﴾ For men there is a share (naṣīb) of what the two parents and the nearest kin have left, and for women there is a share of what the two parents and the nearest kin have left, whether it be little or much: a share cut and fixed (mafrūḍ). ﴿
The Surah moves from the orphan's property kept in another's hand to the property the dead leave behind, and it begins with what belongs to men: "for men there is a share", the li- making the share a right that is theirs in particular. The verse then turns from gathering the two groups into a single phrase to two complete sentences, and the whole statement is repeated for women: "for women there is a share of what the two parents and the nearest kin have left", each group with its own li-, its own share and the source of its share. The right of women in the verse thus stands in its own sentence, named in full by its own words, to be read on its own as the right of men is read on its own.
Naṣīb, share, is from n-ṣ-b, a root that turns on setting a thing up, visible and fixed in its place; from it comes ﴿وَإِلَى الْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ﴾, "and at the mountains, how they have been set up". The naṣīb is a portion set up for its owner, standing for him, seen and known before it is taken in hand. The word is repeated three times in the verse, fixing the portion in every place where its owners are named. The same construction returns in the Surah for what the two groups earn, ﴿لِّلرِّجَالِ نَصِيبٌ مِّمَّا اكْتَسَبُوا ۖ وَلِلنِّسَاءِ نَصِيبٌ مِّمَّا اكْتَسَبْنَ﴾, "for men a share of what they have earned, and for women a share of what they have earned": in both places each group has its own sentence and its own share, once from what is left to it and once from what it earns by its own hand.
"Of what they have left" names the source of the share, and min, "of", makes it a part of a whole. Tark, leaving, is from t-r-k, a parting that is completed while what is left stays in its place after its owner is gone. Those who leave are "the two parents and the nearest kin": al-wālidān, from w-l-d, the father and the mother gathered under the name of the act through which the child came out, and al-aqrabūn, the plural of al-aqrab, "the nearest", those closest in tie to the one who takes from them. The property in the verse thus flows back along the channel from which the one who takes it came: from the two parents to the one they bore, and from the near relative to his relative.
This pair of words occurs from the other side in the verse on bequest: ﴿إِن تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ﴾, "if he leaves good behind, the bequest is for the two parents and the nearer kin". There the two parents and the near kin are those for whom a bequest is made from what the departing one leaves; here they are the ones who leave, and the verb is the same in both places. Property runs among relatives in both directions, and each time it is carried by the root of leaving: what the one who goes leaves for the one who remains.
Then mimmā is repeated a third time to take in every amount: "whether it be little or much". Qilla, littleness, is from q-l-l, an amount confined within what the hand holds and does not overflow it; kathra, muchness, is from k-th-r, a thickening that multiplies and extends; aw, "or", puts the two on the same footing in the ruling, so the share holds in what a single hand can carry as it holds in a heaped-up abundance. The pronoun in minhu, "of it", goes back to what is left, so littleness and muchness describe the property itself, and the portion follows it whether it is small or great: the little is divided as the much is divided.
The verse closes on the share a third time: "a share cut and fixed", so the word returns after the little and the much, described by what makes it firm. Farḍ is from f-r-ḍ, a notch cut into a thing that stays fixed in it; from it come furḍat al-qaws, the notch in which the bowstring settles, and faraḍa lahu fī al-ʿaṭāʾ, he cut out for him a known amount in the allowance. The mafrūḍ share is a portion whose measure has been notched into the property before it is divided, as fixed as a notch in wood.
The verse fixes the notch and leaves its amounts to what the Surah sets out afterwards, when it closes the division among children and parents with ﴿فَرِيضَةً مِّنَ اللَّهِ﴾, "an apportioning from Allah", so the same root returns at the close as a name for what has been set out. This verse is thus a base on which the division stands: for each of men and women a portion set up in all that is left, notched in before its measure is known.
The verse gives men a share and women a share in two complete sentences, each group with its own li-, its own portion and the source of its portion, naṣīb, from n-ṣ-b, being a portion set up and visible for its owner. The source of the share is what the two parents and the nearest kin have left, tark, from t-r-k, being a parting after which what is left remains for those who remain, and this same pair of words receives a bequest in the verse on bequest and leaves here. The share covers the little and the much of what is left and is then described as mafrūḍ, farḍ, from f-r-ḍ, being a notch fixed in a thing, so the portion is notched in before the division, and its amounts are left to what the Surah sets out afterwards.
﴾ Aux hommes revient une part (naṣīb) de ce qu'ont laissé les deux parents et les plus proches, et aux femmes revient une part de ce qu'ont laissé les deux parents et les plus proches, que ce soit peu ou beaucoup : une part tranchée et fixée (mafrūḍ). ﴿
La sourate passe des biens de l'orphelin gardés dans la main d'un autre aux biens que laissent les morts, et elle commence par ce qui revient aux hommes : « aux hommes revient une part », le li- faisant de la part un droit qui leur est propre. Le verset passe ensuite du rassemblement des deux groupes en une seule expression à deux phrases complètes, et tout l'énoncé est repris pour les femmes : « aux femmes revient une part de ce qu'ont laissé les deux parents et les plus proches », chaque groupe avec son li-, sa part et la source de sa part. Le droit des femmes se tient ainsi dans le verset en sa propre phrase, nommé en entier par ses propres mots, lisible à lui seul comme se lit à lui seul le droit des hommes.
Le naṣīb, la part, vient de n-ṣ-b, une racine qui tourne autour du fait de dresser une chose, visible et fixée à sa place ; de là vient ﴿وَإِلَى الْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ﴾, « et vers les montagnes, comment elles ont été dressées ». Le naṣīb est une portion dressée pour son titulaire, debout pour lui, vue et connue avant d'être prise en main. Le mot revient trois fois dans le verset et fixe la portion en chaque endroit où ses titulaires sont nommés. La même construction revient dans la sourate pour ce que gagnent les deux groupes, ﴿لِّلرِّجَالِ نَصِيبٌ مِّمَّا اكْتَسَبُوا ۖ وَلِلنِّسَاءِ نَصِيبٌ مِّمَّا اكْتَسَبْنَ﴾, « aux hommes une part de ce qu'ils ont acquis, aux femmes une part de ce qu'elles ont acquis » : aux deux endroits, chaque groupe a sa phrase et sa part, une fois de ce qui lui est laissé et une fois de ce qu'il acquiert de sa propre main.
« De ce qu'ont laissé » désigne la source de la part, et min, « de », en fait une partie d'un tout. Le tark, le laisser, vient de t-r-k, une séparation qui s'achève tandis que ce qui est laissé demeure à sa place après le départ de son propriétaire. Ceux qui laissent sont « les deux parents et les plus proches » : al-wālidān, de w-l-d, le père et la mère réunis sous le nom de l'acte par lequel l'enfant est sorti, et al-aqrabūn, pluriel de al-aqrab, « le plus proche », ceux qui sont le plus étroitement liés à celui qui reçoit d'eux. Les biens, dans le verset, refluent ainsi par le canal d'où est venu celui qui les reçoit : des deux parents vers celui qu'ils ont engendré, et du proche vers son proche.
Cette paire de mots se trouve, par l'autre côté, dans le verset de la disposition testamentaire : ﴿إِن تَرَكَ خَيْرًا الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ وَالْأَقْرَبِينَ﴾, « s'il laisse un bien, la disposition est pour les deux parents et les plus proches ». Là, les deux parents et les proches sont ceux en faveur de qui l'on dispose de ce que laisse celui qui s'en va ; ici, ce sont eux qui laissent, et le verbe est le même aux deux endroits. Les biens courent entre les proches dans les deux sens, et chaque fois la racine du laisser les porte : ce que celui qui s'en va laisse à celui qui reste.
Puis mimmā est repris une troisième fois pour embrasser toutes les quantités : « que ce soit peu ou beaucoup ». La qilla, le peu, vient de q-l-l, une quantité enserrée que la main contient sans qu'elle déborde ; la kathra, le beaucoup, vient de k-th-r, un épaississement qui se multiplie et s'étend ; aw, « ou », met les deux sur le même pied dans la règle, de sorte que la part tient dans ce que porte une seule main comme elle tient dans une abondance amassée. Le pronom de minhu, « de cela », renvoie à ce qui est laissé : le peu et le beaucoup qualifient le bien lui-même, et la portion le suit, qu'il soit petit ou grand ; le peu se partage comme se partage le beaucoup.
Le verset se clôt sur la part une troisième fois : « une part tranchée et fixée », si bien que le mot revient après le peu et le beaucoup, qualifié par ce qui l'affermit. Le farḍ vient de f-r-ḍ, une entaille faite dans une chose et qui s'y fixe ; de là viennent furḍat al-qaws, l'encoche où se pose la corde de l'arc, et faraḍa lahu fī al-ʿaṭāʾ, il lui a taillé une quantité connue dans la dotation. La part mafrūḍ est une portion dont la mesure a été entaillée dans le bien avant qu'il ne soit partagé, aussi fixe qu'une encoche dans le bois.
Le verset fixe l'entaille et laisse ses quantités à ce que la sourate détaille ensuite, lorsqu'elle clôt le partage entre les enfants et les parents par ﴿فَرِيضَةً مِّنَ اللَّهِ﴾, « une répartition venue d'Allāh », si bien que la même racine revient à la fin comme nom de ce qui a été détaillé. Ce verset est ainsi un fondement sur lequel repose le partage : pour les hommes comme pour les femmes, une portion dressée dans tout ce qui est laissé, entaillée avant que sa mesure ne soit connue.
Le verset donne aux hommes une part et aux femmes une part en deux phrases complètes, chaque groupe avec son li-, sa portion et la source de sa portion, le naṣīb, de n-ṣ-b, étant une portion dressée et visible pour son titulaire. La source de la part est ce qu'ont laissé les deux parents et les plus proches, le tark, de t-r-k, étant une séparation après laquelle ce qui est laissé demeure pour ceux qui demeurent, et cette même paire de mots reçoit une disposition dans le verset de la disposition testamentaire et laisse ici. La part embrasse le peu et le beaucoup de ce qui est laissé, puis elle est qualifiée de mafrūḍ, le farḍ, de f-r-ḍ, étant une entaille fixée dans une chose : la portion est entaillée avant le partage, et ses quantités sont laissées à ce que la sourate détaille ensuite.