you to account for the oaths you have tied firm." "Those whom your right hands have tied" are people bound to you by your hands and your oaths, a bond you made yourselves.
The verse thus sets two kinds of nearness side by side: a nearness "We have set," running through the two parents and the nearest kin, and a nearness "your right hands have tied," made by people through their pledges. For the second comes a command to give, "give them their share," and the fa- ties the command to the knot as a result is tied to its cause, so whoever you have tied a knot with has a share by his knot. Joining "their share" to them makes it a standing right of theirs before it is given to them, and naṣīb comes from the root by which the previous verse set up for men and women their portion of what they acquired. The measure and kind of this share stay open in the verse.
The verse closes on witnessing, from sh-h-d; shahīd is one present, who sees what happens before him and keeps it so as to bear it out. "Over every thing" places the witnessing above everything in the verse: above the nearness of the womb that Allah set, and above the pledges the right hands tied. Closing the verse on the Witness gives every knot a witness who is present even when people are absent from it, and the fulfilling of the share is watched over by this witnessing.
The verse gathers what was set out on inheritance into a single foundation: for each, whether a person or wealth left behind, there are mawālī, from w-l-y, who come next to it in what the two parents and the nearest kin leave, in a phrase that repeats the words of the verse with which the account of inheritance began, and this nearness is set by Allah. It then places beside it a nearness made by people: those whom your right hands have tied, where tying, from ʿ-q-d, is a drawing tight that becomes a knot, and aymān, from y-m-n, are the hands by which a pledge is given and the oaths that bind it; for them it commands a share joined to them, leaving its measure and kind open. It closes on a Witness over every thing, present at every knot even when no one else is there.
﴾ Pour chacun Nous avons établi des mawālī, ceux qui viennent à sa suite, sur ce que laissent les père et mère et les proches. Ceux que vos mains droites ont liés, donnez-leur leur part. Allāh a toujours été témoin de toute chose. ﴿
Le verset relie ce qui a été dit de la part à ce que laissent les morts : « pour chacun Nous avons établi des mawālī ». Kull, « chacun », porte le tanwīn à la place du mot auquel il serait joint, et le mot omis peut être chaque personne ou chaque bien laissé ; le verset garde la lecture ouverte aux deux : chaque personne a des mawālī qui viennent à sa suite, et chaque bien laissé a des mawālī qui viennent à sa suite. Mawālī est le pluriel de mawlā, de w-l-y, qui est la proximité et la succession, une chose venant après une autre sans rien entre elles, comme on dit waliyahu de ce qui vient juste après une chose ; les mawālī sont donc ceux qui viennent à la suite du mort et prennent sa place dans ses biens. Le verbe « Nous avons établi » (jaʿalnā) est à la première personne de majesté : cette proximité par laquelle les biens se transmettent est établie par Allāh, et les gens y reçoivent ce qui a été établi pour eux.
« Sur ce que laissent les père et mère et les proches » est une expression venue, mot pour mot, dans les premiers mots sur l'héritage : ﴿لِّلرِّجَالِ نَصِيبٌ مِّمَّا تَرَكَ الْوَالِدَانِ وَالْأَقْرَبُونَ﴾, « aux hommes une part de ce que laissent les père et mère et les proches ». Le verset revient à ce fondement après que ses parts ont été détaillées, et le rassemble en un seul énoncé : tout ce qui est laissé a quelqu'un qui vient à sa suite. Laisser, de t-r-k, c'est lâcher une chose et passer outre, si bien que le bien laissé est un bien dont son propriétaire s'est séparé ; les père et mère et les proches sont ceux qui laissent, et leurs mawālī sont ceux qui viennent à leur suite dans ce bien. Al-aqrabūn est le pluriel de al-aqrab, « le plus proche », de q-r-b, si bien que ceux qui laissent sont les plus proches par le lien de la matrice, et les mawālī de chacun sont ceux qui viennent à sa suite dans cette proximité.
Le verset ajoute ensuite un second groupe : « ceux que vos mains droites ont liés ». Lier, de ʿ-q-d, c'est serrer les deux bouts d'une corde jusqu'à ce qu'ils forment un nœud qui ne se défait que lorsqu'on le dénoue ; de là viennent les ʿuqūd, les pactes que ceux à qui la parole s'adresse ont reçu l'ordre d'honorer. Aymān est le pluriel de yamīn, de y-m-n, la main droite, par laquelle on donne sa parole et sur laquelle les mains se serrent, si bien que le serment aussi est appelé yamīn ; le Livre joint le nœud et les aymān à propos des serments : ﴿وَلَٰكِن يُؤَاخِذُكُم بِمَا عَقَّدتُّمُ الْأَيْمَانَ﴾, « mais Il vous tient comptables des serments que vous avez noués fermement ». « Ceux que vos mains droites ont liés » sont des gens attachés à vous par vos mains et vos serments, un lien que vous avez fait vous-mêmes.
Le verset place ainsi deux sortes de proximité côte à côte : une proximité « que Nous avons établie », qui court dans les père et mère et les proches, et une proximité « que vos mains droites ont nouée », faite par les gens au moyen de leurs engagements. Pour la seconde vient un ordre de donner, « donnez-leur leur part », et le fa- attache l'ordre au nœud comme un effet s'attache à sa cause : celui avec qui vous avez noué un lien a une part par ce lien. Rattacher « leur part » à eux en fait un droit qui leur appartient avant même qu'elle ne leur soit donnée, et naṣīb vient de la racine par laquelle le verset précédent a dressé pour les hommes et les femmes leur portion de ce qu'ils ont acquis. La mesure et la nature de cette part restent ouvertes dans le verset.
Le verset se clôt sur le témoignage, de sh-h-d ; le shahīd est celui qui est présent, qui voit ce qui se passe devant lui et le garde pour en rendre compte. « De toute chose » place le témoignage au-dessus de tout ce qui est dans le verset : au-dessus de la proximité de la matrice qu'Allāh a établie, et au-dessus des engagements que les mains droites ont noués. Clore le verset sur le Témoin donne à chaque nœud un témoin présent, même lorsque les gens en sont absents, et l'acquittement de la part est veillé par ce témoignage.
Le verset rassemble ce qui a été détaillé sur l'héritage en un seul fondement : pour chacun, personne ou bien laissé, il y a des mawālī, de w-l-y, qui viennent à sa suite dans ce que laissent les père et mère et les proches, par une expression qui reprend les mots du verset par lequel s'est ouvert le propos sur l'héritage, et cette proximité est établie par Allāh. Il place ensuite à côté d'elle une proximité faite par les gens : ceux que vos mains droites ont liés, lier, de ʿ-q-d, étant un serrement qui devient nœud, et les aymān, de y-m-n, les mains par lesquelles on donne sa parole et les serments qui la serrent ; pour eux il ordonne une part qui leur est rattachée, en laissant ouvertes sa mesure et sa nature. Il se clôt sur un Témoin de toute chose, présent à chaque nœud même lorsque personne d'autre n'y est.